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Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, occasionnellement, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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11/03/2014 : le nouvel album "Man On the Rocks" est entré dans les classements britanniques en 12e position. Mike Oldfield prépare une version radio de "Moonshine" pour continuer à promouvoir l'album et espère pouvoir percer sur le marché américain.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 23:00
undefinedCela fait plus d'un an que des informations filtrent sur le développement du dernier projet de Mike Oldfield, et ce blog en a fait l'écho à plusieurs reprises.

Les plans médias se mettent en place en Espagne et en Allemagne, là où les albums de Mike Oldfield sont toujours très attendus. En France, la sortie de Music of the Spheres risque d'être aussi discrète que celle des derniers albums de Mike...

Pourtant je trouve que le dernier album de Mike Oldfield est plutôt un bon disque, nettement au dessus de ses dernières productions. J'ai eu la chance de disposer du contenu du disque il y a six mois et le plaisir de l'écoute de Music of the Spheres ne diminue pas avec le temps, contrairement à ce qui s'était passé par exemple avec The Millennium Bell qui m'avait plu aux premières écoutes, et m'avait rapidement lassé.

J'ai néanmoins quelques regrets autour de cet album. Je saisis donc ici l'occasion de dresser les qualités et limites que je lui trouve...


Le retour au long instrumental

Music of the Spheres propose un retour à une forme de musique que Mike Oldfield n'avait pas visité depuis l'époque des Tubular Bells 2 & 3 : un long instrumental, certes sectionné en morceaux de 3 à 6 minutes, mais tout enchaîné (en fait avec deux parties) et bénéficiant d'un minimum de cohérence assuré par la reprise d'un ou deux thèmes.

Les deux grandes parties sont d'ailleurs légèrement différenciées, comme pouvaient l'être celles de Tubular Bells et d'Ommadawn, par exemple.

Ainsi, la partie 1 de Music of the Spheres (26 mn), qui comprend les morceaux Harbinger, Animus, Silhouette, Shabda, The Tempest, Harbinger (reprise) et On My Heart semble plus dense et plus homogène ; elle recèle en chacune de ses pistes de forts contrastes, envolées épiques (Animus), passages mélancoliques (Silhouette) ou lyriques (Shabda, On My Heart). Elle fait la part belle au virtuose pianiste Lang Lang qui y déverse des cascades de piano. A plusieurs moments, la musique se rapproche de musique de films, du type de celle du Seigneur des Anneaux ou de celles de Danny Elfman...

La partie 2 de MotS (21 mn : Aurora, Prophecy, On My Heart reprise, Harmonia Mundi, The Other Side, Empyrean, Musica Universalis) contient autant de contrastes que la partie 1, mais ceux-ci se manifestent surtout au travers de morceaux plus individualisés surnageant de l'ensemble, comme Aurora (sans doute le morceau le plus traditionnement "oldfieldien" de l'album), Empyrean...


Les avantages du classique

Pour cet album, Mike Oldfield a abandonné claviers et ordinateurs. Il a confié toutes les partitions aux musiciens du Sinfonia Sfera et au pianiste Lang Lang, pour ne conserver que quelques notes de guitare acoustique et quelques notes de piano de-ci, de-là.

Il en résulte un album totalement joué "par de vrais doigts sur de vrais instruments" comme l'avait promis Mike Oldfield en 2006. Music of the Spheres y gagne un son authentique et humain, absent des derniers albums.

Par ailleurs, le recours à un orchestre symphonique conduit au retour d'instruments et de sonorités disparues ces dernières années : glockenspiel, flûtes, choeurs, cordes, etc. : l'album a bien souvent des fulgurances de Tubular Bells 2, ou de The Wind Chimes, où l'on entendait de tels instruments.

Enfin, et cela est sans doute du essentiellement au talent d'arrangeur symphonique de Karl Jenkins, ou à l'important travail de mixage de Mike Oldfield, l'orchestre délivre un son puissant, certains effets sont particulièrement réussis (on retrouve notamment les voix aériennes que Mike savait si bien mettre en place il y a longtemps) et cela confère une certaine grandeur orchestrale à Music of the Spheres, nettement au dessus du plat Orchestral Tubular Bells ou de Mont Saint-Michel.


Les inconvénients du classique

Certes, Mike a abandonné ses claviers, séquenceurs et ordinateurs, mais il a aussi abandonné ses guitares. Si l'on entend bien un peu (trop peu) de guitare acoustique, on n'entend évidemment plus du tout ses guitares électriques, ni aucun autre instrument rock ou folk (basse, percussions, instruments traditionnels non symphoniques).

Pour le fan des sons de Mike, cela donne une certaine sécheresse  à l'album ; dans les morceaux les plus typiquement "oldfieldiens" de l'album (par exemple Aurora...), les reprises à la guitare électrique manquent cruellement... Sur le plan des émotions suscitées par l'album, il manque de fait les sensations intenses que produisaient les décollages et cris des guitares stridentes d'Oldfield. On parviendra ou non à s'en passer. Pour ma part, il m'est assez difficile de s'attacher totalement à un album dans lequel manquent ces sensations fortes.

Même si l'on reconnaît souvent dans Music of the Spheres la "patte" Mike Oldfield, l'interprétation de cette musique par un orchestre symphonique a tendance à standardiser la musique de Mike, à la banaliser et la ranger au niveau de musiques de film (même si beaucoup de musiques de film sont excellentes) et à lisser les caractéristiques qui rendaient la musique de Mike Oldfield unique en son genre.

Mike Oldfield, lorsqu'il a décidé de revenir aux longs instrumentaux complexes, semble avoir eu tellement peur de se pasticher lui-même qu'il a tenu à cette interprétation symphonique de sa musique, dans laquelle il aurait sans doute du laisser exprimer ses guitares électriques...


Les inévitables références et redites

Plusieurs fois on a le sentiment de ré-entendre des bribes de Tubular Bells 2 ou de The Wind Chimes

Sur un forum, un internaute a relevé que l'introduction du morceau Aurora rappelait fortement (au moins par son rythme) le début de la part 3 d'Incantations.

Quant au morceau Shabda, il reprend complètement et décline le thème d'Excalibur, un morceau abandonné de The Millennium Bell (présent uniquement sur la version démo), dont une phrase musicale a cependant été laissée à la fin du morceau Broad Sunlit Islands de TMB (l'air à l'harmonica).

Tout ce système basé sur des références plus ou moins subtiles à ses autres oeuvres n'a rien de nouveau chez Mike Oldfield, comme le rappelle cet article. Il contribue quelque part à la profondeur de son oeuvre.

Par contre, plus regrettable est la reprise des deux moments emblématiques de Tubular Bells dans les morceaux Harbinger et Musica Universalis, qui pourrait faire entrer Music of the Spheres dans la série des Tubular Bells 1, 2, 3... 4 ! Tout cela est bien paradoxal de la part d'un artiste qui a affirmé ne pas vouloir refaire un album "rétrograde" en répondant aux voeux des fans qui souhaiteraient un album dans la veine de ceux des années 70...


En conclusion

Il est bien regrettable que Mike Oldfield ait poussé l'exercice "symphonique" au point de refuser l'entrée dans ce disque des guitares électriques et d'instruments nettements folkloriques. J'aurais sans doute trouvé cet album excellentissime et l'aurait rangé parmi les "grands classiques" s'il avait eu cet élément indispensable de tout album d'Oldfield qu'est le "son" Oldfield...

Son caractère exclusivement classique fait que j'écoute moins cet album que s'il avait eu un son rock. En particulier, je ne l'ai quasiment jamais écouté deux fois d'affilée... malgré un certain registre émotionnel propre à cet album (une douceur et un romantisme nouveaux, une certaine grâce) il lui manque définitivement les moments hautements voluptueux que possèdent les albums de Mike Oldfield où ses guitares électriques sont reines.

J'y trouve néanmoins la sensation de "retrouvailles" avec un Mike Oldfield inspiré, ce qui semble être ce qui ressort également des commentaires postés sur cet article.

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 14:08

Je ne suis pas devenu fan de Mike Oldfield en un jour. En fait, il m'a même fallu plusieurs mois pour vraiment découvrir Mike Oldfield.

 

L'histoire commence durant l'été 1983. J'ai 13 ans et je suis en colonie de vacances dans la Lozère (à moins que cela ne soit dans le Puy-de-Dôme). Alors que je confectionne une guitare électrique en carton pour un spectacle de soirée, je suis séduit par la musique celtique que diffuse un lecteur de cassettes. La cassette appartient à un moniteur nommé Richard. Je regarde cette cassette et déchiffre autant que possible la mention manuscrite "Mike Oldfield - Ommabaum" (sic).

 

 

A la rentrée de septembre, je réentends parler de ce Mike Oldfield. Une chanson de lui est sur toutes les ondes. J'achète très vite le 45 tours "Moonlight Shadow", que j'écoute en boucle. La face B est vraiment horripillante. Ce "Rite of Man" est une farce, une chanson d'ivrogne... (aujourd'hui, je l'adore !).

Dans la même période, je suis plus ou moins régulièrement une émission de TF1 pour la jeunesse, appelée "C'est super", est présentée par Jean-Loup Lafont. La musique de générique, rock, est vraiment entraînante. A la fin du générique, les crédits sont données : c'est extrait de l'album "Crises" de Mike Oldfield. Cet album traîne d'ailleurs en pleine page du catalogue France Loisirs, dont c'est sélection du trimestre. La pochette a l'air fascinante, c'est une version plus étendue de la pochette de "Moonlight Shadow". Mais mon argent de poche ne passe pas encore dans des achats de 33 tours, remplis de musiques inconnues... je n'achète alors encore que des 45 tours...

 

Une émission de la station RTL va changer ce point de vue. Un samedi matin, l'émission "Stop ou Encore" (présentée alors par Julien Lepers, me semble-t-il) diffuse plusieurs titres de Mike Oldfield. Je parviens à en enregistrer deux sur un bout de cassette. L'un des deux est un air vaguement connu (c'est une reprise rythmée d'"Arrival", un morceau d'inspiration celtique du groupe ABBA). L'autre est un morceau totalement mystérieux, qui commence par un air de flûte de pan, repris par un choeur envoûtant, soutenu par une rythmique africaine et conclu par un long solo de guitare démentiel. Le titre (horreur !) est inaudible sur la bande.

Fasciné par ce titre, je l'écoute en boucles pendant des heures, bien qu'il soit mal enregistré (par comble de malchance, j'ai du retourner la bande pendant l'enregistrement, qui s'avère donc coupé en deux, les premières secondes étant sur la fin d'une face de la cassette, le reste au début de la suivante).

 

Je me persuade alors que ce titre doit probablement figurer sur cet album de Mike Oldfield qui fait l'actualité, et je rassemble mes économies pour acheter 'Crises' à la boutique France Loisirs de Roubaix. On doit être là dans l'année 84.

 

La découverte de l'album est une grande déception. Point de choeurs et de rythmiques africaines*, mais un album plutôt dominé par les synthétiseurs. Surprise, j'y retrouve l'air du générique de "C'est Super", que j'avais oublié. Mais au début, j'ai bien du mal à accrocher à l'ensemble. Pendant longtemps, je n'apprécie que le petit instrumental vers la fin de la face B, "Taurus III", et le thème de "C'est Super" sur le long instrumental qui occupe toute la face A. Je me suis entretemps un peu lassé de "Moonlight Shadow", overdose en radio oblige...

 

En 1984 sort un autre 45 tours de Mike Oldfield, "To France". Il me séduit moins que "Moonlight Shadow" ou bien je n'ai pas de sous... en tout cas je ne l'achète pas (à 14 ans j'achète encore peu de disques... cela changera à 15 ans). Par contre, je m'enthousiasme pour sa face B, "In the Pool", que je découvre chez un ami dont le père à une excellente chaîne hi-fi. Première écoute au casque d'un morceau. "In the Pool" continue à m'enchanter, vingt ans après...

 

Et puis, sans doute en 1985, je me réinteresse à mon album à la pochette verte. La chanson "Foreign Affair" m'enchante, de même que la fin de "In High Places". Mais surtout, je me passionne de plus en plus pour ce long instrumental à la batterie excellente et aux synthés planants qu'est "Crises". Il est composé de séquences variées et enchaînées. J'adore d'abord "The Watcher and the Tower", le final, le milieu très planant, puis l'intro me séduit aussi, de même que le passage chanté "Crises, Crises, you can't get away..."

Fin 1985, je m'écoute ce morceau de 25 mn plusieurs fois chaque soir en rentrant du collège. Et je rassemble des économies pour m'offrir un second album de Mike Oldfield...

 

(*) Finalement, je ne trouverai ce morceau que quelques années après, sur l'album "Ommadawn", justement celui que j'avais entendu en vacances en 1983... "Crises" et "Ommadawn" font toujours partie de mes trois albums favoris d'Oldfield.

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 16:38

Mike a accumulé à ce jour 23 albums studios en trente ans de carrière solo. Bien qu'un classement soit toujours un exercice "provisoire" (selon mon humeur du moment certains albums me plaisent plus ou moins), je vous livre mon ordre de préférence actuel de la discographie solo de Mike Oldfield...  (livrez votre tiercé de tête avec ce sondage !)

1. Ommadawn (1975) est, depuis toujours, mon album préféré de Mike Oldfield. Il l'est également pour une grande partie de ses fans.

2. Five Miles Out (1982)
électrique, joyeux, jubilatoire... 

3. Crises (1983)
- l'album par lequel j'ai découvert Mike. Les fans sont plus partagés à son égard. 

4. Platinum (1979) - malgré ses imperfections, j'aime l'énergie électrique de cet album.

5. Hergest Ridge (1974) 

6. Discovery (1984)
- je réalise, à me relire, combien j'ai bien aimé son début des années 80...

7. Incantations (1978)

8. QE2 (1980)

9. Amarok (1990)
- un excellent d'album qui exige une qualité d'écoute souvent difficile à dégager.


Jusque là, que des albums que j'adore et qu'il est presque absurde de classer. Au delà, cela devient un peu plus mitigé...

10. Tubular Bells (1973)
- l'album qui a fait la légende 'Mike Oldfield', que j'aime beaucoup, mais que je "n'adore" pas !

11. Tubular Bells 2003 (2003)
- le même, réinterprété en 2003, mieux produit, mais un peu moins fiévreux.

12. Islands (1987)
- pour son instrumental 'The Wind Chimes'

13. Tubular Bells 2 (1992)

14. Tubular Bells 3 (1998)

15. Voyager (1996)
- essentiellement des reprises de traditionnels, mais j'adore leur interprétation !

16. The Songs of Distant Earth (1994)

17. Music of the Spheres (2008)
- l'interprétation exclusivement symphonique "standardise" quelque peu le son de cet album, qui aurait pu être tout bonnement magnifique avec des instruments et sons plus typiquement "oldfieldiens"... 


On arrive maintenant dans des albums que je n'aime que pour quelques morceaux, et malheureusement, ce sont surtout des albums récents...

18. Light+Shade (2005)

19. The Millenium Bell (1999)

20. Guitars (1999)

21. Earth Moving (1989)

22. Tres Lunas (2002)

23. Heaven's Open (1991)
- l'album que j'aime le moins, avec l'avant dernier j'y trouve peu de moments satisfaisants.

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