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Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, occasionnellement, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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11/03/2014 : le nouvel album "Man On the Rocks" est entré dans les classements britanniques en 12e position. Mike Oldfield prépare une version radio de "Moonshine" pour continuer à promouvoir l'album et espère pouvoir percer sur le marché américain.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 23:00

Un petit nombre de morceaux de Mike Oldfield est associé à l'esprit de Noël. Parmi ceux-ci, le plus connu est sans contexte le petit instrumental In Dulci Jubilo.

Ce cantique de Noël est attribué, selon les disques de Mike Oldfield, à R.L Pearsall (généralement) ou à Bach (sur The Platinum Collection).


Aux origines

In Dulci Jubilo ("dans une douce joie") est à l'origine un cantique qui date du XIVe siècle. Il aurait été écrit en 1328 par le moine allemand Henrich Suso qui l'aurait entendu entonné par des anges. La première trace écrite de ce morceau remonte à 1400 environ en Allemagne et à 1540 environ en Angleterre. Plusieurs compositeurs –surtout allemands– ont repris ce morceau, notamment Buxtehude, Praetorius et Jean-Sébastien Bach (Prélude pour orgue BWV 729).
 
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/IDJ-Version-Praetorius.mp3&
Version de Michael Praetorius (1571-1621), texte en latin et allemand

In dulci jubilo,
nun singet und seid froh!
Unsers Herzens Wonne
leit in præsepio
und leuchtet als die Sonne
matris in gremio
Alpha es et O
(x2)

Le compositeur britannique Robert Lucas de Pearsall (1795-1856) en fait une adaptation et une traduction en anglais en 1837 (à partir d’une version de 1570), à une époque où les anglais dépoussièrent tout une série de cantiques de Noël du moyen-âge.

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/IDJ-Version-Pearsall.mp3&
Version de R.L. Pearsall, texte en latin et anglais

  
In dulci jubilo,
Let us our homage show!
Our heart's joy reclineth
In praesepio
And like a bright star shineth
Matris in gremio
Alpha es et O!


L'arrangement de Mike Oldfield

C’est sur cette adaptation de Pearsall que s’est basé Mike Oldfield pour enregistrer, avec le flûtiste Leslie Penning, une première version d’In Dulci Jubilo, en novembre 1974, au Beacon (sa petite maison dans le Herefordshire), peu après que Virgin lui ait fait installer un studio à domicile.

Le morceau a certainement été enregistré en même temps que Don Alfonso, ce dernier étant sans doute une commande de Virgin pour qu’un titre d’Oldfield soit présent sur une compilation qui devait sortir en début d’année 1975.

La compilation V sort en janvier 1975 et contient la version dite "longue" de Don Alfonso. Une version courte est mixée pour une sortie en 45 tours, pour lequel In Dulci Jubilo est prévu en face B. Ce même mois de janvier 1975, Mme Maureen Oldfield, mère du musicien, décède subitement à Harold Wood. C'est à ce titre que la mention « For Maureen » est ajoutée au titre de la face B, une dédicace qui se veut un hommage.


don-alfonso-uk.jpg


Tout au long de cette année 1975, Mike Oldfield travaille sur l’enregistrement d’Ommadawn, qui sort à la fin octobre. C’est très probablement Virgin qui encourage Mike Oldfield (alors la locomotive du label) à remixer une nouvelle version d'In Dulci Jubilo pour le sortir en vue des fêtes de fin d’année. De nouvelles pistes sont enregistrées au Manoir (probablement le synthétiseur et le kortholt de Leslie Penning), un nouveau mixage est réalisé et le nouveau 45 tours est sorti le 14 novembre 1975. Un vidéo-clip apparemment filmé à Througham suivra peu après.

Cette nouvelle version d'In Dulci Jubilo est aujourd'hui un classique de Mike Oldfield. Le titre est reparu sur de nombreux supports (EPs, coffrets, compilations) et c'est, avec Portsmouth, le morceau le plus fréquemment trouvé sur les compilations de Mike Oldfield.


Les deux versions

Les deux versions ont le même tempo et répètent toutes les deux dix fois le même couplet musical. Leur construction et les instruments qui s'y succèdent sont cependant lègèrement différents.

Le morceau In Dulci Jubilo (For Maureen) dure 2’45 environ.
Dans les trois premiers couplets s’entremêlent deux flûtes jouées par Les Penning sur un piano rythmique joué Par Mike Oldfield.
Dans le 4e couplet s'ajoute une troisème flûte plus basse.
Dans le 5e couplet,  la caisse claire (snare drum) de William Murray fait son entrée.
Dans les 6e et 7e couplets, Mike Oldfield déroule un solo de guitare sur deux couplets, dans la veine de ce qu’il fera sur Ommadawn (sans doute joué sur sa première Gibson SG).
Les 8e et 9e couplets sont tout à fait spécifiques de cette première version : le piano disparaît et l'on entend un son de guitare électrique affaibli et la caisse claire.
Dans le 10e et dernier couplet, tous les instruments reviennent et est reprise la deuxième partie du solo de guitare.

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/IDJ-9e-strophe.mp3&
Neuvième couplet d'In Dulci Jubilo (For Maureen)
 
Le morceau In Dulci Jubilo (remixé) conserve le même tempo et le même nombre de couplets que la version antérieure, mais est rallongé de six secondes par une introduction à la guitare acoustique, d'où sa durée de 2'51 !
On arrive bien à suivre les allées et venues des différents instruments grâce au vidéo-clip tout à fait particulier de cet instrumental, où chaque instrument occupe un petit carré dans une partie de l'écran !

IDJ.jpg

Le 1er couplet expose la base piano / flûte / guitare acoustique / basse.
Le 2e couplet y ajoute un kortholt (instrument à vent proche du cromorne).
Le 3e couplet substitue au kortholt un synthétiseur et une seconde flûte.
Dans le 4e couplet, le synthétiseur, la seconde flûte et le kortholt jouent de concert.
Dans le 5e couplet, le kortholt ressort et entre la caisse claire de William Murray.
A cheval sur les 6e,7e et 8e couplets, un solo de guitare (rallongé par rapport à la version antérieure) remplace les flûtes.
Dans le 9e couplet, la guitare sort et l'on entend les flûtes, le kortholt, les synthétiseurs, la batterie et des percussions,
Dans le 10e couplet, le milieu du solo de guitare est repris et se superpose aux flûtes. 

Cette deuxième version se caractérise par un miaulement de chat que l'on entend dans les dernières secondes (voir la fin de cet article) !
 

Les supports
On peut maintenant facilement comparer les deux versions, puisque l'une est incluse dans la réédition Deluxe d'Hergest Ridge, l'autre dans la réédition Deluxe d'Ommadawn, toutes deux sorties en 2010 !
Outre dans Boxed et dans la plupart des compilations parues depuis, la deuxième version d'In Dulci Jubilo est également parue sur trois supports, tous sortis à l'approche des fêtes de fin d'année :


In Dulci Jubilo

idj-nl.jpg


Paru le 14 novembre 1975
La face B difère selon les pays : On Horseback  a été face B en général, sauf au Canada (un extrait d’Ommadawn) et surtout en France (version remixée inédite de la fin de la part 1 d’Ommadawn).


Take Four

take4.jpg

Paru le 1er décembre 1978.
Ce Maxi de 4 titres contient PortsmouthIn Dulci Jubilo, le rarissime Wrekorder Wrondo et The Sailor's Hornpipe.
 
The Mike Oldfield Christmas EP

ChristmasEP.jpg
Paru le 19 novembre 1993
Ce Maxi CD sorti la même année que le coffret Elements (et en partie pour en assurer la promo) contient In Dulci Jubilo, une version courte de Wonderful LandPortsmouth et l'inédit Vivaldi Concerto In C.
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Published by Nicolas - dans Discographie
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 22:00

Mike Oldfield a sorti de nombreux titres inédits en albums, en particulier dans les années 70 et 80 : des singles isolés, mais aussi de nombreuses "faces B".

Beaucoup de ces morceaux sont inclus dans les deux compilations essentielles que sont
The Complete Mike Oldfield et The Platinum Collection. La plupart des autres semblent destinés à nourrir les rééditions Deluxe. Mais même l'heureux possesseur de tous les albums et de ces deux compilations ou des éditions Deluxe ne saurait être pleinement satisfait. Il y a encore de nombreux titres "officiels" (c'est à dire publiés, les autres seront abordés dans les volets suivants) qui restent à découvrir pour les amateurs de petits instrumentaux folks et de chansons bizarres.



Début du voyage au pays des "inédits et raretés" avec ce premier volet consacré aux simples "raretés".

 

"Ex-raretés" intégrées aux rééditions Deluxe

Les rééditions Deluxe changent la donne en ce qui concerne les morceaux "rares" de Mike Oldfield. En effet, sur ces disques, à la date de révision de cet articel (2011), plusieurs titres rares ont été inclus aux côtés de titres qui eux n'avaient jamais été sortis ! Par contre, certains semblent laissés de côté, voire ostracisés (ils ne sont même pas cités dans les livrets de ces rééditions)...

 

La version longue du Sailor's Hornpipe était la version enregistrée et prévue initialement par Mike Oldfield pour clore Tubular Bells. Elle commence par un long monologue imbibé d'alcool de Vivian Stanshall sur fond musical, avant que la musique ne prenne le dessus et n'accélère de la façon qui est bien connue. Virgin trouva ce morceau trop bizarre et l'édulcora en n'en gardant que le final instrumental. La version longue fut rétablie derrière la version remixée de Tubular Bells sur Boxed en 1976 (y compris dans la version CD parue ultérieurement), et il a fallu attendre 2009 pour la voir inclue dans un nouveau support, à savoir la réédition Deluxe de Tubular Bells.

 

Mike Oldfield's single (1974) - 45 tours, version hautbois des Guitar Sounding Like Bagpipes de Tubular Bells, intégré à la réédition Deluxe de Tubular Bells.

 


Hergest Ridge version originale (1974) - Version incluse sur les pressages vinyles jusqu'en 1976 et intégrée en bonus à la réédition Deluxe d'HR. La version 5.1 reprend certains détails de cette version originale.

 

In Dulci Jubilo (For Maureen) (1975) - Face B de Don Alfonso, première version de ce morceau, différente de la version ré-travaillée fin 1975, intégrée en bonus d'HR Deluxe.

 

Argiers est un instrumental dominé par la flûte de Leslie Penning, enregistré en même temps que Portsmouth, mais autant mélancolique que Portsmouth est guilleret. Il est proposé avec Portsmouth sur la réédition Deluxe de Ommadawn (2010)

Egalement présent sur cette réédition, l'instrumental First Excursion est un morceau d'août 1976 probablement enregistré spécifiquement pour Boxed. Mike Oldfield à la guitare électrique semble se livrer à une semi-improvisation accompagné de
Bedford au piano et synthétiseurs. Le jeu de guitare de Mike annonce déjà les grandes gammes que l'on entendra sur Incantations, et sans doute a t-il déjà, à l'époque, échangé sa Gibson SG contre la Gibson L6S qu'il utilisera en 1978 et 1979 (voir l'article sur les guitares de Mike Oldfield).


Pipe Tune
(1977) - Face B du 45 tours Cuckoo Song, thème à la flûte sur des arrangements qui rappellent Incantations. Le morceau est présent dans les bonus de l'édition Deluxe d'Incantations.

Wrekorder Wrondo
(1977) - titre sorti sur le Maxi 45 tours Take Four, typiquement oldfieldien, dans la veine de ses morceaux folks de l'époque. On le trouve maintenant sur l'édition Deluxe d'Incantations.

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/wrondo.mp3&
Wrekorder Wrondo (extrait)

 

 

"Demi-raretés" encore disponibles

Quelques morceaux de Mike Oldfield n'ont été inclus que dans des coffrets ou des éditions spéciales, et ont tendance, pour cette raison, à être absent des collections de tous ceux qui ne font pas l'acquisition de supports onéreux juste pour un ou deux inédits...


Boxed.jpgLe coffret Boxed, sorti en 1976, contenait à l'origine quatre 33 tours dont trois proposaient des versions remixées des trois premiers albums de Mike. le quatrième, intitulé Collaborations, rassemblait des collaborations avec David Bedford et Leslie Penning, dont la moitié étaient inédites à l'époque. Boxed a été réédité en un coffret 3 CDs et, avec le jeu des rééditions Deluxe, il a perdu beaucoup de son intérêt, puisqu'il ne recèle plus qu'un seul titre encore "exclusif" . En 2007, on trouvait encore Boxed à environ 45 Euro sur des sites de vente en ligne.

La chanson Speak' (Tho' You Only Say Farewell) est un duo décalé entre Mike Oldfield et David Bedford (également au piano), qui massacrent (volontairement ?) une chanson d'Horatio Nicholls composée dans les années vingt. La chanson a été enregistrée en novembre 1974 au Beacon, sans doute au même moment que la chanson Don Alfonso (David Bedford au chant) qui est une reprise des années trente.

 



Elements.jpgLe
coffret 4 CDs Elements est sorti en 1993, en même temps que le best of du même nom. Les morceaux et extraits rassemblés balayent toute la carrière solo d'Oldfield de 1973 à 1991 et comprennent un véritable morceau resté inédit jusque là (Vivaldi Concerto in C) et une dizaine de raretés. On trouve ce coffret à environ 55 Euro sur des sites de vente en ligne.

 Vivaldi Concerto in C, un morceau de Vivaldi (comme son nom l'indique) enregistré en 1976, probablement en même temps que The William Tell Overture (de Rossini) et semble t-il en même temps que d'autres reprises de morceaux classiques demeurées inédites.

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/vivaldi.mp3&
Vivaldi Concerto in C (extrait)

The Path, un morceau également enregistré en 1976, présent sur la B.O. du documentaire
Reflection en 1978 et réapparu sept ans plus tard comme face B du 45 tours "Shine".

Punkadiddle Live, une version live parue auparavant en face B du 45 tours Five Miles Out.

Polka Live, une reprise rock et électrique de la polka de Ryan (dont une version traditionnelle peut être entendue dans le film Titanic), parue intialement en face B du 45 tours Arrival en 1980. Le morceau a été enregistré lors de la
tournée 1980 de Mike.

Afghan, un duo guitare électrique contre cornemuse, paru initialement en face B du 45 tours Tricks Of The Light. La face B du Maxi contenait en plus l'instrumental de Tricks Of The Light, également inclus dans
Elements.

One Glance is Holy Hard and Holy Mix, une version différente de Holy, intialement incluse sur le 45 tours de Holy.



Le
DVD bonus inclus dans certaines éditions de Tubular Bells 2003 contient les démos de Tubular Bells, bien qu'on ne sache pas exactement s'il s'agit des démos originales du printemps 1971 ou de démos retravaillées par Mike Oldfied en 1972 (ce qui semble beaucoup plus probable, voir cet article).



La
version britannique de Light+Shade (que l'on trouve par exemple sur amazon.co.uk) contient deux titres supplémentaires : 
Pres De Toi qui est une version celtique de
Closer
Lakme (Fruity Loops) qui est une version dance d'un air de l'opéra
Lakme de Leo Delibes.



La compilation
Collection est le seul support CD à contenir la version simple de Pictures in the Dark (la version maxi étant incluse dans The Platinum Collection).



Raretés sorties au moins une fois en CD

Les morceaux cités ci-dessous peuvent revendiquer le statut de "raretés" dans la mesure où ces supports sont (en principe) épuisés et donc nettement plus difficiles à trouver.

Passed You By avec Phil Beer (1979) - sorti sur l'album de 1986 Where Would You Rather Be Tonight ? -épuisé.

Sit You Down avec Phil Beer (1979) - sorti sur l'album de Phil Beer Official Bootleg Volume 1 -épuisé

moonlight.jpgRite of Man (1983) - Face B du 45 tours
Moonlight Shadow, réédité sur le Maxi-CD Moonlight Shadow de 1984. Avec en face A le plus gros tube de Mike Oldfield, ce choix de chanson de marin fantaisiste en face B avait quelque chose de déconcertant...

In the Pool (1984) -  Face B du 45 tours To France, réédité sur le Maxi-CD Moonlight Shadow de 1993. Il paraît que ce morceau de guitare étincelant était prévu initalement pour être une chanson...

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/pool.mp3&
In The Pool (extrait)

Bones (1984) -  Face B du Maxi 45 tours To France, réédité sur le Maxi-CD
Moonlight Shadow de 1993. Comprend des chants Kecak du Bali (dans le genre des chants déjà entendus sur La Déchirure).

Early Stages
(1992) - Titre du CD single Sentinel. Sans doute la première intention de Mike Oldfield pour démarrer Tubular Bells 2, dans un style beaucoup plus proche de Tubular Bells 1.

Silent Night
(1992) - Titre du CD single Tattoo. Reprise du chant de Noël Douce Nuit à la guitare électrique.

The Spectral Army
(1994) - Titre du Maxi-CD Hibernaculum.

Song of the Boat Men
(1994) - Titre du Maxi-CD Hibernaculum.

Indian Lake
(1995) - Titre du Maxi-CD Let There Be light. Ces trois derniers morceaux étaient apparemment des morceaus non retenus pour The Songs of Distant Earth mais dont le style rappelle beaucoup plus Tubular Bells 2.

Mike's Reel
(1996) - Titre du Maxi-CD Women of Ireland XXV. Rappelle les instrumentaux rigolos des années 70.

Tubular X (1998) - Morceau mêlant notes de Tubular Bells avec le thème des X-Files (Mark Snow) pour l'album The X-Files : The Album sorti conjointement à la B.O. du long métrage. Ce morceau d'Oldfield semble curieusement absent des exemplaires disponibles à ce jour sur Internet.

Surfing (version courte)
(2005) - Mixage plus court que sur la version album. CD single promo sorti uniquement en espagne.

Ready Mix
avec Carl Palmer (1982) - inclus sur la compilation de Carl Palmer Do Ya Wanna Play, Carl ? semble toujours disponible



Raretés non sorties en CD

Les morceaux cités ci-dessous sont tous (à l'exception du dernier) sortis sur les 45 tours ou des 33 tours, mais n'ont jamais fait l'objet d'une réédition CD.

Froggy Went-A-Courting
(1974) - Face B du Mike Oldfield's single, chanson excentrique, avec un poème récité par Mike Oldfield et Vanessa Branson, sur une dentelle de guitare oldfieldienne. Cette chanson n'a jamais trouvé le chemin du CD, et il faut croire que Mike ne souhaite pas l'y aider.

Don Alfonso (1975) - 45 tours, dont une version non stéréo, apparemment extraite de la bande son du vidéo-clip a été incluse à la Platinum Collection. Le vidéo-clip ést également présent sur le DVD Elements. Pour autant, aucune mention n'en est faite dans les rééditions Deluxe d'Hergest Ridge et Ommadawn où ce morceau, sorti en plusieurs versions, aurait pu trouver sa place.
 

don-alfonso-uk.jpg 

Ommadawn 7" (1975) - Version raccourcie et remixée de la fin d'Ommadawn part 1, sortie uniquement en 45 tours en France - n'a pas été intégrée à la réédition Deluxe de l'album.

British Grenardiers
de Leslie Penning (vers 1977) - 45 tours de Leslie Penning, dans la veine de Portsmouth, sur lequel la participation de Mike Oldfield n'est pas établie.
  

Sally
(1979) - inclus uniquement sur les premiers pressages vinyles de Platinum

I've Got Rythm version live
(1979) - Version incluse dans la compilation Impressions, enregistrée le 26 mai 1980 au Southampton Gaumont pendant la tournée 1980 et mixée par Phil Newell en vue d'une sortie en 45 tours qui n'a finalement jamais eu lieu.

Blue Peter "dutch" version
(1979) - Version très différente de Blue Peter, incluse sur la compilation Wonderland, sortie uniquement au Bénélux, d'où son surnom donné par des collectionneurs. Note : il existe aussi une version proche de la version originale, avec une fin différente, dite "Refined ending", sortie sur les derniers exemplaires du 45 tours de Blue Peter, suite à des demandes de DJ pour les passages en radio.

Shine (7" version)
(1985) - Simple sorti en 1985, la version maxi est incluse dans The Platinum Collection.

The Trap
(1985) - Face B du Maxi 45 tours Pictures in the Dark, un thème inquiétant qui n'aurait pas dépareillé sur la B.O. de la Déchirure.

Music for the Video Wall
(1987) - Face B du 45 tours Magic Touch, instable et varié comme l'est l'instrumental The Wind Chimes sur Islands.

Cook's Tune
(2005) - Disponible en téléchargement aux acquéreurs de Light+Shade sur un site allemand (Conrad.de, sans doute fermé aujourd'hui).

 

Spheres (2008) - Un mix particulier reprenant des idées de Music of the Spheres mis en vente seulement en téléchargement 


                                   Prochain volet de la série : les inédits joués en live ou sortis sur des pirates.

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Published by Nicolas - dans Discographie
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 08:00

Le 7 mai 1979, Mike Oldfield conclue une tournée européenne à Manchester, au cours de laquelle il a joué Tubular Bells, Incantations et son dernier single, "Guilty", avec un groupe de 53 musiciens ! Musicalement un triomphe, la tournée est un désastre financier, en particulier pour Mike Oldfield qui doit assumer lui-même une partie des pertes, et se retrouve au bord de la banqueroute. Au printemps 79, il est donc urgent pour Mike Oldfield et Virgin de sortir de nouveaux disques.

Avant même la sortie d'un album live (Exposed sortira en juillet 1979), Mike Oldfield commence donc à travailler sur un nouvel album solo. Rompant avec ses habitudes, Mike Oldfield s'entoure de nombreux musiciens, y compris pour des instruments dont il ne déléguait pas jusqu'alors les partitions : basse, claviers. Mike rappelle également son vieux compère Tom Newman, pour produire l'album en collaboration avec l'ingénieur du son Kurt Munkacsi(1). Les enregistrements sont effectués à New York, The Manor, Througham et Denham.

 

Pour construire cet album, Mike Oldfield reprend deux morceaux qu'il avait composés en 1976 et qu'il avait inclus dans la bande originale du documentaire "Reflection"(2).

L'un est repris tel quel : c'est "Woodhenge", morceau brumeux et étrange qui rappelle Incantations, l'album de l'année précédente. La jeune femme chargée des relations publiques chez Virgin dont Mike est fou amoureux depuis fin 1978, Sally Cooper, y joue les cloches tubulaires que l'on entend à la fin du morceau. Le morceau constitue probablement la partie de l'album enregistrée à Thougham, où Mike habite jusqu'à l'été 1979. On peut même supposer qu'en dehors des cloches tubulaires, le reste du morceau est effectivement l'enregistrement datant de 1976.

L'autre morceau que Mike reprend est au contraire totalement retravaillé. Une mélodie langoureuse que Mike jouait au piano dans "Reflection" est reprise avec un tempo rapide sur la guitare électrique et devient la fin du morceau "Platinum" (avant et après les "doo wap" chantés). Pour le motif principal du même morceau, Mike fabrique de nouveau une mélodie basée sur des gammes, telles qu'il les faisaient déjà à la guitare électrique, dans des morceaux tels que "First Excursion" et "Incantations part 3". Il semble qu'il ait surtout développé ce type de composition sur sa guitare favorite de l'époque, la Gibson L6S (que l'on voit dans le live Exposed). Là aussi, s'il reprend ces gammes, c'est les accélérant considérablement pour parvenir au thème principal de "Platinum" : "dadadada-dadada"...

 

Mike Oldfield insère ces deux morceaux sur chacune des deux faces de l'album que Mike compte appeler Airborn, et qu'il construit d'une nouvelle manière : les séquences y sont plus individualisées qu'avant, et seul un thème y est récurrent (et pas pour longtemps) ; seuls des enchaînements mixés assurent une forme de continuité sur l'ensemble de l'album ; la plupart des morceaux sont marqués par la présence de la batterie, les rythmiques rock et disco(3) ayant déjà été introduites dans "Guilty" fin 1978 et dans l'interprétation live de Tubular Bells au printemps 1979.

 

Le morceau "Platinum" s'insère dans un enchaînement de quatre autres morceaux courts réunis sous ce même titre.

- il est précédé de l'ouverture "Airborne "("aéroporté"), un instrumental comprenant plusieurs mélodies, dont une, que l'on entend de 3:25 à 3:50, sera reprise pour un autre morceau du disque. Le titre "Airborne" fait référence à la passion de Mike pour l'aviation, d'ailleurs une des raisons de son déménagement à Denham dans le courant de l'année (voir l'article qui évoque l'aérodrome de denham). Dans les toutes premières mesures du disque, on entend une voix murmurer ce qui semble être "Platinum" -la nature du mot prononcé a fait l'objet de débats entre fans sur les forums ;

- le deuxième morceau, "Platinum", est suivi de "Charleston" qui est (comme son nom l'indique) un charleston, c'est à dire une danse très en vogue aux Etats-Unis et à New York dans l'entre-deux guerres. Le rythme a été popularisé en 1923 grâce un morceau du pianiste James P. Johnson appelé "The Charleston", auquel le morceau de Mike Oldfield ressemble un peu ; d'après le Mike Oldfield Reference Guide, la fameuse ligne de basse qui conclut la part 1 de Tubular Bells est reprise dans "Charleston" (à 2:07).

- cette première face est conclue par le morceau "North Star / Platinum Finale", où Mike développe un crescendo sur une base répétitive comme il le faisait couramment à l'époque. Cette base répétitive est reprise du morceau North Star(4) de Philip Glass, où deux femmes psalmodiaient  des "I.A.O."  en une forme de canon virevoltant. Mike reprend la mélodie à la guitare puis avec des choeurs. Retravaillé par David Bedford, ce choeur est ici massif et sert d'apothéose à l'instrumental de la face 1.

 

Bien que les quatre morceaux soient bien différents les uns des autres, une production homogène et une tonalité générale disco-rock confèrent une unité à l'ensemble. C'est sans doute cette partie de l'album qui a été enregistrée à New York avec Kurt Munkacsi au pupitre et plusieurs musiciens de studio new yorkais cités sur la pochette : le batteur Alan Schwartzberg et les bassistes Neil Jason et Francisco Centeno.

 

La deuxième face de l'album est constituée d'un enchaînement de trois morceaux suivi par une chanson isolée. L'assemblage hétéroclite que constituent les trois premiers morceaux n'est pas présenté sous un titre unique.

- Le morceau "Woodhenge", déjà évoqué, se fond dans la chanson "Sally" (morceau disparu des éditions actuelles), chantée au vocoder par Sally Cooper et Mike Oldfield. La mélodie de Sally reprend celle entendue dans le morceau Airborne (3:25 à 3:50). Les paroles sont une déclaration d'amour de Mike à Sally : "Sally, I'm just a Gorilla, I'll say I'll love you ever more". La chanson se termine par une envolée de guitare échevelée et très aigue qui mène tout naturellement au solo de guitare puissant servant de transition/d'introduction au morceau suivant ; ce solo est, comme "Platinum", dans la lignée de ces gammes que construit Mike sur sa Gibson L6-S. On y entend d'ailleurs un passage d'Incantions (part 3, à 3'54), ainsi qu'une esquisse du  thème de "Sally", qui aurait donc du être le fil rouge de cet album...

- "Punkadiddle", comprendre Punk-a-diddle, littérallement "le punk (est) une arnaque" est la réponse de Mike au mouvement punk qui avait ringardisé et dénigré les musiciens progressifs et hippies, dont Mike était une des incarnations les plus évidentes. La rancoeur de Mike était de plus décuplée par le fait que Richard Branson avait signé les Sex Pistols en 1977 pour sortir Virgin d'une image trop spécialisée "hippie" (Oldfield, Gong, Tangerine Dream...) en dépensant pour cela les bénéfices gagnés grâce aux ventes de ... Mike Oldfield ! "Punkadiddle" pose, sur une rythmique très typique des groupes punks de l'époque, une petite gigue folklo jouée sur le synthé Roland SH-2000 typique de Mike à cette époque ("Blue Peter", Incantations, la rareté "Passed You By"...).

 

Les trois morceaux enchaînés sur la face 2 forment un tout un peu plus hétérogène. Ils sont joués par des musiciens qui ont, pour la plupart, déjà accompagnés Mike Oldfield dans sa tournée du début 1979 : ainsi Pete Lemer (claviers), Pierre Moerlen (batterie) et son acolyte de Gong le bassiste Hansford Rowe. Parmi les musiciens se trouve également le batteur écossais Morris Pert, qui débute ici une collaboration de trois ans avec Mike. 

 

Ces trois morceaux enchaînés sont suivi d'un épilogue sous forme d'une chanson isolée, une habitude que Mike avait déjà prise avec "The Sailor's Hornpipe" (Tubular Bells) ou "On Horseback" (Ommadawn).

Pour cette chanson, il fait appel à une chanteuse qu'il vient de découvrir dans un pub de Chelmsford (Essex, à proximité de la maison qu'habitait la famille Oldfield en 1973... un lien ?) et qu'il recrute via son frère Terry. La toute jeune Wendy Roberts se trouve ainsi convoquée à Denham (la nouvelle maison de Mike) en septembre 79, et enregistre "I Got Rythm", une reprise d'une chanson classique/jazz de George Gershwin, restructurée par Mike en slow.

 

Virgin refusant d'intituler l'album Airborn comme Mike l'aurait souhaité, ce dernier se rabat sur Platinum (platine), en partie pour plaisanter ("Mike Oldfield obtient un disque de platine"), mais aussi "parce que c'est un adorable métal étrange, lourd et s'alliant comme le plomb". 

L'album terminé part en pressage et, alors qu'il est trop tard pour retenir les 30.000 premiers exemplaires, Richard Branson fait savoir à Mike Oldfield qu'il ne veut pas de la chanson "Sally", qu'il estime trop loufoque et trop médiocre. Mike, qui compte alors sur le soutien de Virgin pour développer sa promotion aux U.S.A. (l'enregistrement à New York et l'inclusion d'un Charleston allaient dans le même sens), accepte de remplacer la chanson.

 

Il compose alors rapidement une nouvelle chanson avec Nico Ramsden, le second guitariste de la tournée 1979. C'est sans doute pour cette composition que Ramsden est crédité sur l'album pour des claviers et non pour de la guitare, comme on pourrait s'y attendre en voyant son nom. La chanson, s'insérant entre "Woodhenge" et "Punkadiddle", reprend le tempo de Sally (l'intro reste la même), mais développe une autre mélodie et de nouveaux textes. C'est "Into Wonderland". Wendy Roberts est rappelée pour chanter cette nouvelle chanson, enregistrée à Denham vers octobre ou novembre 1979.

L'album lui-même sort le 23 novembre 1979. Le changement de la liste des morceaux crée une certaine confusion, et nombreuses sont les éditions qui listent "Sally" mais contiennent "Into Wonderland". De même, toutes les éditions CD continuent à mentionner "Sally" alors que ce titre est une rareté, disponible sur seulement 30.000 exemplaires en vinyle et sur quelques bootlegs CD. Enfin, sur les vinyles, le découpage des pistes (l'espacement des sillons) soudait le solo de guitare à "Into Wonderland" et non à "Punkadiddle"...

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pochette est l'oeuvre de Trevor Key (le créateur de la pochette de Tubular Bells et de la forme de la cloche courbée). Comme souvent, la réduction au format CD et le grossissement du lettrage ont amoindri la qualité d'une des plus belles pochettes de 33 tours de Mike, de même qu'ont disparu les photos de Mike, 26 ans, de la pochette intérieure.

Sur l'une des faces de la pochette intérieure, on voit Mike de face, avec le regard droit dans l'objectif du photographe. D'après Sean Moraghan, auteur d'une biographie de Mike Oldfield, ce regard serait typique de Mike Oldfield dans la période 1978-79, après sa thérapie de 1978 (l'Erhard Seminars Training ou EST). Il aurait ainsi mis plusieurs journalistes mal à l'aise lors d'interviews en les fixant de la sorte pendant la conversation...

 

 

L'album connaîtra une édition différente pour sa sortie américaine. "Woodhenge" est remplacée par "Guilty", et un deuxième disque contenant Tubular Bells en live est ajouté. Le double album ainsi constitué est renommé Airborn et est décoré d'une pochette différente.

 

 

Platinum est un album électrique, rock, rythmé (la batterie est présente sur quasiment tout les morceaux). Le style des morceaux est simple, il se rapproche plus des petits morceaux folks que Mike avait enregistré ça et là dans les années 70 que des grands instrumentaux complexes et angoissés d'avant 1979. Il en ressort donc le sentiment d'une oeuvre plus lumineuse et positive. Pourtant, les inspirations sont de la même période que celles d'Incantations. L'écoute de la version primitive du deuxième thème de "Platinum" sur "Reflection" montre bien comment un même thème peut, selon son traitement, avoit le style d'Incantations ou de Platinum. C'est donc un album qui illustre bien la transition de Mike Oldfield de sa période progressive/symphonique à sa période pop/rock instrumentale.

 

C'est un album de Mike Oldfield facilement accessible, ce qui en fait une introduction possible à sa discographie. Nettement moins produit et arrangé que d'autres, il a une spontanéïté très "live" et, en cela, il n'est pas spécialement représentatif d'Oldfield. Mais il fait la part belle à ses guitares et à son inspiration folk-rock caractéristique. 

 

Ma cotation pour cet album : 9/10

 


 Notes :

(1) Kurt Munkacsi avait déjà enregistré "Guilty" pour Mike Oldfield en décembre 1978 à New York. C'est également un collaborateur de longue date de Philip Glass, dont il est l'ingénieur du son privilégié.

(2) Le documentaire "Reflection" a une bande son signée Mike Oldfield. Celle-ci comprend des versions alternatives de passages d'Ommadawn et des versions précoces de plusieurs passages d'Incantations, de même que les morceaux "Woodhenge" et "The Path". Elle comprend en outre quelques morceaux toujours inédits à ce jour.

(3) Le disco est à la mode en 1979. Quelques repères disco : 1976 - A Love Trilogy de Donna Summer et Giorgio Moroder ; 1977 - Stayin' Alive des Bee Gees ; 1978 - les tubes cultissimes I Will Survive de Gloiria Gaynor, Le Freak de Chic et Born to be Alive de Patrick Hernandez ; 1979 - Voulez-Vous de ABBA ; 1979 - Disco-very de Electric Light Orchestra.

(4) North Star est un album de Philip Glass, produit par Philip Glass et Kurt Munkacsi, et sorti chez Virgin en 1977. C'est également le titre du premier morceau de l'album, où deux voix féminines vocalisent des "I.A.O." de façon répétitive.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 13:37

Les sept années qui s'écoulent de 1978 à 1984 sont prolifiques pour Mike Oldfield : huit albums (en comptant "Exposed" et la B.O. de "La déchirure", sept tournées, et plusieurs titres dans les classements).

1981, année médiane de ce "septennat" est particulière : c'est la seule au cours de laquelle Mike Oldfield ne sort aucun album studio. Il est vrai que QE2 est sorti le 31 octobre 1980, et que le single "Five Miles Out " sortira en février 1982. Entre les deux, Mike Oldfield passe beaucoup de temps sur scène : sa tournée "European Adventure" s'étale sur tout le mois de mars 81 puis reprend durant l'été suivant (elle passe par Montreux, où le concert a été filmé et sorti en DVD).

Alors, comme l'on fait encore de nos jours, pour faire patienter les fans et maintenir une actualité discographique, Virgin s'emploie en 1981 à sortir des compilations (1980 a déjà vu la sortie de "Music Wonderland" et "Impressions"), ce que justifie déjà par ailleurs une discographie riche de six albums et de nombreux singles inédits en album.

 

Wonderland (Mike oldfield's Wonderland) (Ariola 203.550)

Cette compilation n'est sortie qu'au Bénélux (et peut-être en Allemagne), sous le label Ariola. Elle n'a jamais été rééditée en CD, ce qui est bien regrettable, car elle présentait l'intérêt de proposer deux versions rares ou inédites :

- une version courte de "Wonderful Land", qui serait intégrée également au coffret "Elements" en 1993.

- un mix différent de "Blue Peter" que l'on qualifie du coup de "Dutch mix"

Les autres morceaux sont les piliers de compilation habituels, que l'on retrouve pour la plupart sur les compilations "Music Wonderland" et "Episodes" et sont : "In Dulci Jubilo", "Tubular Bells (excerpt)", "Portsmouth", "Hergest Ridge (excerpt)", "North Star/Platinum Finale", "Ommadawn (excerpt)", "Incantations (excerpt)" et "Guilty (live)".

Le site amadian.net situe sa sortie, non en 1981, mais en mars 1980, ce qui signifierait que "Wonderful land" ait été enregistré et publié très en amont de l'album QE2, ce qui paraît douteux.

 

 

Episodes (Virgin 203803 AE260 et 70065)

Dans la trilogie des compilations sorties en 1980-1981 (Music Wonderland, Mike Oldfield's Wonderland et Episodes), voici la compilation française. Elle de distingue d'emblée par sa pochette extrêmement sobre...

A côté des attendus "Tubular Bells (excerpt)", "Portsmouth", "Hergest Ridge (excerpt)", "North Star/Platinum Finale", "Ommadawn (excerpt)", "Incantations (excerpt)", on retrouve un deuxième extrait d'"Incantations", ainsi que les morceaux "Arrival", "Sheba", "Celt", "Airborne" et "Punkadiddle".

"Episodes" est une des seules compilations de Mike Oldfield (sinon la seule) à ne pas proposer le titre  "In Dulci Jubilo",

 

 

The Skids : Iona  (Virgin VS 449)

La sortie insolite de l'année est ce 45 tours du groupe Punk/New wave "The Skids", sur lequel Mike Oldfield joue du clavier (son Fairlight CMI, vraisemblablement).

Les Skids ont été formé en 1976 par Stuart Adamson et Richard Jobson. Après quatre albums chez Virgin et un succès croissant, Adamson quitte le groupe en 1980 pour aller fonder Big Country. Jobson, laissé en charge du groupe, réoriente la musique vers un rock/folk beaucoup plus classique.

C'est sans doute cette ré-orientation qui explique la contribution de Mike Oldfield, qui n'a jamais caché son aversion pour le punk, et en a toujours voulu à Branson d'avoir signé les Sex Pistols en 1977... Les Skids avaient été signé par Virgin à la même époque. C'est très certainement à la demande du label que Mike a travaillé sur leur morceau.

Le 45 tours "Iona" et l'album "Joy" qui le contient sortent en octobre et décembre 1981. Mais l'album est un échec commercial et précipitera la fin des Skids qui se séparent en 1982.


 

 

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 08:00

En août 1981, le compositeur et guitariste Mike Oldfield vient de terminer une tournée européenne gigantesque (The European Tour) avec un groupe de 5 musiciens : Rick Fenn (guitare et basse), Tim Cross (claviers), Morris Pert (batterie), Mike Frye (batterie) et Maggie Reilly (chant).

C'est sans doute le moment de sa carrière où il se sent le mieux avec un groupe puisqu'il se met, dès septembre, à enregistrer (et composer !!) avec ces musiciens ce qui sera son album le plus "collectif" : Five Miles Out !

Mike Oldfield avait connu la gloire dès 1973 pour un album historique composé et interprété seul -à une époque où les charts anglais sont dominés par des groupes. A partir de 1979, la musique de Mike se fait plus rock et se décline en concert : une tournée européenne par an à partir de 1979 ! Mais Mike compose toujours toute sa musique sauf lorsqu'il l'emprunte à d'autres compositeurs : Philip Glass, les Shadows, Bach... ou ABBA !

Revenons à Fives Miles Out. L'enregistrement dure jusqu'en janvier 1982 et "Five Miles Out" paraît le 19 mars 1982.

Comme d'autres albums de Mike, celui-ci contient une grande composition instrumentale étalée sur une face du vinyle, tandis que des morceaux courts (chansons, instrumentaux courts) constituent l'autre face.

Sur un CD, cela fait 5 morceaux pour une durée totale de 50 mn tout rond !

"Taurus II" est un instrumental de 25 minutes où la guitare de Mike Oldfield se taille la part du lion (Oldfield étant du signe du Taureau, d'où le titre Taurus). La guitare électrique d'Oldfield, ici étincelante et hyper-vitaminée, slalome sans cesse entre des batteries virevoltantes, des accords d'instruments à vent ou de cordes, des chants vocaux et des passages folks, notamment quelques airs de la cornemuse sympathique du respecté Paddy Moloney.
Les inspirations rock, hard rock, folk, voisinent avec des chansons enfantines délicates et des passages plus fantaisistes (des jacassements d'oies sont cachés dans le morceau).
Certaines mélodies de "Taurus II" sont des développements d'idées ébauchées dans le morceau "Taurus 1" de l'album précédent et étoffées lors de la tournée 81.

"Family Man" est une chanson composée par le "groupe". Elle a été reprise à l'identique (même bande sonore) par le groupe Hall & Oates qui en fait un tube aux USA en 1983.

"Orabidoo" est un instrumental de 10 mn, également composé collectivement. Il compose par une musique très délicate qui semble interprétée par une boîte à musique. Puis le morceau s'étoffe avec des couplets et refrains au vocoder, dans un passage aux arrangements assez sophistiquéa mais à la mélodie imparable. Une certaine émotion naît de la fragilité de ce passage.
Une transition fuguée, déjà entendue dans "Taurus II", amène l'auditeur à une deuxième partie plus typiquement oldfieldienne, la guitare construisant un thème qui s'amplifie au fur et à mesure, et éclate dans un final réjouissant.

"Mount Teidi" est un petit instrumental charmant de Mike Oldfield enregistré avec l'héroïque batteur Carl Palmer (de Emerson, Lake & Palmer et Asia). La version live sur "The Complete" est meilleure que cette version studio, assez sage.
Pour la petite histoire, Mike Oldfield a enregistré plusieurs morceaux avec Carl Palmer à cette occasion. Ils restent inédits au grand désespoir des fans, mais Carl Palmer a édité l'un d'entre eux ("Ready Mix") sur sa compilation-rétrospective en 2001.

"Five Miles Out", chanson-titre de l'album, est une composition de Mike Oldfield qui raconte comment il a faillit se planter aux commandes de son avion privé dans une tempête. Musicalement, c'est un morceau très réussi, tout en contraste, rappelant "Taurus II" dont il reprend d'ailleurs quelques thèmes. Des couplets au vocoder (Mike chante en duo avec Maggie Reilly) alternent avec des passages de guitare très rocks et des immixtions de cornemuse.
Encore pour la petite histoire, ceux qui écouteront attentivement au casque reconnaîtront la mélodie de "Tubular Bells", très faiblement mixée dans l'intro du morceau. On l'entend nettement mieux dans la version "single" reprise dans la compilation "The Complete".

Le livret du CD n'a malheureusement pas repris la "Track sheet" colorée que l'on découvrait en ouvrant la pochette du 33 tours...



Je ne peux m'empêcher de vous citer ici l'avis de l'excellent Jean-Pascal (pas celui de la Star Ac', mais le génial auteur du site http://www.maison-page.net ) :

"Mike Oldfield - Taurus 2, exemple bizarre d'une branche de la pop qui est "morte née". C'est pas du rock progressif (bien trop farfelu, pas dans les normes), pas du classique, pas de la musique électronique (trop pop), c'est quoi alors ? Disons que ça a la structure du classique (les thèmes explorés le sont sur une ou deux minutes, pas plus), ça en a la forme quasi organique (mutations permanentes, reprises de thèmes sous d'autres timbres, instrumentation très diverses, rythmique interne complexe - passages lents, doux, fous, rapides, forts -). Il y a ici un sens évident du JEU, une sorte de jubilation qui se manifeste dans plusieurs couches : jeux des timbres (flûtiaux, cornemuses inattendues, vocoder, percussions en festival), jeux de rythmes (accélérations surprises, espaces vidés, reprises), etc... On a l'impression continue d'avoir affaire à un orchestre très complet qui s'amuse beaucoup (même si Oldfield fait presque tout, ici). Détails : c'est un des premiers morceaux qui utilisait aussi massivement le Fairlight (le sample, on dit maintenant), surtout dans les flûtes et les sons d'orchestre à corde). Pour moi, beaucoup d'atouts sont réunis dans ce grand sac musical : c'est un festival mélodique et harmonique, c'est un régal de timbres (des percussions aux claviers en passant par les basses, flûtes, guitares électriques et autres carillons), c'est un régal d'ambiance (en résumé : c'est très rigolo à écouter), et c'est un régal de "grande forme" (le déroulement est très ingénieux, et le bonhomme sait faire jouir l'auditeur avec diverses montées, surprises et bizarreries). Plus personne ne fait cette musique, évidemment. Le bidule fait presque 25 minutes. Hop !"


Après cet album lumineux, électrique, jouissif et positif, Mike réalisera l'album "Crises" en 1983, promis à une très belle carrière dans les charts (le tube "Moonlight Shadow") mais rompant avec cet épisode très rock et très collectif de sa discographie.

Un des albums du Top 3 des fans européens, et un album à acheter en priorité pour découvrir Mike Oldfield !

Ma cotation pour cet album : 10/10

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 15:53

Dans l'ancienne formule de BEST, Mike Oldfield disposait d'un soutien de poids en la personne du journaliste Hervé Picart. Voici la critique (toute indulgente) parue dans BEST de juin 1991 (page 79) pour l'album "Heaven's Open".

 

Quand, comme dans le cas de Mike Oldfield, on n'a plus vraiment grand chose à prouver, il ne reste plus, pour déjouer le piège enlisant de la routine, qu'à tenter de se surpasser à chaque album. Ainsi, à chacun de ses trois derniers disques, Oldfield a-t-il cherché à taquiner ses propres limites : avec "Earth Moving", le challenge consistait pour ce grand sorcier des instrumentaux à réaliser un disque de chansons ; pour "Amarok", il s'était donné comme défi de proposer son plus long instrumental et ce fut effectivement un monument. Cette fois, il s'agit pour lui, qui possède la voix d'un crapaud asthmatique, de se faire reconnaître pour un chanteur valable.

Courageuse tentative pour vaincre un fatal handicap, cet essai nous révèle un chanteur dans la moyenne, guère plus mauvais que la plupart des autres, et donc un chanteur très moyen. Par contre, son timbre marié à des mélodies adaptées donne un résultat proche de la musique de Mike & The Mechanics, ce qui le situe là très au dessus de la moyenne. Il y a là notamment un petit reggae celtique qui vaut le déplacement ("Gimme Back") et un intéressant  "Mr Shame".

En plus de ces cinq chansons-défis du ténor aphone, il y a bien sûr un instrumental tout en microséquences, sa nouvelle façon de faire, qui est loin de valoir l'époustouflant "Amarok", mais présente quand même de bien jolies plages. Au total, cela donne un album vivant, d'un artiste qui continue à faire la preuve de son dynamisme, mais qui ne s'inscrira pas parmi les oeuvres décisives de Mike... pardon... Michael (n'étant plus diminué, il n'a plus à recourir à un diminitif sans doute...) Oldfield. Juste un bel essai.

Hervé PICART

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 23:29

Lorsqu'en 1992, Mike Oldfield s’installe chez Warner et prend un nouveau départ avec «Tubular Bells II», il affirme vouloir se consacrer de nouveau à la musique instrumentale. Le deuxième album sorti chez Warner, en 1994, sera bien une œuvre instrumentale : c’est «The Songs of Distant Earth».

Dans les quelques années précédant cet album, Mike Oldfield semble avoir de plus en plus besoin de se donner un challenge pour travailler. Pour ce disque ce sera le principe de composer la musique… d’un livre ! (L’idée sera reprise par Chris Franke, ex-Tangerine Dream deux ans plus tard). Grand admirateur de Arthur C. Clarke, Mike Oldfield choisit un de ses livres : « Les chants de la terre lointaine ».

« The Songs of Distant Earth » -les fans résument en TSODE- livre 17 plages musicales enchaînées, avec juste une coupure entre les morceaux 9 et 10 (sans doute pour les supports à deux faces, cassette et vinyle).

L’album délivre tout du long une musique aérienne, de ci planante de là plus rythmée, plaisante et apaisée. On est bien loin des œuvres angoissées de la jeunesse d’Oldfield. En résumant, on trouve ici un mélange d’Enigma, de Vangelis, de Deep Forest et de Mike Oldfield…

L’influence d’Enigma est probablement voulue, l’album MCMXC a.D. est encore récent (1990) et a eu tendance à créer un canon pour tous les albums concepts-dance de l’époque (Deep Forest, Stone Age…) avec l’intro planante qui va bien, le single ou un titre entraînant en deuxième position…

Ici on a bien une intro quelque peu brumeuse (sons de pseudo-baleines, voix d’un astronaute qui lit la genèse…) et un enchaînement vers un des morceaux que l’on retient le plus du disque « Let there be light », basé sur une rythmique complexe et magnifié par des chœurs et une ornementation à la guitare.

Un morceau se revendique probablement encore plus d’Enigma, c’est « Hibernaculum », sorte de chant grégorien sur une rythmique complexe, avec quelques inserts de chants ethniques. Le morceau peut également rappeler –dans son refrain- un hymne à la « 1492 » de Vangelis. La parenté avec Vangelis se ressent également dans d’autres morceaux, probablement à cause de l’omniprésence des nappes denses de synthétiseur qui tapissent chaque morceau. L’influence de Deep Forest (on sait que Mike Oldfield a apprécié leur chanson « Sweet Lullaby ») apparaît dans les échantillons ethniques et en particulier dans un chant comme « Prayer for the Earth ». Il faut cependant relativiser cette influence : Mike Oldfield a très souvent inséré des arrangements ethniques dans ses albums, dès les années 70.

Pour ce qui est du style de Mike Oldfield, le constat est paradoxal :
- Mike Oldfield a revendiqué avoir chercher à créer un son du futur, en particulier pour sa guitare. De fait, le son de guitare est considérablement « aminci » et décapé de tout velléité « râpeuse », rock… La guitare se fait par ailleurs relativement rare dans cet album. Un aspect essentiel du style de Mike Oldfield est donc quasi-absent de cet album.
- La densité habituelle (superposition démentielle d’arrangements) manque également cruellement à cet album. Mike a déclaré à cette époque : « je veux laisser plus d’air dans ma musique ». En gros, il y a moins de micro-arrangements de fou et plus de nappes de synthé pour remplir le fond sonore.
- C’est par contre une œuvre instrumentale épique et ambitieuse de Mike Oldfield façon années 70 : une heure de musique quasi-continue et très homogène. Sur ce plan, Mike n’a jamais reproduit ce type d’œuvre depuis 1994, ses derniers albums étant des juxtapositions de morceaux courts…


La musique se caractérise donc par un mélange de quelques chants magnifiques, des arabesques d’une guitare très gracile, des rythmes programmés et quelques autres voix et instrumentaux fondus dans un fond sonore très synthétique et planant.

C’est un album tranquille et relaxant sans être chiant, dans le genre de ceux de la série Enigma, avec des touches de guitare et probablement plus d’émotion : on la ressent dans ces morceaux où une guitare fragile tisse des mélodies délicates : « Let there be light », « Crystal Clear, « Ascension »… C’est sans doute cela qui fait que cet album, plus de dix ans après sa sortie, a beaucoup moins vieilli qu’un Vangelis ou un Enigma.

Pour les fans, c’est selon le point de vue le premier album du déclin (moins d’arrangements, plus de synthés) ou le dernier chef d’œuvre de Mike Oldfield. Pour les non-fans, c’est un album très intéressant, sans doute un des plus "easy-listening" de Mike Oldfield.

Ma cotation sur cet album : 7/10

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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 14:01

Mike Oldfield a à peine plus de vingt ans quand il devient subitement riche et célèbre grâce au succès colossal de l'album "Tubular Bells" en 1973. Personnalité timide et introvertie, limite maladive, il cherche alors à échapper aux pressions et aux sollicitations qu'entraînent son succès. Il achète avec les premiers revenus de "Tubular Bells" une maison isolée à la campagne sur une colline escarpée dans l'ouest de l'Angleterre (en Herefordshire, à la frontière du Pays de Galles) et ce, près d'une crête nommée "Hergest Ridge"...


C'est là qu'il compose un album beaucoup plus pastoral et moins âpre que le premier, au grand désespoir de Richard Branson (patron de Virgin) qui attendait un "Tubular Bells 2"... "Hergest Ridge", enregistré durant le printemps 1974, sort le 28 août de la même année pour aller rejoindre... "Tubular Bells" ! dans le peloton de tête des charts anglais...



Avant de vous décrire le contenu musical de l'album, je dois préciser que la version qui est disponible aujourd'hui en CD est assez subtilement différente de celle parue en 1974.


En effet, après ses trois premiers albums ("Tubular Bells", "Hergest Ridge" et "Ommadawn"), Mike Oldfield sort en 1976 un coffret intitulé "Boxed" qui regroupe ces trois enregistrements remixés en quadriphonie. Des trois, c'est "Hergest Ridge" qui est le plus révisé : Mike supprime un grand nombre de parties instrumentales (souvent des arrangements, mais parfois des mélodies qui étaient mixées en avant) pour en faire un album beaucoup plus sobre. Il est alors tellement satisfait du résultat qu'il décide de conserver cet enregistrement pour tous les pressages futurs d' "Hergest Ridge". Tous les CDs et tous les vinyles parus après 1976 contiennent donc la version remixée. Seuls les vinyles d'avant 1976 contiennent la version "originale", que les fans s'échangent sur internet...


La structure de l'oeuvre et certaines parties sont néanmoins inchangées. "Hergest Ridge" est constitué de deux parties (ère du vinyle oblige...), une "Part one" de 21'40 et une "Part two" de 18'51.


Hergest Ridge est un enregistrement beaucoup plus calme et serein que Tubular Bells. Mike Oldfield avait alors décrit "Tubular Bells" comme un album décrivant la ville, tandis qu'"Hergest Ridge" décrirait la campagne, la nature. Alors que dans Tubular Bells, des thèmes tantôt violents tantôt inquiétants s'enchaînent sans cesse, parfois brutalement, Hergest Ridge propose des morceaux calmes exposés tranquillement et aux transitions délicates. Au total, l'album contient beaucoup moins de thèmes différents et ceux-ci sont repris et déclinés à des humeurs variées à différents endroits du disque. L'oeuvre y gagne en homogénéïté ! Son caractère de "symphonie rock" est en outre renforcé par la contribution d'un trompettiste et de deux hautboïstes, la quasi-totalité des instruments restant étant, une fois encore, interprétés par ce multi-instrumentiste prodige qu'est Mike Oldfield.


La première partie contient en gros trois "mouvements"
- Les 8 premières minutes sont une introduction progressive très planante : une flute aigüe insinue une mélodie mystérieuse puis un orgue et des guitares installent un arpège mélodique construit sur une gamme ascendante de trois notes. D'accompagnement, ce motif devient le thème principal et hypnotise à force d'être répété. Et, par dessus, Mike Oldfield construit encore un de ces crescendos virtuoses à la guitare dont lui seul à le secret ! (Cette intro est assez différente dans la version originale de 1974).
La deuxième partie, plus courte (dans les 4 à 5 mn) est un échange mélancolique entre une trompette, un haut-bois et une guitare électrique qui s'enfle pour finir en un grondement de guitares doublé d'une avalanche de cloches tubulaires.
La dernière partie, que connaissent les possesseurs de la compilation "The Complete Mike Oldfield" commence par une mélodie sereine où s'illustrent la mandoline et (toujours) la guitare électrique ! Elle est relayée par un choeur paisible qui monte en puissance alors que les cloches tubulaires sonnent de nouveau, puis meurt dans ce même solo de flute qui avait ouvert cette première partie...


La deuxième partie est plus inégale. Le début est tout à fait paisible : une mélodie reposante avec différents orgues sur fond de guitare accoustique nous emmène vers une partie chantée accompagnée par un ensemble mandoline/flute/guitare électrique. Une reprise de l'intro planante de la première partie (la gamme de trois notes à la basse) aboutit ensuite au passage du disque qui fait débat chez les auditeurs : une transition inquiétante (guitares puis orgues) nous mène dans ce que les fans nomment la "Martian thunderstorm" ou "Electronic thunderstorm", un morceau à part dans l'album où Mike mêlant des guitares (la légende dit qu'il y en a 90 superposées...) et des orgues devient comme enragé pendant 8 minutes ! La faiblesse (pour ses détracteurs) de ce passage tient au fait qu'il est très répétitif (défaut que n'avait pas la version de 1974 qui conetnait également des voix). Quoi qu'il en soit, ce moment de folie s'arrête subitement pour faire place à un passage doux et tendre puis à une reprise plus intense du chant entendu plus tôt par la voix chaude et puissante de Clodagh Simmonds... Cette fresque pastorale s'achève tout tranquillement sur quelques notes de guitares accoustique...


Les fans de Mike Oldfield nomment en général les trois premiers albums de Mike Oldfield ("Tubular Bells", 1973 - "Hergest Ridge", 1974 - "Ommadawn", 1975) la "Trilogie Sacrée". Comme les deux autres, cet album propose un foisonnement de thèmes plus ou moins tourmentés, avec de riches ornementations virtuoses à la guitare électrique et des crescendos multiples (les anglais parlent de "climaxes", qui est aussi un synonyme d'orgasme...) qui mènent, via des transitions subtiles à d'autres thèmes qui explosent à leur tour...


Ce disque a, en commun avec "Tubular Bells", un son très années 70, du fait de l'absence de synthétiseurs et du recours systématique aux orgues pour les claviers. Il est par contre, le premier où, véritablement, le son de la guitare électrique de Mike Oldfield acquiert cette sonorité un peu nasillarde qui sera une des marques de fabrique de Mike Oldfield dans tous ses albums suivants. Dans les aigüs, cette guitare évoque quelque cri presque humain... Et ceux qui connaissent bien la musique d'Oldfield vous le diront sans doute : le guitariste britannique, qui a une authentique voix de crapaud enrhumé, chante avec sa guitare.

 

[Les images : en bas, la pochette de l'album 33 tours, en haut, la pochette CD, avce un lettrage beaucoup plus épais]

Ma cotation de cet album : 9/10

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 14:07

Je commence avec cet article un bout de la discographie de Mike Oldfield -sans chercher à être aussi exhaustif que les discographies de collectionneurs, auxquels vous renverront les liens que j'ajoute sur ce blog.

 

Commençont par l'année 1975. Mike Oldfield atteint ses 22 ans et publie cette année-là "Ommadawn", sans doute son meilleur album et "Don Alfonso", un de ses pires simples (bien que les arrangements soient excellents). C'est aussi l'année du simple "In Dulci Jubilo", devenu un classique des compiles.

 

 

21 février 1975 :

Don Alfonso

45 tours © 1975 Virgin · VS 117

 

1. Don Alfonso (04:13)
2. In Dulci Jubilo (For Maureen) (02:51)

 
Arrangements de Mike Oldfield.
"Don Alfonso" écrit par Ted Waite, "In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall.
Produit par Mike Oldfield.

Commentaire :
La chanson titre est chantée par David Bedford ; elle a été incluse dans la récente compilation de Mike Oldfield "Platinum Collection", mais avec une qualité sonore médiocre, en son mono (possible extraction de la bande sonore de la vidéo). Don Alfonso existe en plusieurs versions : la version de ce 45 tours, une version longue de 6 mn sorti sur une compilation extrêmement rare (voir plus loin) et une version chantée en allemand.
La face B rend hommage à Maureen Oldfield, la mère du musicien, décédée quelques mois auparavant. Là aussi, le morceau existe en plusieurs versions, car il sera retravaillé et re-publié ultérieurement. C'est cette version "ultérieure" qui nous est connue par les compilations.
 
 
Pochette de l'édition française, de l'édition allemande et d'une édition allemande contenant une version chantée en allemand par un certain "Paul" et produite par Edgar Froese (Tangerine Dream).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Juillet 1975 :
 
Orchestral Tubular Bells
Album © 1975 Virgin · CDV 2026
Réédité en CD - HDCD
 
1. Orchestral Tubular Bells (26:33) part one © 1974 Virgin
2. Orchestral Tubular Bells (24:30) part two © 1974 Virgin
 
Composé par Mike Oldfield, arrangé pour orchestre par David Bedford.
Royal Philharmonic Orchestra dirigé par David Bedford.
Produit par David Bedford et Mike Oldfield.
 
Commentaire :
Mike Oldfield s'est peu investi dans cette adaptation, enregistrée en 1974, et que l'on doit considérer surtout comme l'oeuvre de David Bedford. Mike Oldfield y jouant juste de la guitare sur un passage ou deux.
 
 
 
 
 
 
 
 
Octobre 1975 :
 
Ommadawn
Album © 1975 Virgin · CDV 2043
Réédité en CD - HDCD
 
1. Part One (19:23)
2. Part Two (13:54)
3. On Horseback (03:23)
 
Composé par Mike Oldfield sauf "On Horseback", paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
Commentaire :
Le troisième album de Mike Oldfield, dans la veine des deux premiers, innove cependant par ses franches inspirations ethniques (celtiques et africaines). Sans doute un des premiers disques que l'on peut qualifier de "World music".
 
La pochette qui est présentée ici est celle de l'album 33 tours. Notez le lettrage différent de la version CD.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Automne 1975 :
 
Ommadawn
45 tours © 1975 Virgin · 640.079
Sorti uniquement en France.
 
1. Ommadawn (03:31)
2. In Dulci Jubilo (02:51)
 
"Ommadawn" composé par Mike Oldfield, "In Dulci Jubilo" composé par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield.
Produit par Mike Oldfield.
 

Commentaire :
L'extrait d' "Ommadawn" est un condensé de la fin de la partie 1 de l'album qui n'est paru qu'en France.
"In Dulci Jubilo" est ici présenté dans sa version définitive.
Contrairement à ce que prétend une des pochettes ci-dessous, "In Dulci Jubilo" n'est pas un morceau de l'album "Ommadawn", même s'il en a la veine rock-folk celtique. C'est un morceau qui reste "inédit" en album, mais qui a figuré sur quasiment toutes les compilations de Mike Oldfield.
 
 
 
Pochettes différentes
 
  
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
14 novembre 1975 : 
 
In Dulci Jubilo
45 tours © 1975 Virgin · VS 131
 
1. In Dulci Jubilo (02:51
2. On Horseback (03:23)
 
"In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield, "On Horseback" composé par Mike Oldfield, paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelques pochettes alternatives (éditions espagnoles et yougoslaves)
 

 
 
 
 
 
  
 
 
Date indéterminée en 1975 :
 
V - a Virgin Compilation
33 tours
 
Compilation de Virgin regroupant des morceaux de divers artistes du label : Oldfield, David Bedford, Robert Wyatt...
On y trouve une version longue de "Don Alfonso'", jamais rééditée depuis.
 
 
 
 
 
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Published by Nicolas - dans Discographie
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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 00:44

Mike Oldfield, compositeur et multi-instrumentiste britannique, a touché à une foule de genres de musique : rock symphonique, folk et musique celtique, chansons pop, dance et concept-albums à la façon de "Enigma"...

Dès lors, il est difficile de conseiller le néophyte qui souhaite découvrir la musique de Mike Oldfield... doit-il d'abord découvrir la musique ambitieuse des années 70 avec "Ommadawn", ou bien s'attaquer aux chansons pop des années 80, par exemple avec "Discovery" ? Si ça compte, il aimera les chansons et n'aimera pas les morceaux folks, ce qui complique le choix...

Heureusement, parmi les quelques compilations de Mike Oldfield, existe un double-CD qui permet de découvrir toutes les facettes de sa musique, du moins celles visitées de 1973 à 1985 (la compil' est sortie en novembre 1985).

Ce disque, qui a amené tant de nouveaux fans, c'est "The Complete Mike Oldfield".

La compilation est divisée en quatre "sections" (les 4 faces offertes par le double-vinyle). A chaque section correspond un des genres musicaux visités par Mike Oldfield.


"The Instrumental Section" propose 11 morceaux instrumentaux courts, bien souvent d'inspiration folk. Le grand intérêt de ces morceaux est également qu'ils ont souvent été à l'origine des B-sides, c'est à dire inédits en album.

- "Arrival" est une reprise de ABBA et "Wonderful Land" une reprise des Shadows, toutes deux extraites de l'album "QE2" (1980).
- "William Tell Overture", "Cuckoo Song", "Waldberg (The Peak)", "Jungle Gardenia" et "Blue Peter" n'étaient jamais sorti sur un album avant 1985.
- "Portsmouth" et "In Dulci Jubilo" sont des morceaux qui n'étaient disponibles que sur le coffret 4 disques "Boxed"...
- "Guilty", livré ici dans sa version single, n'était auparavant disponible qu'en version live sur "Exposed" (1979).
- "Etude - single edit" est la version single du thème final de la B.O. de "La Déchirure".


"The Vocal Section" s'intéresse aux chansons sorties entre 1982 et 1984, période où Mike Oldfield excelle dans les chansons pop !

- "Moonlight Shadow", "Family Man", "Mistake" et "To France" sont interprétées par la chanteuse Maggie Reilly.
- "Five Miles Out" est une chanson intéressante chantée en duo par Oldfield et Maggie Reilly. La version livrée ici serait un mix antérieur à celui livré sur l'album du même nom en 1982.
- "Crime Of Passion", chanté par Barry Palmer, n'était sorti qu'en single en 1984.
- "Shadow On The Wall", chanté par Roger Chapman, est livré ici dans sa version "extended", plus intéressante que la version normale sortie en 1983 sur l'album "Crises".


Ces deux sections remplissent le CD 1. Les deux autres occupent le CD 2. A commencer par "The Complex Section", qui propose de découvrir des extraits des grandes oeuvres progressives-symphoniques de Mike Oldfield, sorties entre 1973 et 1978.

Sont présents des extraits de :
- Ommadawn Part 1
- Tubular Bells Part 1
- Hergest Ridge Part 1
- Incantations Part 4
- Evacuation (version raccourci du thème à suspense de la B.O. de "La Déchirure")


Enfin, la dernière section, intitulée "The Live Section", regroupe quelques extraits des concerts de la période 1979-1984, où Mike enchaînait les tournées européennes. Cette section s'intéresse aux albums rock des années 79-82, transition entre la période "symphonique" et la période "pop".

On découvre ici les versions lives de
"Sheba" et "Mirage" de l'album "QE2" ;
"Platinum" de l'album du même nom ;
"Mount Teide" de "Five Miles Out".


Cette compilation est véritablement un modèle du genre, car elle peut intéresser le néophyte comme le fan invétéré.

Pour le fan "confirmé", elle apporte un bon ratio de matériel rare ou inédit et des versions lives -à part "Exposed", Mike Oldfield n'a jamais publié d'albums live.

Pour le néophyte, elle propose une "introduction idéale à la musique de Mike Oldfield". Toutes les facettes du talent du britannique y sont valorisées.

Par ailleurs, le livret contenu dans le CD analyse chacun des albums de Mike Oldfield parus entre 1973 et 1984... sa période la plus riche ! On peut ensuite se servir de cette compil' et de ces descriptifs pour acheter ensuite en connaissance de cause des albums qu'on a de bonne chance d'aimer ensuite...

Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que paraisse un jour un "Complete II" proposant le même travail de compilation "intelligente" sur la période 1985-2005... 

Ma cotation de cet album : 10/10

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