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Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, occasionnellement, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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11/03/2014 : le nouvel album "Man On the Rocks" est entré dans les classements britanniques en 12e position. Mike Oldfield prépare une version radio de "Moonshine" pour continuer à promouvoir l'album et espère pouvoir percer sur le marché américain.

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 22:09
Avant un épilogue de trois pages, la conclusion du dernier chapitre de Changeling (chapitre 15 : Berlin to Now - 1990-2006) m'a touché, par le côté crépusculaire que dégagent les propos d'un Mike Oldfield qui reconnaît vieillir dans un monde qui change très vite. Je vous laisse lire une traduction avec dico de la 250e page de Changeling.




ouvrezlesguillemets.jpgRécemment, j'ai décidé de quitter de nouveau la région londonienne avec ma femme Fanny et notre fils Jake. C'était vraiment un bouleversement pour moi de quitter ma maison à Chalfont Saint Giles après tant d'années. Chose curieuse, je ne suis pas très loin de mon ancienne maison dans les Cotswolds ; ce n'est qu'à une demi-heure de route. Quand nous sommes arrivés ici, j'ai pensé "Maintenant je peux avoir une vie tranquille", mais cette philosophie n'a pas duré longtemps. Il y a une dizaine d'années, il a été question de faire un livre ; j'avais passé du temps à faire des entretiens avec Annie Nightingale, la DJ, mais ils n'ont jamais abouti à quelque chose. Alors j'ai pensé que je pourrais m'en occuper de nouveau. Maintenant que c'est fait, j'ai reconstitué mon studio et j'ai commencé à travailler sur une nouvelle oeuvre musicale.

Les choses changent tellement dans l'industrie musicale. A l'avenir, tout ne sera probablement plus qu'en téléchargement, le CD va suivre le même chemin que le vinyle. La technologie a progressé si incroyablement que j'ai des difficultés à suivre. Heureusement, je suis toujours à la pointe de la technologie pour ce qui est de l'enregistrement : je suis un bêta-testeur pour les derniers logiciels de production musicale, et je reçois donc des nouvelles versions à essayer, ce que j'adore.

Enfin, l'âge est en train de me rattraper sans que je ne l'ai vu venir. Avant, je savais faire plusieurs choses à la fois, mais je ne peux plus le faire aussi bien ; je suis fatigué là où je ne l'aurais pas été avant ; ma mémoire du court terme commence à se dégrader un petit peu, mais ce n'est pas trop mal pour le moment encore. J'ai du m'habituer à des choses comme porter des lunettes pour lire. J'ai une paire de lunettes dans chaque pièce, car si je n'ai qu'une seule paire et que je l'emmène dans la pièce d'à côté, quand je reviens là où j'étais, je me dis "Mais où sont donc ces lunettes". Donc j'ai une paire pour chaque pièce et je fais attention à bien les laisser là.

C'est vraiment une nouvelle phase dans la vie. Si vous m'aviez dit, à dix-neuf ans, quand je faisais Tubular Bells, que j'aurais cinquante-trois ans un jour et que je parlerais de tout ça, je n'aurais jamais pensé ça possible, mais ça a fini par arriver. Le monde entier a complètement changé. Je n'arrive pas à croire que je suis toujours actif, que je signifie toujours quelque chose dans l'industrie musicale. Même si les choses n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient en 1973, je suis très heureux de ma situation.

Qu'y aura-t'il ensuite ? Je projette de faire une oeuvre de musique plus classique, ce qui est la dernière chose que je n'ai pas encore faite. Après ça, je n'en sais rien.fermezlesguillemets.jpg
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 23:30

La période qui va des derniers mois du Whole World au début de l'enregistrement de Tubular Bells était confuse. Changeling, l'autobiographie de Mike Oldfield, que je viens de recevoir et de parcourir, éclaire un peu mieux cette période, mais n'en fixe toujours pas les dates-clés, qui restent donc ici de pures hypothèses.



Dans l'article consacré au Whole World, on a vu comment Mike Oldfield avait de plus en plus envie de suivre ses propres idées musicales. A l'époque, la musique rock était essentiellement l'affaire de collectifs, et Mike avait songé à fonder son propre groupe, avant d'y renoncer après l'expérience mitigée de la fin du Whole World (un élément abordé dans Changeling qui sera ajouté dans le chapitre précédent ultérieurement).

Beocord.jpgLors de la formation éphémère du "deuxième" Whole World, Kevin Ayers avait loué une maison à Westbourne Gardens à Tottenham pour la partager avec ses musiciens. Mike avait une petite chambre au premier étage, donnant sur le jardin. Lors de la dissolution du groupe, Kevin quitta la maison, mais informa les autres musiciens qu'il en paierait le loyer encore quelques mois. Avant de partir, il prêta à Mike son magnétophone portatif deux-pistes Bang & Olufsen Beocord 2000, sachant que Mike souhaitait travailler sur son projet solo.

Mike bricola cet appareil afin de pouvoir y faire des oberdubs en stéréo, en modifiant les câblages et en bloquant la tête d'effacement avec un bout de carton. Equipé de sa Telecaster, d'une basse Fender prêtée par Ayers, d'un orgue farfisa prêté par Bedford et d'un jouet avec des cloches, il se mit à assembler ses idées musicales.

Mike avait déjà composé ou improvisé des instrumentaux de 10-15 minutes lorsqu'il était adolescent. En 1971, il écoutait également de la musique symphonique. Mais c'est surtout les longs instrumentaux du groupe jazz Centipede, mêlant différents styles dans des pièces de 25 minutes, qui semblent l'avoir décidé à fabriquer lui aussi un long instrumental, où des thèmes entreraient et évolueraient, à la façon des évènements et des personnages d'un livre.

Le premier thème que Mike enregistre est composé spontanément dès qu'il presse la touche "enregistrement" de son magnétophone. Il est inspiré de la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach (pour le martèlement répété d'une note) et de l'instrumental Rainbow in Curved Air de Terry Tiley (pour le côté répétitif). Puis Mike ajoute la basse et commence ses premiers overdubs.

Il enchaîne d'autres séquences, les accompagnements variant parfois pour devenir les thèmes principaux d'autres passages, idée qui avait frappé Mike à l'écoute de la Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, op. 82 de Jean Sibelius. La démo finale, que Mike baptise par défaut Opus 1, est sans doute constituée d'une longue séquence et de petits instrumentaux plus ou moins relié(1). Parmi ces morceaux, figurait un thème, enregistré dans la maison de la famille Oldfield à Harold Wood, où Mike utilisa l'aspirateur de sa mère pour créer un bourdonnement sonore similaire à celui d'une cornemuse. 


Muni de sa démo, Mike Oldfield entreprend de démarcher les maisons de disques. Il commence par celle de Kevin Ayers & the Whole Word, Harvest EMI, puis Oldfield sollicite CBS, WEA, à chaque fois sans le moindre succès. "C'était extrêmement démoralisant. J'ai fini par confier les bandes au roadie du Whole World en disant, tu parles mieux que moi - essaye. Il a fait le tour et n'est pas allé plus loin lui non plus."

Oldfield-Murray.jpgAu moment où il travaille sur sa démo, Mike Oldfield manque de revenus et est parfois contraint de voler des restes de pain de son colocataire William Murray, qui vit au sous-sol (voir Mike et "Willy" sur la photo), ou de "voler des pommes de terre" dans une épicerie.


Pour gagner sa vie, Mike cherche alors des emplois de musicien. Alex Harvey le recrute pour son orchestre ainsi que comme guitariste de réserve de la comédie musicale Hair, mais Mike est renvoyé au bout de quelques mois, car il n'arrive pas à jouer en rythme et il se fait détester des autres musiciens et des danseurs (qui manquent de chuter quand Oldfield joue). Après cela, il est recruté pour jouer avec le musicien Arthur Louis (ou Lewis), qui doit enregistrer une démo dans un nouveau studio encore en construction près d'Oxford. Ce studio est The Manor (le Manoir), un studio-résidence situé dans la campagne de l'Oxfordshire, qui est le dernier projet du jeune entrepreneur de 21 ans Richard Branson, patron de la chaîne de magasins de disques nommée Virgin

Les jeunes techniciens à qui Branson a confié le projet de transformer le Manoir en studio, Tom Newman (28 ans) et Simon Heyworth, conseillés par Phil Newell, sont un peu empêtrés dans l'installation et le câblage d'un studio 8 pistes, et Branson a vendu du temps de studio a un premier groupe (Arthur Louis) pour remotiver les troupes.

manor.jpgMike Oldfield arrive donc au Manoir en septembre(2) 1971 pour une session d'enregistrement d'une dizaine de jours. Celle-ci ne se déroule pas très bien aux yeux du jeune Oldfield -18 ans alors- qui trouve que Louis manque de talent.

Repérant la possibilité de passer sa démo à des personnes du métier, il convainc un roadie d'Arthur Louis de l'emmener pour un aller-retour du Manoir à Harold Wood (6 heures de trajet !) afin de ramener les précieuses bandes.  Les conditions exactes dans lesquelles Mike fait écouter ces bandes à Newman et Heyworth son difficiles à établir : les versions dépendent de qui des trois raconte. Toujours est-il que les deux techniciens sont conquis par la musique est promettent d'en parler ultérieurement à Richard Branson.

A son retour à Harold Wood, où il vit seul avec sa mère, depuis qu'il a dû quitter la maison de Tottenham, Mike perfectionne sa démo, travaille les différents thèmes, et enregistre d'autres démos, plus structurées. Le thème avec l'aspirateur disparaît au passage. C'est très probablement une de ces nouvelles démos que Mike a retrouvé et intégré au coffret DVD Tubular Bells en 2003. Pendant les mois qui suivent son passage au Manoir, Mike appelle régulièrement Tom Newman ou Simon Heyworth pour savoir s'il y a des nouvelles.  

Whatevershebringswesing.jpgEn septembre ou en octobre de 1971, Mike est rappelé par Kevin Ayers. Ce dernier veut enregistrer un nouvel album et reprend pour l'accompagner des musiciens du Whole World : David Bedford aux claviers, Dave Dufort et William Murray à la batterie. Mike Oldfield joue de la basse ou de  la guitare sur trois morceaux. Sur la chanson désespérée Song of the Bottom of a Well, le jeu de guitare de Mike, inhabituel, justifie à lui seul la découverte du morceau. Sur la chanson plus charmante Whatevershebringswesing, le solo de guitare de Mike est d'une délicatesse émouvante. Mike joue également de la guitare sur Champagne Cowboy Blues. L'album, signé du seul Kevin Ayers, et intitulé Whatevershebringswesing, sort en janvier 1972. A ce moment, Kevin rassemble de nouveau Mike et les autres musiciens pour des passages télé et pour ré-enregistrer d'anciens titres en studio. 

Nurse.jpgEn 1971, il faut également remarquer l'enregistrement du premier album de David Bedford sur lequel Mike collabore : Nurse's Song with Elephants comprend des parties de basse jouées par Mike sur le morceau-titre.  

L'année 1972 semble une période desespérée pour Mike. Il ne cherche plus à faire partie d'un groupe, mis à part un entretien avec le groupe anglais Gun, qui avait fait un tube en 1968 : Race With The Devil. Mike Oldfield est de plus en plus abattu, au fur et à mesure que les mois passent, et il boit souvent de l'alcool chez lui, avec sa mère. Au bout de plusieurs mois, il a une idée : 

"Je songeais à aller vivre en Russie, car j'avais entendu qu'on pouvait y travailler pour l'état en tant que musicien, et que quelqu'un pourrait m'y donner un studio d'enregistrement. N'importe quoi pourvu que je puisse aller dans un studio d'enregistrement."

Et là, le destin frappe à la porte, ou plutôt :

"J'essayais de trouver le numéro de l'ambassade de Russie dans les pages jaunes quand subitement, le téléphone se mit à sonner. C'était Simon Draper de Virgin, qui me demandait de venir et de dîner avec eux sur une péniche à Little Venice."

Et Mike Oldfield mit son destin en marche en répondant : "Yes, sure".

  
                                                                                                                          => 1972-1973



Notes :

(1) La démo publiée dans le coffret DVD Tubular Bells II/III n'est vraisemblablement pas la première démo de Tubular Bells faite à Tottenham, mais une démo plus élaborée faite en 1972, après qu'un exemplaire de la première démo ait été confié à Richard Branson.

(2) d'après Sean Moraghan

 

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Published by Nicolas - dans Biographie
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 20:00

Dans la lignée des articles thématiques sur Mike Oldfield (ses maisons, studios, etc.), voici la première mouture d'un sujet qui me tient très à coeur : ses guitares. L'article se base sur une très vaste série d'articles, de débats de fans et d'interviews, et nombre des infos ici présentées seront encore complétées et améliorées au fil des semaines. Le sujet est d'autant plus ardu que je ne suis pas musicien moi-même. Vos commentaires et critiques sont les bienvenus !


 

Mike Oldfield détient une vaste collection d'instruments. Rien que sur le plan des instruments à cordes, Mike possède ou a possédé une quarantaine de guitares acoustiques et électriques, et plus encore si on prend en compte les guitares basses et les autres mandolines, banjo, bouzouki, etc. Ces nombreux instruments sont listés sur la page "instruments" du site tubular.net.

 

Lors de son déménagement de Chalfont St. Giles à la région de Bristol, au début de 2006, Mike a mis en vente une dizaine de ses instruments. L'émoi a été très vif chez les fans, les débats vifs et le bonheur intense chez les quelques uns qui ont pu ainsi acheter une guitare du musicien... d'autant qu'Oldfield a vendu, parmi ces guitares, quelques pièces emblématiques de sa carrière.

Rappelons-nous des quelques guitares électriques qui ont eu sa préférence au cours de sa carrière musicale.

 

 

La Fender Telecaster

 Oldfield1Tele.jpg

Mike Oldfield a fait l'acquisition de sa Fender Telecaster en 1969, lorsqu'il a formé le groupe de rock Barefeet avec son frère Terry. Cette Telecaster Blonde 1966 avait auparavant appartenu au musicien britannique Marc Bolan (1947-1977), du groupe T-Rex.

La Fender Telecaster (surnommée "Tele") a été conçue par Leo Fender dans les années quarante. C'est l'une des premières guitares électriques à corps plein (solid-body, c'est-à-dire dans caisse de résonance acoustique). Elle a été produite et commercialisée à partir de la fin 1950, d'abord sous le nom d' Esquire puis de Broadcaster (après quelques ajustements) et enfin sous le nom de Telecaster. Elle a un son très clair et claquant, et a été utilisé par des guitaristes tels que Keith Richards (The Rolling Stones), Steve Howe (Yes), Andy Summers (Police) ou Jonny Greenwood (Radiohead).

Cette guitare a marqué les premières oeuvres de Mike Oldfield. C'est la seule guitare utilisée dans l'album Tubular Bells, et sans doute aussi dans Hergest Ridge. C'est encore une des principales guitares d'Ommadawn et d'Incantations. Son usage est moins connu ensuite, Mike l'a sans doute utilisée jusqu'à ce qu'il s'équipe en Stratocasters, vers 82-83. Mike Oldfield a réutilisé cette guitare lorsqu'il a enregistré Tubular Bells 2003, mais en ajoutant cette fois les autres guitares électriques de sa collection.

La Telecaster faisait partie des dix guitares que Mike Oldfield a mis en vente en 2006, mais le prix de réserve n'a pas été atteint. Elle a été de nouveau mise au enchères au profit de l'oeuvre caritative de Mike (Sane) au moment de la parution de son autobiographie Changeling en mai 2007, mais de nouveau sans trouver preneur. 

 

 

Les Gibson (Les Paul) SG Junior

 Oldfield2SG.gif

Mike Oldfield a acheté une Gibson de forme "SG" (une Gibson SG/Les Paul Junior Type II de 1966) après Tubular Bells. Cette guitare a été volée au Beacon avec d'autres instruments pendant qu'il travaillait sur Ommadawn. Mike Oldfield a alors acquis une Gibson SG/Les Paul Junior de 1962, et s'en est abondamment servi dans l'album Ommadawn. C'est cette guitare qui aurait été utilisée pour les solos de la fin de la partie 1 et de la partie 2. Eclipsée ensuite par une autre guitare de marque Gibson, de 1977 à 1980, cette guitare est revenue au premier plan dans les albums des années 80, notamment QE2 et Five Miles Out. C'est la guitare utilisée de bout en bout par Mike Oldfield dans son concert à Montreux en 1981.

C'est une guitare remarquablement légère, que Gibson a produit à partir de 1961 pour relancer ses ventes de guitares, le modèle phare représenté par la Gibson Les Paul étant alors en perte de vitesse. La découpe du corps de la guitare, avec ses deux échancrures (faisant saillir deux "cornes"), permet un accès plus aisé aux dernières frettes. Le modèle a été légèrement modifié au niveau du manche en 1966 ("type II").

Détrônée comme guitare-phare de Mike par la PRS à la fin des années 80 (bien qu'utilisée encore sur Tubular Bells II), cette guitare faisait partie des 10 guitares mises en vente par Mike. Elle a été acquise par un fan vivant en Suisse.

Mike possédait également une autre SG Junior modifiée (avec un micro MIDI et plus de prises) surnommée "Gibsynth" et qui aurait été utilisée au début des années 80, par exemple sur le solo de Shine.

 

 

La Gibson L6S Deluxe

 OldfieldL6S.gif

Dans les photographies où Mike pose au milieu de ses instruments dans son manoir de Througham en 1976, on reconnaît sa Telecaster, sa SG Junior mais aussi une Gibson Custom noire (dite Black Beauty) qu'on verra très peu souvent par la quite. Dans l'année qui suit, Mike Oldfield acquiert une nouvelle guitare du manufacturier Gibson, une Gibson Les Paul L6-S qui sera sa guitare principale sur les albums Incantations et Platinum, de même que dans les tournées de 1979 (Exposed) et 1980 (Platinum Tour et Knebworth). C'est une guitare qui a 24 frettes (contre 22 pour la SG Junior) et on entend Mike les utiliser toutes dans la partie 3 d'Incantations, notamment. La L6-S utilisée lors de la tournée 1980 est un modèle Blonde 2 Humbucker customisé par le luthier A.C. Zemaitis en 1980, que l'on reconnaît à sa plaque argentée (Merci à  J. pour sa correction).

A l'époque (1980), Mike décrit la L6-S comme sa guitare favorite : "J'ai tendance à utiliser la touche en entier (toutes les frettes) et j'ai essayé de trouver une guitare impeccable jusqu'en haut, la L6S est bonne, mais pas aussi bonne que je le voudrais. Je pense que je devrais vraiment prendre une E335, maintenant elles sont vraiment bien accordées. Mais j'aime le manche de la L6S, sa forme est comme il faut et, pour moi, c'est un des aspects les plus importants, les micros ne sont pas si bons mais c'est compensé par les amplis, ils rendent n'importe quoi correct."

La Gibson Les Paul a été créée au début des années cinquante par le guitariste de jazz Les Paul pour Gibson Guitar Corporation, pour concurrencer la Fender Telecaster, dans un contexte d'engouement général pour les guitares électriques. La guitare a la forme d'une guitare acoustique, avec une seule échancrure en bas pour favoriser l'accès de la main gauche aux dernières cases les plus aigues (une forme qui rappelle la Telecaster, en plus arrondi). Le modèle L6-S, spécifique avec ses 24 frettes, n'a été produit qu'entre 1972 et 1979, la variante Deluxe n'ayant été produite qu'en 3500 exemplaires.

Mike Oldfield a également eu une Gibson Les Paul TV Model 1957 (vendue en 2006) ainsi qu'une Les Paul Special ivory 1959, mais on ne sait pas s'il en a fait usage de façon significative. Il a également acheté une E335 à l'époque de Tubular Bells 2.

Après 1980, il semble que cette guitare ait été détrônée par le retour de la SG Junior dans les faveurs du guitariste.

 

 

Les Fender Stratocaster    

 

StratFiestaRed.gif

Mike Oldfield possède plusieurs "strats". La (les) première(s) est achetée vers 1982 et est utilisée sur l'album Crises (on l'entend par exemple en intro de Shadow on the Wall). Lorsqu'il tourne la vidéo de "Moonlight Shadow", Mike possède au moins une stratocaster de finition dite "Sunburst". Dans ses passages télés, on le voit également avec une strat de finition bleue et une autre blanche et verte. Mais sa stratocaster préférée est le modèle de 1962 (ou 1961) qu'il a acheté en 1983 ou 1984, apparemment entre la sortie de "Moonlight Shadow" et l'enregistrement de Discovery. Un article consacré à cette guitare est accessible ici. Réputée comme étant sa guitare favorite, elle a finalement été mise en vente à son tour en décembre 2007.

Légère sur le plan de la maniabilité et polyvalente au niveau sonore, la stratocaster est sans doute la guitare électrique la plus emblématique par sa forme, avec des deux échancrures asymétriques. La forme a été conçue en 1953, inspirée par celle de la basse Fender Precision (Mike Joue d'une Fender Precision dans le livé télé BBC Second House de 1973). Cette guitare a été popularisée en Europe par Hank Marvin des Shadows, qui jouait justement d'un modèle de finition Fiesta Red, Fender ayant eu la bonne idée d'introduire de nouveaux coloris vifs dans ses modèles de guitares. 

 

 

Les PRS (Paul Reed Smith)

OldfieldPRS.gif 

 

Si sa strat rose saumon reste sa guitare favorite, la guitare que Mike utilise le plus depuis presque vingt ans est sa PRS Custom faite sur mesure par Paul Reed Smith.

Paul Reed Smith (né en 1956) est un luthier américain spécialisé dans les modèles hauts de gamme, et est devenu connu quand Carlos Santana a adopté une de ses guitares.

Mike Oldfield a acquis cette guitare en 1988 ou 1989, et s'en est abondamment servi à partir d'Earth Moving ;elle est très largement utilisée sur Amarok et il semble que ce soit la seule guitare sur Heaven's Open. Elle marque le passage de Mike a des sonorités très adoucies.

Mike a possédé plusieurs modèles, dont un avec un micro MIDI qui a servi à faire la guitare "saxophone" sur Tres Lunas et qui a été vendue en 2006.

Il possède toujours son modèle custom fait sur mesure, qui a été mise en avant dans tous ses concerts des années 90, et encore récemment lors de la tournée Night of the Proms en Allemagne et Espagne.

 

 


 

Les guitares mises en vente par Mike Oldfield en février 2006 : 

  • Fender Telecaster 1967 (Only electric used on Tubular Bells) £POA -pas encore vendue-
  • Fender Precision 1960 Frets taken out to be fretless £2295
  • Gibson Les Paul Junior 1957 TV Yellow Modified £2995 -vendue à un fan écossais-
  • Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1961 £2695  -vendue à un fan suisse-
  • Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1963 Heavily modified £1395  -vendue à un fan anglais-
  • PRS Custom 24 GK Pickup £1950  -vendue à un fan anglais-
  • Martin D28-12 1973 12 String Acoustic £1695  -vendue à un fan allemand-
  • Taylor K22 Custom Small Bdied Koa Aoustic £2400  -vendue à un fan-
  • Ramirez Flamenco Guitar 1975 Cyprus / Cedar £1350  -vendue à un fan anglais-
  • Ovation Adamas 1621 Redburst £POA  -vendue à un fan espagnol-
  • Deering 5 String Banjo Intermediate £995
  • John Le Voi Handmade Bouzouki £750
  • Wal 4 String Bass £1195

Les guitares mises en vente par Mike Oldfield en décembre 2007 : 

  • Fender 1961 Stratocaster Salmon Pink £POA -
  • MJV Mandolin £POA
  • Ramirez Short Scale Classical 1999  £POA -
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 10:00

Après l'article général sur les maisons de Mike Oldfield, voici un article qui s'intéresse de façon plus particulière à la résidence que Mike Oldfield s'était fait construire sur l'île méditerranéenne d'Ibiza et dans laquelle il a habité de 1996 à 1998, avant de la vendre à Noel Gallagher (d'Oasis).

Traduction de la version anglaise disponible sur tubular.net et la page de Patrick Wigful par ND - Cette version anglaise est peut-être une traduction d'un article en allemand ? 

Symphonie de Bois et Pierre

Gala n°39, 19 septembre 1996

 

Le rêve d'un homme : une maison pour l'harmonie et les notes. Ajoutez à ça le soleil et la mer sur la côte d'Ibiza. Voici l'endroit où veut habiter et composer le célèbre musicien pop Mike Oldfield.

La griffe Oldfield : beaucoup de bois, des angles arrondis et un souffle du monde ancien.

   

 Les pêcheurs d'Ibiza croient qu'ils peuvent entendre le son des sirènes et qu'une lumière verte magique brille du fond de l'océan les nuits de pleines lunes. La légende dit que c'est ici qu'Ulysse a résisté aux funestes sirènes...

Mike Oldfield a un faible pour ces sirènes - finalement le loisir de tous les musiciens - Mike Oldfield croit aux mythes parce que son architecte a trouvé une amphore antique de valeur avec une pièce vieille d'un siècle à l'intérieur, pendant qu'il plongeait au fond de la mer en face de sa nouveau maison à Ibiza.

Mike Oldfield na pas prêté attention aux pubs et aux habitués de boîtes de nuits, alors qu'il cherchait cet endroit merveilleux sur la côte sud-ouest de l'île des Baléares.  Il veut vivre une vie agréable et détendue. Il est riche, après son succès 'Tubular Bells' en 1973 et des succès en single tels que 'Moonlight Shadow' et 'Shadow On The Wall'. Grâce à sa réussite, aujourd'hui il peut commencer une nouvelle tranche de sa vie sous les rayons du soleil et sans aucune pression de travail avec ses 43 ans.

 

Il lui a été facile de dire au revoir à sa vie d'avant en Angleterre et à Malibu, à cause du climat si ensoleillé et des baies romantiques d'Ibiza. Mike dit : "le climat en Angleterre est  précisément épouvantable et j'ai aussi été déçu par le sud de la Californie. La Paifique est si froid que personne ne s'y baigne." Maintenant il a trouvé un lieu pour sa maison, qui est directement situé sur l'océan, où il est possible d'aller nager pendant un long été.

La nouvelle maison, dans son style typique de l'île, a été dessinée par lui-même sur son ordinateur. Pendant les deux ans de construction, il a pu s'y promener virtuellement. De la même façon, la piscine avec le bassin pour les enfants a été créée sur écran avec l'aide de son plus jeune fils Noah Daniel pour terminer le projet.

 

 

Avant que le château en espagne ne soit construit, il était nécessaire de préparer la pente raide près d'Es Cubells. Un investissement qui valait la peine. Aucun voisin en vue, une vue fantastique sur l'océan et une plage privée.

En roulant sur la route, il est presque impossible de voir la maison, parce que la maison se fond parfaitement dans le milieu naturel de l'île. A l'intérieur de la maison, Mike a fait attention à ce qu'aucun angle aigu ne gâche l'impression d'harmonie. Tous les angles de la maison, les fenêtres, les meubles et les niches sont arrondis. Une maison des beaux arts, imaginative comme ses chansons.

Qui plus est, Mike a fait attention à n'utiliser que des matériaux ayant au moins cent ans. Les énormes poutres proviennent d'une cave à vin italienne et les portes en bois sont celles d'un monastère en Espagne.

  Mike vit déjà ici avec sa compagne munichoise Miriam, âgée de 26 ans, mais pour le moment il est incapable de composer, car de nombreuses parties de son studio sont toujours dans sa vieille maison près de Londres. Sa soeur Sally Oldfield utilise toujours ce studio pour finir son nouvel album. Après quelques semaines, si le studio qui sera construit en pierre est terminé, le reste de son vieux studio sera envoyé de Londres à Ibiza.

Pour le moment il n'a pas encore décidé s'il doit vendre sa vieille propriété en Angleterre et s'installer à Ibiza pour toujours. Mais vivre pour toujours sous le crachin froid d'Angleterre, ce n'est pas la passion d'un "voyageur" comme Mike Oldfield. il veut voir l'océan.

 

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 00:10

Bien que la date puisse inciter à le croire, cette histoire de lion n'est pas un poisson d'avril !

 

Autour de 1976, à l'époque où Mike Oldfield habitait l'immense manoir de Througham Slad, dans la campagne du Gloucestershire, un jeune lion nommé Clyde a été hébergé quelque temps dans la maison de Mike.

Ce lion, né en captivité au zoo d'Edimbourg, avait environ un an et il était prévu de le relâcher dans la nature en Afrique. Avant ce voyage, il a séjourné à Througham, où il était gardé dans une cour close du manoir.

 

Phil Newell, qui a travaillé sur plusieurs disques de Mike Oldfield, et qui travaillait sur Boxed en 1976, a conservé un souvenir douloureux de cet animal, ainsi qu'il l'a rapporté à Dark Star dans un entretien publié en 2003. Phil Newell, qui avait l'habitude des lévriers d'Irlande du Manor (les fameux Irish wolfhounds, les plus grands chiens du monde), pensait tout savoir des gros animaux. Il a pourtant déchanté un jour, alors qu'il était assis sur une chaise à Througham : Clyde, qui était à ses côtés, a juste posé une patte sur lui et l'a secoué comme une brindille.

Plus marquant, un jour où Newell avait ouvert la fenêtre de la cuisine de Througham Slad (donnant sur la cour close), il s'est retrouvé avec le lion lui sautant dessus avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Newell s'est alors souvenu des recommandations de la personne chargée de garder le lion quand il n'était pas enfermé : dans ces cas-là, il faut frapper le lion sur le nez et lui crier dessus. Phil Newell réussit alors à faire reculer le lion, juste le temps que d'autres personnes (y compris le gardien du lion) arrivent ! Pendant quelques années, Phil Newell a conservé des cicatrices à l'épaule et sur la poitrine en souvenir de cet épisode.

 

 


 Pour lire quelques autres extraits de l'entretien (en anglais) avec Phil Newell pour Dark Star, cliquer ici.

 

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 21:00

Reflection est un film du British Arts Council de Lawrence Moore, réalisé avec un petit budget entre 1976 et 1978.

Mike Oldfield a été sollicité pour réaliser la musique du documentaire en 1976 par le musicien Alan Hacker, père de la compagne de Mike à cette époque (d'après la biographie de Peter Evans "Music from the Darkness").

 

"Reflection était l'idée de Keith Critchlow, architecte et spécialiste en géométrie sacrée. Le film explore les relations entre l'espace et les formes dans le monde végétal, minéral et animal et montre comment ces principes ont guidé les bâtisseurs de temples. Les séquences comprennent des reconstitutions visuelles de l'oeuvre de Theodor Schwenk sur les effets qu'ont des vibrations de différents types sur les matériaux et des séquences sur les motifs astro-archéologiques et les motfs géométriques dans des cercles de pierre tels que Stonehenge et Moel-ty-Ucha aux Pays de Galles.
L'oeuvre de Keith à Chartres ouvrait de nouvelles perspectives et montrait les relations spatiales inhérentes à la structure de la cathédrale, en se concentrant en particulier sur le Labyrinthe et la rosace occidentale. Une séquence finale montre ses trois enfants suivant le Labyrinthe sur un morceau de musique extraordinairement émouvant composé par Mike Oldfield et joué par lui et Alan Hacker."

(Tiré de http://www.earthrod.co.uk/pastprod.html)

 

On trouve dans cette musique les morceaux "Portsmouth" et "First Excursion" (inclus en 1976 dans le coffret Boxed), des versions alternatives d'Ommadawn, et surtout des morceaux qui seront ultérieurement inclus dans Incantations et qui permettent de connaître l'avancement de cette oeuvre à la fin 1976 (date à laquelle les morceaux pour le film auraient été livrés par Oldfield).

Vers la fin du documentaire se trouve ce morceau décrit comme "extraordinairement émouvant " intitulé "Making Way", qui n'a pas été conservé sous cette forme dans Incantations (un passage similaire est présent dans la partie 4). Mike Oldfield y chante quelque chose qui ressemble à Make Way - Make Way for the strange ones - this way... - Make Way for the Strange Ones, this way the old ones.. Lawrence Moore, interrogé sur ce que Mike voulait y dire, a déclaré ceci au fanzine Airborne : "Je pense que ça reflète ses propres sentiments sur là où il voulait aller à cette époque et "Making Way" est lié à l'idée du Labyrinthe (de la cathédrale de Chartres) lui-même".

 

Ce tableau posté par EeToN en octobre 2005 sur le forum de tubular.net récapitule le contenu de la bande sonore du film.

"alt." signifie "alternatif" et signale une version différente.

"?" indique des morceaux inconnus (càd restés inédits et non adaptés dans d'autres albums)

Début/fin Titre Disque officiel contenant le morceau Section
01. 00:06 - 01:15 The Path Face B de Shine (1986) 00:00 - 01:10
02. 01:28 - 06:08 First Excursion Boxed (1976) 00:00 - 04:44
03. 08:16 - 10:49 ? -  
04.

10:49 - 11:19

? -  
05.

11:51 - 13:34

Ommadawn Pt. 1 (alt.) Ommadawn (1975) 00:38 - 01:15 / 03:12 - 04:10
06. 14:24 - 15:50 Piano improvisation
Incantations éd. Deluxe (2011)

07. 16:07 - 17:30 ? -  
08. 18:07 - 19:27 Ommadawn Pt. 1 (alt.) Ommadawn (1975) 08:17 - 09:00
09. 20:53 - 22:49 Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978) 00:00 - 01:43 / 14:00 - 14:20
10. 23:03 - 24:52 Woodhenge Platinum (1979) 00:00 - 02:08                  
11.

26:06 - 28:56

Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978)  12:37 - 14:40
12. 30:46 - 31:57 Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978) 12:17 - 13:34
13. 32:47 - 35:30 Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978) 13:19 - 14:40
14. 36:07 - 38:14 ? -  
15. 39:28 - 40:14 ? -  
16. 40:23 - 41:49 ? -  
17.

41:40 - 45:01

Incantations Pt. 3 (alt.) Incantations (1978) 02:12 - 04:18
18. 45:08 - 50:10 "First Incantation"    
19. 49:30 - 51:20 The Path Face B de Shine (1986) 00:00 - 01:44
20. 51:09 - 54:00 Making Way Incantations (1978) 08:06 - 08:46
21. 54:03 - 55:23 Portsmouth                             Boxed (1976) 00:00 - 01:20
22.

55:25 - 57:09      

Chartres Maze -  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 08:00

Le 7 mai 1979, Mike Oldfield conclue une tournée européenne à Manchester, au cours de laquelle il a joué Tubular Bells, Incantations et son dernier single, "Guilty", avec un groupe de 53 musiciens ! Musicalement un triomphe, la tournée est un désastre financier, en particulier pour Mike Oldfield qui doit assumer lui-même une partie des pertes, et se retrouve au bord de la banqueroute. Au printemps 79, il est donc urgent pour Mike Oldfield et Virgin de sortir de nouveaux disques.

Avant même la sortie d'un album live (Exposed sortira en juillet 1979), Mike Oldfield commence donc à travailler sur un nouvel album solo. Rompant avec ses habitudes, Mike Oldfield s'entoure de nombreux musiciens, y compris pour des instruments dont il ne déléguait pas jusqu'alors les partitions : basse, claviers. Mike rappelle également son vieux compère Tom Newman, pour produire l'album en collaboration avec l'ingénieur du son Kurt Munkacsi(1). Les enregistrements sont effectués à New York, The Manor, Througham et Denham.

 

Pour construire cet album, Mike Oldfield reprend deux morceaux qu'il avait composés en 1976 et qu'il avait inclus dans la bande originale du documentaire "Reflection"(2).

L'un est repris tel quel : c'est "Woodhenge", morceau brumeux et étrange qui rappelle Incantations, l'album de l'année précédente. La jeune femme chargée des relations publiques chez Virgin dont Mike est fou amoureux depuis fin 1978, Sally Cooper, y joue les cloches tubulaires que l'on entend à la fin du morceau. Le morceau constitue probablement la partie de l'album enregistrée à Thougham, où Mike habite jusqu'à l'été 1979. On peut même supposer qu'en dehors des cloches tubulaires, le reste du morceau est effectivement l'enregistrement datant de 1976.

L'autre morceau que Mike reprend est au contraire totalement retravaillé. Une mélodie langoureuse que Mike jouait au piano dans "Reflection" est reprise avec un tempo rapide sur la guitare électrique et devient la fin du morceau "Platinum" (avant et après les "doo wap" chantés). Pour le motif principal du même morceau, Mike fabrique de nouveau une mélodie basée sur des gammes, telles qu'il les faisaient déjà à la guitare électrique, dans des morceaux tels que "First Excursion" et "Incantations part 3". Il semble qu'il ait surtout développé ce type de composition sur sa guitare favorite de l'époque, la Gibson L6S (que l'on voit dans le live Exposed). Là aussi, s'il reprend ces gammes, c'est les accélérant considérablement pour parvenir au thème principal de "Platinum" : "dadadada-dadada"...

 

Mike Oldfield insère ces deux morceaux sur chacune des deux faces de l'album que Mike compte appeler Airborn, et qu'il construit d'une nouvelle manière : les séquences y sont plus individualisées qu'avant, et seul un thème y est récurrent (et pas pour longtemps) ; seuls des enchaînements mixés assurent une forme de continuité sur l'ensemble de l'album ; la plupart des morceaux sont marqués par la présence de la batterie, les rythmiques rock et disco(3) ayant déjà été introduites dans "Guilty" fin 1978 et dans l'interprétation live de Tubular Bells au printemps 1979.

 

Le morceau "Platinum" s'insère dans un enchaînement de quatre autres morceaux courts réunis sous ce même titre.

- il est précédé de l'ouverture "Airborne "("aéroporté"), un instrumental comprenant plusieurs mélodies, dont une, que l'on entend de 3:25 à 3:50, sera reprise pour un autre morceau du disque. Le titre "Airborne" fait référence à la passion de Mike pour l'aviation, d'ailleurs une des raisons de son déménagement à Denham dans le courant de l'année (voir l'article qui évoque l'aérodrome de denham). Dans les toutes premières mesures du disque, on entend une voix murmurer ce qui semble être "Platinum" -la nature du mot prononcé a fait l'objet de débats entre fans sur les forums ;

- le deuxième morceau, "Platinum", est suivi de "Charleston" qui est (comme son nom l'indique) un charleston, c'est à dire une danse très en vogue aux Etats-Unis et à New York dans l'entre-deux guerres. Le rythme a été popularisé en 1923 grâce un morceau du pianiste James P. Johnson appelé "The Charleston", auquel le morceau de Mike Oldfield ressemble un peu ; d'après le Mike Oldfield Reference Guide, la fameuse ligne de basse qui conclut la part 1 de Tubular Bells est reprise dans "Charleston" (à 2:07).

- cette première face est conclue par le morceau "North Star / Platinum Finale", où Mike développe un crescendo sur une base répétitive comme il le faisait couramment à l'époque. Cette base répétitive est reprise du morceau North Star(4) de Philip Glass, où deux femmes psalmodiaient  des "I.A.O."  en une forme de canon virevoltant. Mike reprend la mélodie à la guitare puis avec des choeurs. Retravaillé par David Bedford, ce choeur est ici massif et sert d'apothéose à l'instrumental de la face 1.

 

Bien que les quatre morceaux soient bien différents les uns des autres, une production homogène et une tonalité générale disco-rock confèrent une unité à l'ensemble. C'est sans doute cette partie de l'album qui a été enregistrée à New York avec Kurt Munkacsi au pupitre et plusieurs musiciens de studio new yorkais cités sur la pochette : le batteur Alan Schwartzberg et les bassistes Neil Jason et Francisco Centeno.

 

La deuxième face de l'album est constituée d'un enchaînement de trois morceaux suivi par une chanson isolée. L'assemblage hétéroclite que constituent les trois premiers morceaux n'est pas présenté sous un titre unique.

- Le morceau "Woodhenge", déjà évoqué, se fond dans la chanson "Sally" (morceau disparu des éditions actuelles), chantée au vocoder par Sally Cooper et Mike Oldfield. La mélodie de Sally reprend celle entendue dans le morceau Airborne (3:25 à 3:50). Les paroles sont une déclaration d'amour de Mike à Sally : "Sally, I'm just a Gorilla, I'll say I'll love you ever more". La chanson se termine par une envolée de guitare échevelée et très aigue qui mène tout naturellement au solo de guitare puissant servant de transition/d'introduction au morceau suivant ; ce solo est, comme "Platinum", dans la lignée de ces gammes que construit Mike sur sa Gibson L6-S. On y entend d'ailleurs un passage d'Incantions (part 3, à 3'54), ainsi qu'une esquisse du  thème de "Sally", qui aurait donc du être le fil rouge de cet album...

- "Punkadiddle", comprendre Punk-a-diddle, littérallement "le punk (est) une arnaque" est la réponse de Mike au mouvement punk qui avait ringardisé et dénigré les musiciens progressifs et hippies, dont Mike était une des incarnations les plus évidentes. La rancoeur de Mike était de plus décuplée par le fait que Richard Branson avait signé les Sex Pistols en 1977 pour sortir Virgin d'une image trop spécialisée "hippie" (Oldfield, Gong, Tangerine Dream...) en dépensant pour cela les bénéfices gagnés grâce aux ventes de ... Mike Oldfield ! "Punkadiddle" pose, sur une rythmique très typique des groupes punks de l'époque, une petite gigue folklo jouée sur le synthé Roland SH-2000 typique de Mike à cette époque ("Blue Peter", Incantations, la rareté "Passed You By"...).

 

Les trois morceaux enchaînés sur la face 2 forment un tout un peu plus hétérogène. Ils sont joués par des musiciens qui ont, pour la plupart, déjà accompagnés Mike Oldfield dans sa tournée du début 1979 : ainsi Pete Lemer (claviers), Pierre Moerlen (batterie) et son acolyte de Gong le bassiste Hansford Rowe. Parmi les musiciens se trouve également le batteur écossais Morris Pert, qui débute ici une collaboration de trois ans avec Mike. 

 

Ces trois morceaux enchaînés sont suivi d'un épilogue sous forme d'une chanson isolée, une habitude que Mike avait déjà prise avec "The Sailor's Hornpipe" (Tubular Bells) ou "On Horseback" (Ommadawn).

Pour cette chanson, il fait appel à une chanteuse qu'il vient de découvrir dans un pub de Chelmsford (Essex, à proximité de la maison qu'habitait la famille Oldfield en 1973... un lien ?) et qu'il recrute via son frère Terry. La toute jeune Wendy Roberts se trouve ainsi convoquée à Denham (la nouvelle maison de Mike) en septembre 79, et enregistre "I Got Rythm", une reprise d'une chanson classique/jazz de George Gershwin, restructurée par Mike en slow.

 

Virgin refusant d'intituler l'album Airborn comme Mike l'aurait souhaité, ce dernier se rabat sur Platinum (platine), en partie pour plaisanter ("Mike Oldfield obtient un disque de platine"), mais aussi "parce que c'est un adorable métal étrange, lourd et s'alliant comme le plomb". 

L'album terminé part en pressage et, alors qu'il est trop tard pour retenir les 30.000 premiers exemplaires, Richard Branson fait savoir à Mike Oldfield qu'il ne veut pas de la chanson "Sally", qu'il estime trop loufoque et trop médiocre. Mike, qui compte alors sur le soutien de Virgin pour développer sa promotion aux U.S.A. (l'enregistrement à New York et l'inclusion d'un Charleston allaient dans le même sens), accepte de remplacer la chanson.

 

Il compose alors rapidement une nouvelle chanson avec Nico Ramsden, le second guitariste de la tournée 1979. C'est sans doute pour cette composition que Ramsden est crédité sur l'album pour des claviers et non pour de la guitare, comme on pourrait s'y attendre en voyant son nom. La chanson, s'insérant entre "Woodhenge" et "Punkadiddle", reprend le tempo de Sally (l'intro reste la même), mais développe une autre mélodie et de nouveaux textes. C'est "Into Wonderland". Wendy Roberts est rappelée pour chanter cette nouvelle chanson, enregistrée à Denham vers octobre ou novembre 1979.

L'album lui-même sort le 23 novembre 1979. Le changement de la liste des morceaux crée une certaine confusion, et nombreuses sont les éditions qui listent "Sally" mais contiennent "Into Wonderland". De même, toutes les éditions CD continuent à mentionner "Sally" alors que ce titre est une rareté, disponible sur seulement 30.000 exemplaires en vinyle et sur quelques bootlegs CD. Enfin, sur les vinyles, le découpage des pistes (l'espacement des sillons) soudait le solo de guitare à "Into Wonderland" et non à "Punkadiddle"...

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pochette est l'oeuvre de Trevor Key (le créateur de la pochette de Tubular Bells et de la forme de la cloche courbée). Comme souvent, la réduction au format CD et le grossissement du lettrage ont amoindri la qualité d'une des plus belles pochettes de 33 tours de Mike, de même qu'ont disparu les photos de Mike, 26 ans, de la pochette intérieure.

Sur l'une des faces de la pochette intérieure, on voit Mike de face, avec le regard droit dans l'objectif du photographe. D'après Sean Moraghan, auteur d'une biographie de Mike Oldfield, ce regard serait typique de Mike Oldfield dans la période 1978-79, après sa thérapie de 1978 (l'Erhard Seminars Training ou EST). Il aurait ainsi mis plusieurs journalistes mal à l'aise lors d'interviews en les fixant de la sorte pendant la conversation...

 

 

L'album connaîtra une édition différente pour sa sortie américaine. "Woodhenge" est remplacée par "Guilty", et un deuxième disque contenant Tubular Bells en live est ajouté. Le double album ainsi constitué est renommé Airborn et est décoré d'une pochette différente.

 

 

Platinum est un album électrique, rock, rythmé (la batterie est présente sur quasiment tout les morceaux). Le style des morceaux est simple, il se rapproche plus des petits morceaux folks que Mike avait enregistré ça et là dans les années 70 que des grands instrumentaux complexes et angoissés d'avant 1979. Il en ressort donc le sentiment d'une oeuvre plus lumineuse et positive. Pourtant, les inspirations sont de la même période que celles d'Incantations. L'écoute de la version primitive du deuxième thème de "Platinum" sur "Reflection" montre bien comment un même thème peut, selon son traitement, avoit le style d'Incantations ou de Platinum. C'est donc un album qui illustre bien la transition de Mike Oldfield de sa période progressive/symphonique à sa période pop/rock instrumentale.

 

C'est un album de Mike Oldfield facilement accessible, ce qui en fait une introduction possible à sa discographie. Nettement moins produit et arrangé que d'autres, il a une spontanéïté très "live" et, en cela, il n'est pas spécialement représentatif d'Oldfield. Mais il fait la part belle à ses guitares et à son inspiration folk-rock caractéristique. 

 

Ma cotation pour cet album : 9/10

 


 Notes :

(1) Kurt Munkacsi avait déjà enregistré "Guilty" pour Mike Oldfield en décembre 1978 à New York. C'est également un collaborateur de longue date de Philip Glass, dont il est l'ingénieur du son privilégié.

(2) Le documentaire "Reflection" a une bande son signée Mike Oldfield. Celle-ci comprend des versions alternatives de passages d'Ommadawn et des versions précoces de plusieurs passages d'Incantations, de même que les morceaux "Woodhenge" et "The Path". Elle comprend en outre quelques morceaux toujours inédits à ce jour.

(3) Le disco est à la mode en 1979. Quelques repères disco : 1976 - A Love Trilogy de Donna Summer et Giorgio Moroder ; 1977 - Stayin' Alive des Bee Gees ; 1978 - les tubes cultissimes I Will Survive de Gloiria Gaynor, Le Freak de Chic et Born to be Alive de Patrick Hernandez ; 1979 - Voulez-Vous de ABBA ; 1979 - Disco-very de Electric Light Orchestra.

(4) North Star est un album de Philip Glass, produit par Philip Glass et Kurt Munkacsi, et sorti chez Virgin en 1977. C'est également le titre du premier morceau de l'album, où deux voix féminines vocalisent des "I.A.O." de façon répétitive.

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Published by Nicolas - dans Discographie
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 22:23

Dans son édition du 22 juin 2003, le journal britannique S:2 (Sunday Express) consacre sa rubrique "Me and my record collection" à Mike Oldfield.

Entretien avec Chris Goodman. Traduction amateur : ND.

 

 

Mike Oldfield tâte affectueusement le vinyle qu’il vient de redécouvrir dans son grenier. Parmi des centaines, il a choisi ses 10 préférés, qui ont tous imprégné le chef d’œuvre qu’il a revisité maintenant pour la quatrième fois avec un ré-enregistrement complet pour Tubular Bells 2003. Oldfield a également donné des mentions spéciales à la symphonie n°5 de Mahler «un morceau de musique pour donner le cafard» ; Fairport Convention, «j’ai débuté en jouant de la musique folk», Wishbone Ash, «nous avons fait des tournées dans le circuit des collèges ensemble» ; et Robert Wyatt «du punk rock avec finesse». Ne vous attendez pas aux Sex Pistols…



1 GEORGE HARRISON   All things must pass (1970)
Ca m’a aidé à traverser ma première et pire dépression autour de 1970/1971, quand j’avais 17 ans. J’étais dans le groupe de l’ex-Soft machine Kevin Ayers et nous parcourions sans cesse l’autoroute M1 et l’Allemagne. J’ai commencé à avoir ces crises de paniques épouvantables et je ne pouvais plus fonctionner. J’écoutais alors le morceau-titre. Je me répétais que tout allait passer.

 



2 THE OVALTINEYS  Sing your all time favourites (c. 1950)
J’ai grandi à cette époque, ou un peu après (Oldfield est né en 1953) et j’ai toujours essayé de demander des choses sur Children’s favourites sur Light Programme (note : une station de radio de la BBC). Il y a une adorable naïveté autour de cette époque –quand les enfants étaient gentils. Probablement ma première initiation à la musique.

 



3 LA 5E SYMPHONIE DE BEETHOVEN  Philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan (1971)
Je devais avoir 8 ou 9 ans la première fois que j’ai entendu de la musique classique et j’ai été enthousiasmé par ce qu’un orchestre pouvait faire. Ca a beaucoup influencé Tubular Bells, pas spécialement ce morceau mais c’est le premier que j’ai entendu. Personne ne peut oublier ce «pom pom pom pom» – tellement superbe.

 



4 RAVI SHANKAR  Portrait of a Genius (1965)
La sorte d’album que vous écoutez avec vos amis quand vous avez 14 ans et que quelque un vous a donné une cigarette curieuse. J’aime le tablâ parce que je déteste les batteries. Mais le tablâ est si délicat, vous le tapotez comme avec des ailes d’oiseaux. Superbe. Pour ce qui est du titre, c’était une époque avant qu'il y ait les critiques rock et on pouvait se le permettre.

 



5 KEVIN AYERS  Whatevershebringwesing (1971)
J’étais assis au studio 2 à Abbey Road et personne d’autre n’arrivait, j’ai commencé à faire les overdubs tout seul. J’ai posé des bouts de percussion, de guitare rythmique, de basse, quelques solos de guitares et j’ai fait chanter les chœurs par le personnel de la cantine. Kevin est arrivé et n’était pas très impressionné, mais ils ont fini par utiliser ma version de toute façon. C’était donc le premier morceau que j’ai jamais fait par moi-même. Tout cela parce que personne n’était venu.

 



6 BILLY PIGG  The Border Minstrel (1971)
J’ai toujours voulu jouer de la cornemuse mais il faut pour ça être un écossais costaud avec une bouche énorme. Un jour, j’ai entendu parler de ces petites cornemuses northumbriennes. J’ai passé une année complète à la fin des années 70 à apprendre à en jouer. A la fin je pouvais jouer une paire de mélodies – c’était sacrément difficile. Billy Pigg est le Jimi Hendrix des cornemuses northumbriennes.

 



7 CREAM  Wheels of Fire (1968)
C’est fantastique la musique que ces 3 musiciens étaient capables de faire. La façon dont Eric Clapton a joué sur ces morceaux est incroyable. Je suppose qu’il s’est calmé plus tard, mais à cette époque, il jouait comme un démon. On dirait que les groupes actuels n’ont pas pu aller au bout du livre de Bert Weedon « Apprendre à jouer en un jour » . Ca semble tellement désuet d’être bon dans le monde de la musique pop.

 



8 TRAFFIC  Traffic (1968)
Quand je faisais Tubular Bells au Manoir, Winwood habitait un peu plus loin dans la rue et il lui arrivait de venir. C’était du genre « Wow, Steve Winwood ». Je suis allé à sa maison une paire de fois. C’était ma première rencontre avec une star du rock.

 

 



9 FAURE  Requiem (1962)
C’est ma troisième dépression nerveuse. Je me suis immergé dans la musique religieuse. Ca m’a gardé sain d’esprit après Tubular Bells quand les critiques m’ont attaqué. Mes parents ont essayé de m’élever en catholique mais je n’appartiens pas à une religion. Mais le monde semble quelque part divin, trop magnifique pour être un accident. De la même façon, certains aspects sont trop horribles pour que le monde soit un accident.

 



10 MIKE OLDFIELD  Tubular Bells 2003 (2003)
Tout ce que j’ai appris de ces disques est devenu le Tubular Bells original. Il me fascine d’une certaine façon. Je voulais fouiller dedans à nouveau et trouver ce qui était si bon dedans. Je ne réflechissais pas, à cette époque, je ne faisais que jouer.

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 19:15

Dans un article antérieur, j'ai indiqué comment Mike Oldfield avait souvent changé de maison au cours de sa carrière. Dès 1974, Mike Oldfield a disposé d'un studio à domicile. Ceux-ci nous sont connus par d'innombrables photographies, car c'est là, en général, que Mike semble se prêter aux interviews et séances de pose. Après les extérieurs, voici donc les intérieurs...

 

The Manor

Les deux premiers albums n'ont pas été enregistré chez Mike mais au studio-résidence The Manor, propriété de Virgin. Après avoir ouvert une chaîne de magasins de disques en Grande-Bretagne, Richard Branson avait en effet investi dans ce qui lui semblait être un concept porteur : un studio permettant l'hébergement des musiciens. C'est ensuite (avec Mike Oldfield) qu'il se lancera dans la publication de disques.

Mike Oldfield a enregistré au Manor la totalité de Tubular Bells et d'Hergest Ridge, ainsi que les percussions africaines d'Ommadawn. Il y a aussi enregistré une partie de Platinum.

 

 

The Beacon

C'est là que Mike habite de l'automne 1973 à l'été 1975 et installe son premier studio (voir cet article). Il y compose Hergest Ridge (la crête "Hergest" se trouve en effet dans les alentours), et y enregistre Ommadawn. Le studio se trouve en haut d'une pente raide, ce qui n' a pas été sans problème pour l'acheminement du matériel et notamment du piano. Mike a vendu The Beacon en 1976 et a laissé le piano aux nouveaux propriétaires qui en ont fait un "Bed&Breakfast" -sans doute équivalent d'une chambre d'hôte- (le piano n'y était plus d'après ceux qui ont pu y séjourner). Entre deux, Sally Oldfield aurait habité au Beacon, et aurait converti le studio (la pièce du bas) en deux pièces séparées. En juin 2006, le Beacon a été vendu de nouveau et je ne sais pas s'il abrite toujours un Bed & Breakfast.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

 

Througham Slad

Mike y emménage à l'automne 1975 (Karl Dallas écrit un article sur sa maison en octobre) mais le studio n'est pas encore complètement installé au début de 1976. Argiers et Portsmouth, enregistrés alors avec Leslie Penning, nécessitent le renfort du matériel du Manor Mobile. Le studio est emménagé dans la grange, est c'est sans doute ce vaste volume qui a décicé Mike a acheter cette propriété : il souhaite en effet pouvoir travailler avec un petit orchestre. Cela donnera Incantations. On voit le petit studio en mezzanine, caractérisé par sa petite fenêtre ronde. C'est là également que Mike Oldfield est filmé pour le reportage "The Making of Blue Peter", où on le voit enregistrer Blue Peter. Il y enregistre aussi une partie de Platinum (sans doute Woodhenge et Punkadiddle).

 

 

 

 

 

 

Little Halings, Denham

Mike y emménage au cours de l'année 1979 (septembre, peut-être avant) et y termine Platinum (sans doute "Into Wonderland", ajouté dans l'urgence à la demande de Richard Branson). Le studio est décrit dans un article de 1983. Il comprend une partie "claire" carrelée et une partie douce avec liège, moquette et tapis. Il y enregistre QE2, Five Miles Out, Crises, sans doute des parties de "The Killing Fields" et "Pictures in the Dark". Maggie Reilly (et son fiancé) est logée un temps dans un appartement situé en dessous du studio, de façon à répondre au pied levé aux besoins d'enregsitrement de Mike Oldfield (apparemment Mike travaille souvent comme cela avec ses collaborateurs). C'est là que Mike Oldfield installe ses premiers équipements vidéo (avec lesquels il réalise le clip de Pictures in the Dark, à bases de prises de vue d'Aled Jones et d'Anita Hergerland  réalisées dans ses studios).

 

 

 

 

 

Le Caribou, Villars-sur-Ollon (Suisse)

Mike y passe une partie de l'année 1984, afin d'échapper aux impôts sur les revenus (ses revenus ayant été très important en 1983, avec le succès de Crises et de Moonlight Shadow). Il y enregistre Discovery avec un plan de travail étudié : ski le matin, enregsitrement l'après-midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

Mégève et Saint-Paul de Vence (Alpes Maritimes)

Pas d'informations sur un éventuel studio dans la propriété française de Mike Oldfield, mais il est possible que ce soit là que Mike ait travaillé sur "The Wind Chimes" avec Pierre Moerlen (Mègève) et Simon Phillips (Anita Hegerland rapporte qu'elle a de bons souvenirs de Phillips lorsqu'il venait travailler sur ce morceau à Saint-Paul de Vence, et à l'époque Mike n'avait plus de maison en Angleterre).

 

Roughwood studios, Chalfont St. Giles

Mike s'y installe en 1988 avec Anita Hergerland. Il y réalise ses trois derniers albums pour Virgin ainsi que ses démos pour Tubular Bells 2 avec Tom Newman. Après avoir vécu en Californie, il y revient réaliser les vidéos de The Songs of Distant Earth et y réalise Voyager avant de partir vivre aux Baléares. Il y revient de nouveau en 1998 pour y terminer Tubular Bells 3 et y a depuis réalisé tous ses albums jusqu'à Light + Shade, de même que ses jeux multimédia MVR et Maestro.

Plan du studio

Mike devant ses claviers (Fruity Loops ?) dans la partie de son studio en pentagone 

 

Tockington

Mike Oldfield a déménagé en 2006 et s'est installé à 15 kilomètres de Bristol, près des Cornouailles anglaises, une région paraît-il prisée par les vedettes anglaises (comme Peter Gabriel...). Son nouveau studio a été au centre d'une interview pour le site http://www.recordproduction.com/ .  Il y a composé son dernier album, dont la sortie est prévue pour mars 2008. Il a quitté cette nouvelle résidence à la fin de 2007 pour s'installer une nouvelle fois en Espagne. 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 23:44

Je sais que je suis un peu en avance sur le printemps, mais le printemps est lui-même pas mal en avance, non ? Une période plus chargée m'a empêché de fêter la première année de ce blog le 27 février 2007. Je me rattrape ici avec quelques nouvelles fraîches.

Le prochain gros évènement est, comme cela est annoncé depuis un an, la sortie de l'autobiographie de Mike Oldfield, coécrite avec Jon Collins et intitulée "Changeling". Une date précise de parution est donnée depuis quelques semaines, c'est le 10 mai 2007, soit dans trois mois. L'ouvrage sera en anglais (une fiche est déjà visible sur amazon.co.uk) et une traduction allemande d'une part et espagnole d'autre part  est envisagée, compte tenu du succès que connaît toujours Mike Oldfield dans ces deux pays. L'ouvrage m'amènera certainement à revoir les articles biographiques publiés sur ce blog, d'autant que "Changeling" semble focalisée sur les années de jeunesse de Mike, autour de Tubular Bells en particulier...

 

Le magazine britannique Resolution Magazine a publié une interview de Mike Oldfield dans son dernier numéro et des photos, ainsi qu'un extrait vidéo de l'interview sur son site web. Mike Oldfield y parle de l'avancement de son prochain projet, dont il avait déjà parlé il y a un an. Il déclare travailler sur une pièce pour orchestre symphonique, piano et guitare classique. Il jouera lui-même de ces deux derniers instruments. Le thème de l'oeuvre sera basé sur le culte celte ancien dont a dérivé Halloween (La "All Hallow Eve" ou "Samain" avait déjà inspiré Loreena McKennitt en 1991).

Mike Oldfield est au stade de la démo, et est en pourparler avec Karl Jenkins (Soft machine, Adiemus) pour collaborer sur ce projet. Il envisage de l'enregistrer en un lieu spécial, comme Abbey Road (le recours à un orchestre ne va pas en effet lui permettre un enregistrement à domicile comme il avait l'habitude de la faire... voir l'article à paraître sur ce blog lundi prochain...). Un concert serait prévu lors de la sortie du disque.

Dans une autre interview parue en mars dans le quotidien espagnol (alacantinois) Diario Información, Mike précise : "Je suis en train d’étudier la possibilité de jouer dans les capitales européennes, y compris l’Espagne à la fin de 2007." On pourrait donc pronostiquer une parution d'album à l'approche de de novembre 2007, soit vers la date de Hallowe'en/Samain le 31 octobre/1er novembre... et dès la rentrée prochaine, surveiller d'éventuelles dates de concert !

Mise à jour 22 avril 2007

Le journal britannique Mail On Sunday vient de confirmer que le prochain album de Mike Oldfield ("pour choeur et orchestre") sortira en octobre 2007 chez Universal Classics. 

Mise à jour 16 mai 2007

Dans un entretien pour
This is London paru aujourd'hui,  Mike a annoncé que son projet en cours s'intitule Music of the Spheres (harmonie des sphères, concept pythagoricien qui veut que l'univers soit régi par des principes harmonieux en lien avec l'harmonie au sens musical).

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Published by Nicolas - dans Actualités
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