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Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, occasionnellement, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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11/03/2014 : le nouvel album "Man On the Rocks" est entré dans les classements britanniques en 12e position. Mike Oldfield prépare une version radio de "Moonshine" pour continuer à promouvoir l'album et espère pouvoir percer sur le marché américain.

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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 11:24

A la suite de l'article reprenant le Mike Oldfield Music Reference Guide de Chris Kimber, voici une série de références supplémentaires concernant l'album Platinum.





    Reprises (suite)   

18. Le thème situé à la fin du morceau Platinum dans l'album du même nom est repris d'un thème au piano du film Reflection, composé par Mike Oldfield vers 1976.
[05’43] dans Platinum
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/Platinum/Platinum-extr3.mp3&

[15'05] dans Reflection
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/Platinum/Reflection-Pt2.mp3&


19. Le thème du refrain du morceau original Sally (présent uniquement sur les premiers pressages de Platinum avant d'être remplacé par Into Wonderland) est repris dans le morcceau Airborne. Il est également suggéré dans l'intro de Punkadiddle (de façon un peu différente). 
Refrain dans Sally
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/Platinum/Sally-chorus.mp3&
[03'26] dans Airborne
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/Platinum/Airborne-Sally.mp3&
[00’25] dans Punkadiddle
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/Platinum/Punk-Sally.mp3&



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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 14:36
La parution de Tubular Bells sera au centre du prochain article consacré à la biographie de Mike Oldfield, qui devrait être publié ici vers la fin février. Sur le même sujet, voici en attendant le nouvel objet de sa collection que Yannick nous propose en ce début d'année.




La société Virgin a été fondée par Richard Branson en 1970 et le projet de maison de disques en 1972. Voici la toute première publicité pour cette dernière. Parue dans le périodique musical Melody Maker du 28 avril 1973, elle mentionne les 4 premiers albums de Virgin, avec, en tête, Tubular Bells de Mike Oldfield. Tubular Bells porte le numéro de catalogue V2001 et sortira 1 mois plus tard, le 25 mai 1973.

Remarquez la contradiction de cette publicité : le personnage est une femme enceinte alors que Virgin est le mot anglais pour "vierge" !


                                                                                                       Yannick


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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 20:00
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Bonne année 2008 à tous les lecteurs habitués ou occasionnels de mike-oldfield.net !

undefinedL'année 2008 promet d'être riche pour les fans de Mike Oldfield, puisque le vingt-troisième album du musicien, Music of the Spheres, devrait sortir avant la fin de l'hiver, à une date précise qu'il reste encore à guetter (en principe vers la mi-mars mais la sortie pourrait être anticipée à fin février).

Mike Oldfield avait indiqué en 2007 envisager une tournée européenne avec un orchestre pour porter son oeuvre dans des salles de concert de taille moyenne. Différentes rumeurs ont été relayées sur le blog espagnol et dans le fanzine allemand Hiawatha II. Un concert de lancement aurait été envisagé un temps en Espagne. Mike Oldfield aurait également pris des contacts pour organiser une tournée. Il convient donc de guetter d'éventuelles dates de tournée en 2008, en gardant à l'esprit que Mike Oldfield a souvent annoncé de tels projets sans les concrétiser dans les années 1987-2000.

Il faudra également porter attention aux éventuelles interviews que Mike donnera en 2008 pour savoir si les changements importants opérés dans sa vie en 2007 (départ du Royaume-Uni, vente d'une grande partie de ses instruments) correspondent à un virage musical voire à une semi-retraite du musicien.

Rappelons aussi que 2008 correspond aux 35 ans de Tubular Bells ! Se souvenir que Tubular Bells III est sorti il y a déjà dix ans ne rajeunit personne ! L'album Children of the Sun est sorti il y a quarante ans, et Mike Oldfield fêtera ses 55 ans en mai prochain...

En ce qui concerne ce blog, l'année 2008 devrait voir la poursuite des articles biographiques qui aborderont la riche période 1973-1975. Quelques albums seront chroniqués en détail, quelques articles et interviews supplémentaires traduits (notamment la tourographie qui sera poursuivie). Je vais essayer de continuer à ouvrir ce blog à des contributions extérieures et essayer de continuer à maintenir un rythme de publication d'au moins un article par mois, ce qui est la principale difficulté pour votre serviteur compte tenu de mes priorités familiales et professionnelles !




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Published by Nicolas - dans Actualités
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 09:00

La hotte du Père Noël est garnie cette année de nouvelles photos de l'ami Yannick !




Le concept Night of the Proms est de faire se rencontrer la musique classique et d'autres genres de musique, tels que le rock, le rap... L'orchestre de la tournée se produit dans plusieurs pays d'Europe avec, à chaque fois, des artistes nationaux en invités vedettes. Ces derniers peuvent être aussi bien des gloires actuelles que passées.

En 2006, la tournée allemande a vu avec grand bonheur la participation de Mike Oldfield en invité vedette. La tournée s'est déroulée dans 13 villes différentes en 18 dates. Mike y a joué des morceaux choisis parmi ses plus grands succès, à savoir des extraits de Tubular Bells et Ommadawn, Moonlight Shadow, To France et Shadow on the Wall.

Je me suis personnellement rendu à deux concerts, celui de Stuttgart et celui de Francfort, où j'ai remarqué que la popularité de Mike en Allemagne était intacte.

Ce concept a rencontré un succès énorme et tous les concerts se sont produits devant des salles combles de plus de dix mille personnes !

Un DVD regroupant quelques prestations des concerts vient de paraître. On peut y retrouver le Tubular Bells joué par Mike ! Il s'agit du DVD n°2 présenté à http://www.notp.com/france/dvd

                                                                                                             Yannick


Clic droit + Enregistrer la photo sous... pour enregistrer les images en meilleure résolution !

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Lire également :
Le collectionneur et son joyau
Programme du festival de Knebworth - 1980

Note de Nicolas : où l'on retrouve la Fender Stratocaster que Mike a vendu en décembre (on reconnaît bien les éraflures de la laque rouge).
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 23:00

Un petit nombre de morceaux de Mike Oldfield est associé à l'esprit de Noël. Parmi ceux-ci, le plus connu est sans contexte le petit instrumental In Dulci Jubilo.

Ce cantique de Noël est attribué, selon les disques de Mike Oldfield, à R.L Pearsall (généralement) ou à Bach (sur The Platinum Collection).


Aux origines

In Dulci Jubilo ("dans une douce joie") est à l'origine un cantique qui date du XIVe siècle. Il aurait été écrit en 1328 par le moine allemand Henrich Suso qui l'aurait entendu entonné par des anges. La première trace écrite de ce morceau remonte à 1400 environ en Allemagne et à 1540 environ en Angleterre. Plusieurs compositeurs –surtout allemands– ont repris ce morceau, notamment Buxtehude, Praetorius et Jean-Sébastien Bach (Prélude pour orgue BWV 729).
 
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/IDJ-Version-Praetorius.mp3&
Version de Michael Praetorius (1571-1621), texte en latin et allemand

In dulci jubilo,
nun singet und seid froh!
Unsers Herzens Wonne
leit in præsepio
und leuchtet als die Sonne
matris in gremio
Alpha es et O
(x2)

Le compositeur britannique Robert Lucas de Pearsall (1795-1856) en fait une adaptation et une traduction en anglais en 1837 (à partir d’une version de 1570), à une époque où les anglais dépoussièrent tout une série de cantiques de Noël du moyen-âge.

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/IDJ-Version-Pearsall.mp3&
Version de R.L. Pearsall, texte en latin et anglais

  
In dulci jubilo,
Let us our homage show!
Our heart's joy reclineth
In praesepio
And like a bright star shineth
Matris in gremio
Alpha es et O!


L'arrangement de Mike Oldfield

C’est sur cette adaptation de Pearsall que s’est basé Mike Oldfield pour enregistrer, avec le flûtiste Leslie Penning, une première version d’In Dulci Jubilo, en novembre 1974, au Beacon (sa petite maison dans le Herefordshire), peu après que Virgin lui ait fait installer un studio à domicile.

Le morceau a certainement été enregistré en même temps que Don Alfonso, ce dernier étant sans doute une commande de Virgin pour qu’un titre d’Oldfield soit présent sur une compilation qui devait sortir en début d’année 1975.

La compilation V sort en janvier 1975 et contient la version dite "longue" de Don Alfonso. Une version courte est mixée pour une sortie en 45 tours, pour lequel In Dulci Jubilo est prévu en face B. Ce même mois de janvier 1975, Mme Maureen Oldfield, mère du musicien, décède subitement à Harold Wood. C'est à ce titre que la mention « For Maureen » est ajoutée au titre de la face B, une dédicace qui se veut un hommage.


don-alfonso-uk.jpg


Tout au long de cette année 1975, Mike Oldfield travaille sur l’enregistrement d’Ommadawn, qui sort à la fin octobre. C’est très probablement Virgin qui encourage Mike Oldfield (alors la locomotive du label) à remixer une nouvelle version d'In Dulci Jubilo pour le sortir en vue des fêtes de fin d’année. De nouvelles pistes sont enregistrées au Manoir (probablement le synthétiseur et le kortholt de Leslie Penning), un nouveau mixage est réalisé et le nouveau 45 tours est sorti le 14 novembre 1975. Un vidéo-clip apparemment filmé à Througham suivra peu après.

Cette nouvelle version d'In Dulci Jubilo est aujourd'hui un classique de Mike Oldfield. Le titre est reparu sur de nombreux supports (EPs, coffrets, compilations) et c'est, avec Portsmouth, le morceau le plus fréquemment trouvé sur les compilations de Mike Oldfield.


Les deux versions

Les deux versions ont le même tempo et répètent toutes les deux dix fois le même couplet musical. Leur construction et les instruments qui s'y succèdent sont cependant lègèrement différents.

Le morceau In Dulci Jubilo (For Maureen) dure 2’45 environ.
Dans les trois premiers couplets s’entremêlent deux flûtes jouées par Les Penning sur un piano rythmique joué Par Mike Oldfield.
Dans le 4e couplet s'ajoute une troisème flûte plus basse.
Dans le 5e couplet,  la caisse claire (snare drum) de William Murray fait son entrée.
Dans les 6e et 7e couplets, Mike Oldfield déroule un solo de guitare sur deux couplets, dans la veine de ce qu’il fera sur Ommadawn (sans doute joué sur sa première Gibson SG).
Les 8e et 9e couplets sont tout à fait spécifiques de cette première version : le piano disparaît et l'on entend un son de guitare électrique affaibli et la caisse claire.
Dans le 10e et dernier couplet, tous les instruments reviennent et est reprise la deuxième partie du solo de guitare.

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/IDJ-9e-strophe.mp3&
Neuvième couplet d'In Dulci Jubilo (For Maureen)
 
Le morceau In Dulci Jubilo (remixé) conserve le même tempo et le même nombre de couplets que la version antérieure, mais est rallongé de six secondes par une introduction à la guitare acoustique, d'où sa durée de 2'51 !
On arrive bien à suivre les allées et venues des différents instruments grâce au vidéo-clip tout à fait particulier de cet instrumental, où chaque instrument occupe un petit carré dans une partie de l'écran !

IDJ.jpg

Le 1er couplet expose la base piano / flûte / guitare acoustique / basse.
Le 2e couplet y ajoute un kortholt (instrument à vent proche du cromorne).
Le 3e couplet substitue au kortholt un synthétiseur et une seconde flûte.
Dans le 4e couplet, le synthétiseur, la seconde flûte et le kortholt jouent de concert.
Dans le 5e couplet, le kortholt ressort et entre la caisse claire de William Murray.
A cheval sur les 6e,7e et 8e couplets, un solo de guitare (rallongé par rapport à la version antérieure) remplace les flûtes.
Dans le 9e couplet, la guitare sort et l'on entend les flûtes, le kortholt, les synthétiseurs, la batterie et des percussions,
Dans le 10e couplet, le milieu du solo de guitare est repris et se superpose aux flûtes. 

Cette deuxième version se caractérise par un miaulement de chat que l'on entend dans les dernières secondes (voir la fin de cet article) !
 

Les supports
On peut maintenant facilement comparer les deux versions, puisque l'une est incluse dans la réédition Deluxe d'Hergest Ridge, l'autre dans la réédition Deluxe d'Ommadawn, toutes deux sorties en 2010 !
Outre dans Boxed et dans la plupart des compilations parues depuis, la deuxième version d'In Dulci Jubilo est également parue sur trois supports, tous sortis à l'approche des fêtes de fin d'année :


In Dulci Jubilo

idj-nl.jpg


Paru le 14 novembre 1975
La face B difère selon les pays : On Horseback  a été face B en général, sauf au Canada (un extrait d’Ommadawn) et surtout en France (version remixée inédite de la fin de la part 1 d’Ommadawn).


Take Four

take4.jpg

Paru le 1er décembre 1978.
Ce Maxi de 4 titres contient PortsmouthIn Dulci Jubilo, le rarissime Wrekorder Wrondo et The Sailor's Hornpipe.
 
The Mike Oldfield Christmas EP

ChristmasEP.jpg
Paru le 19 novembre 1993
Ce Maxi CD sorti la même année que le coffret Elements (et en partie pour en assurer la promo) contient In Dulci Jubilo, une version courte de Wonderful LandPortsmouth et l'inédit Vivaldi Concerto In C.
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Published by Nicolas - dans Discographie
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 23:58

Si l'actualité musicale de Mike Oldfield  est marquée cet automne par des atermoiements (report de la sortie de son prochain album), ce n'est pas le cas de sa vie personnelle. Et les deux évènements ne sont pas sans rapport. Il est donc temps de faire le point sur les évènements de ces derniers mois. 

MikeOldfield-Sunday-Times.jpg

En octobre 2007, Mike Oldfield a annoncé son nouveau départ du Royaume-Uni pour l'Espagne et mis en vente sa maison du Gloucestershire. Dans un entretien pour This is London publié le 12 octobre, il a exprimé son ras-le-bol des interdictions et précautions croissantes en Angleterre, en particulier des restrictions frappant les fumeurs et de la multiplication des caméras. Dans un autre entretien, paru le 28 octobre dans le Sunday Times, il a relativisé ses propos précédents et précisé que l'élément de décision principal était sa recherche d'un climat plus présent "je ne pense pas que je pourrais vivre dans un climat froid de nouveau. Cela affecte mon humeur tout entière."

Ces annonces avaient été précédées de peu par l'annonce du report de la sortie du nouvel album, qui de novembre 2007 a été repoussée d'abord à janvier 2008 puis au mois de mars...

La raison initialement invoquée était la prochaine naissance du septième enfant de Mike et Fanny Oldfield, attendue pour la fin d'année 2007. Apparemment, Fanny attend un garçon qui sera appelé Eugène. Mike Oldfield souhaiterait rester près de sa famille et ne pas s'engager dans la promotion d'un nouvel album au même moment. Cela se comprend évidemment.


Roland-GP-8.jpg


Cependant, l'évènement était sans doute prévisible depuis un moment, et c'est probablement tous les autres changements de la vie de Mike Oldfield qui restreignent sa disponibilité en cet automne-hiver 2007. En effet, non content de quitter l'Angleterre pour de bon (en 1996, Mike s'était installé à Ibiza sans vendre sa propriété anglaise), Mike semble décidé à mettre un grand coup de balai dans son passé. Il s'est débarrassé d'un grand nombre de ses vieux équipements qui ont été depuis mis en vente sur ebay (sans doute des affaires non déballées lors de son déménagement précédent) et a également mis en vente son piano Steinway et son glockenspiel.

Lot #77: Glockenspiel A 3-octave glockenspiel d'orchestre ; propriété de Mike Oldfield. £500 - £700

Lot #118: Steinway No 137655 (vers 1910) Un modèle B de piano à queue de 6 pieds 11 pouces utilisé par Mike Oldfield dans ses enregistrements de 1987 à 2007. £8,000 - 12,000


Mise à jour du 13/12/2007

A peine avais-je posté cet article qu'une nouvelle plus étonnante est tombée via le site de Chandlers Guitar : Mike met en vente trois nouveaux instruments : 
- une guitare Ramirez relativement récente (1999)
- sa mandoline de la fin des années 70 que l'on voit dans le Live à Montreux (1981)

Mandoline3.jpg

- et surtout, ce qui était réputé être sa guitare favorite (!), la Fender Stratocaster "salmon pink" qui était une de ses guitares emblématiques depuis plus de vingt ans, et qu'il avait encore utilisé récemment dans la tournée Night of the Proms...

Strat.jpg


Mike Oldfield avait déjà vendu de la même sorte une dizaine de ses guitares en 2006, mais celle-ci semblait aux fans un instrument inséparable du musicien, un rêve de gosse qu'il s'était offert après le succès de Moonlight Shadow. Inutile de préciser qu'une certaine tristesse et de l'inquiétude planent sur les forums de discussion anglais, allemands et espagnols...


Il ne reste plus qu'à espérer que ce nouveau départ d'Angleterre à l'occasion duquel Mike largue décidément beaucoup d'amarres soit aussi un nouveau départ musicalement plutôt que ce qui ressemble de plus en plus furieusement à une sorte de retraite...


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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 09:00

Le Mike Oldfield Music Reference Guide est un guide établi par Chris Kimber, traduit pour ce site avec l'autorisation de son auteur.

Chris Kimber, dipômé de la Guildhall School of Music, est un compositeur (voir son
site personnel) né en 1972, dont le parcours musical a été influencé par Mike Oldfield, découvert lors de son adolescence.


Ce guide référence des moments intéressants de la musique de Mike et comprend plusieurs parties qui couvrent les reprises qu'il a fait de lui-même et d'autres compositeurs, les liens entre les morceaux, les erreurs et d'autres détails intéressants qui ne sont pas facilement audibles.

Quand c'est approprié, les temps des versions CD ont été utilisé pour permettre à l'auditeur de  s'y retrouver facilement et rapidement. La musique concernée par ce guide n'est que ce qui a été publié officiellement, et ne comprend pas les vidéos, pirates ou les promos rares, etc.

Bien que certains de ces points peuvent faire l'objet de débats, ce guide est fait dans l'optique de trouver des détails et de décider par soi même s'ils sont pertinents ou pas.

Chris K.


Note : La version reprise ici est la version 1.6, disponible également (en anglais) sur tubular.net.
L'auteur ne l'a pas mise à jour depuis plusieurs années, les derniers albums ne sont donc pas présents dans ces grilles.



    Reprises   

1. La suite d’accords de Tubular Bells part 2 pendant le passage du Piltdown Man (l’homme des cavernes) est utilisée comme riff dans le passage de fuzz guitar d’Hergest Ridge part 2. 
[14’29] dans TB part 2
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef1-TB.mp3&

[11'58] dans HR part 2
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef1-HR.mp3&

2. L’introduction de Tubular Bells s’est glissée au début de la chanson Five Miles Out
[00'00] - TB Part 1
[00'10] - FMO


3. Pendant le solo du concert de Tubular Bells part 1 dans l’album Exposed, le solo reprend des passages d’Hergest Ridge et d’Ommadawn
[10'53] à [11'17] – TB Live
[11'23] - HR
[06'11] - Ommadawn


4. Le riff de basse à la fin de Tubular Bells est repris dans Charleston dans l’album Platinum.
Merci à Adam Cohen
[17'23] - TB
[02'07] - Charleston


5. Le thème "Horseback" utilisé dans la chanson située à la fin d’Ommadawn part 2, que Mike avait à une occasion évoqué sous le nom de « air de promenade », apparaît plusieurs fois dans sa musique.
[0'00] - On Horseback (soit [13'56] - Ommadawn part 2)
[11'58] - HR part 2
[04'40] - First Excursion
[07'24] & [07'43] - Taurus 1 
et sans doute d’autres encore...


6. La ligne de basse dans Incantations part 4 dans le passage avec les Marimbas est reprise dans Taurus 1 (QE2). Cependant, l’idée de cette ligne de basse est également évidente dans Hergest Ridge
[03'00] - Incantations part 4
[03'34] - Taurus 1
[02'38] - HR


7. Le solo au synthétiseur dans Conflict (QE2) est réadapté au début d’Orabidoo (Five Miles Out). 
[02'02] - Conflict
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef7-Conflict.mp3&
[00'54] à [01'20] - Orabidoo
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef7-Orabidoo.mp3&


8. Un des nombreux thèmes d’Amarok s’entend très clairement dans She Moves Through the Fair (Voyager). Il est interprété au violon du côté droit. 
[37'54] - Amarok (par exemple)
[03'15] - She Moves Through the Fair

9. Un autre thème d’Amarok sert de base à la mélodie de Let There Be Light (TSODE). 
[08'37] - Amarok, à la flûte
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef9-Amarok.mp3&

[09'44] - Amarok, à la guitare électrique
[00'10] - LTBL, bien que cette mélodie apparaisse plusieurs fois tout au long de l’album.
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef9-LTBL.mp3&


10. Le thème de The Wind Chimes (Islands) est repris dans Amarok
[00'13] - TWC part 1
[12'45] - Amarok, avec une harmonie différente

11. Pendant Conflict (QE2) le synthétiseur reprend le dernier mouvement (appelé Badinerie) de la Suite No. 2 en Ré Mineur, BWV 1067, de J.S. Bach. 
[01'07] - Conflict
[11'58] dans HR part 2
 

12. Dans Incantations part 3, par dessus le long solo de guitare, on peut entendre le thème de Hergest Ridge part 2 joué très lentement sur des cordes aiguës. Bien que non identique, il suit les même mouvements de haut en bas. 
[03'15] - HR part 2, au chant
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef12-HRvoices.mp3&

[02'34] - Incantations part 3
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef12-I30234.mp3&


13. Une partie du solo de guitare de Incantations part 3 est réutilisé comme intro de Punkadiddle (Platinum). 
[03'54] - Incantations part 3
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef13-I30345.mp3&
[00'00] - Punkadiddle
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/QRef13-Intro-Punk-A-Diddle.mp3&


14. Pipe tune (Face B de Cuckoo song) reprend un thème de Incantations
[02'38] - Incantations part 1 (mais aussi à sa fin)
[02'48] à la fin - Pipe Tune
 

15. Pendant le solo de Guilty en concert (Exposed), deux passages de Incantations sont repris. 
[04'05 à [04'27] - Guilty
[11'24] - Incantations part 3
[09'41] - Incantations part 4
 

16. Dans Music For The Video Wall (Face B de Magic Touch), il y a une reprise du début d’Evacuation de The Killing Fields – avec le même son de Fairlight.. 
[02'26] - MFTVW
[00'00] - Evacuation
 

17. Et puisque il est question des reprises, dans les paroles de No Dream dans Heaven’s Open, deux titres de chansons de Mike sont cités - Shadow on the Wall (Crises) et The Time Has Come (Islands). Après SOTW, il y a même un son de guitare heavy proche de celui de la chanson originale. 
[01'49] - No Dream (SOTW)
[02'00] - No Dream (TTHC) 


Voir des reprises supplémentaires dans cet article.

 
     Liens     

Ici sont indiqués les endroits où Mike a réutilisé une idée plutôt qu’effectué une reprise directe. Ca peut être, par exemple, une simple similitude mais j’ai pensé que ça valait le coup de les relever. J’aurais pu inclure TB / TB2 mais cela aurait été trop évident – donc je ne l’ai pas fait ! 
1. Bien que pas à la note près, il y a une référence à Crises dans The Wind Chimes part 2
[00'37] - Crises, ici dans le style de TB.
[15'42] - TWC
2. Presque une reprise directe du riff du passage de fin de Tubular Bells dans The Wind Chimes part 2.
[17'23] - TB
[17'44] - TWC
3. Une idée rythmique est utilisée dans Sentinel (Tubular Bells 2) de la même façon qu’elle l’était dans Crises.
[00'37] - Crises
[00'34] - Sentinel 
Le rythme étant 0-0-00-0-0-00-0-
4. Un groupe de 5 notes montantes est présent dans Incantations, Pipe Tune et Only Time Will Tell (The Songs of Distant Earth)
[00'00] - I part 2 [01'05 - I part 1, par exemple.
[00'27] - Pipe tune
[02'12] - Only Time Will Tell
5. Une suite d’accord apparaît plusieurs fois dans la musique de Mike, sous toutes les clés possibles, par exemple Sol mineur, Fa, Ré mineur 7, (parfois Mi), Sol mineur.
Exemples: TB part 2 – Le solo de guitare avant le Sailor’s hornpipe (voir aussi liaison #7)
HR, solo de hautbois
Guilty est également basé sur ça bien qu’il y manque l’accord Fa et la fin du Ré majeur.
[09'18] - Orabidoo
Autres exemples : Only Time Will Tell, Northpoint, Jungle Gardenia
6. Le thème d’Incantations est préempté dans "First Excursion" (Boxed
[4'05] - First Excursion
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/LRef6-First-Exc.mp3&
Incantations, partout !
Il a été également souvent réemployé dans Platinum, par exemple : [01'05] à [01'38] - Charleston, au piano
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/LRef6-Charleston.mp3&
Il est également repris pendant la reprise de TB (cf. Reprises #4) donc c’est que deux morceaux sont repris en même temps !!
7. En voici maintenant un qui est extraordinaire.Bien que ce ne soit pas un dsique de Mike Oldfield, le morceau Why Are We Sleeping de l’album "BBC Radio 1 Live in concert Kevin Ayers" préempte à la fois le passage final de Tubular Bells, et le contenu harmonique d’Incantations. Je ne peux que supposer que Mike a écrit ces parties de la chanson d’Ayers, sinon Ayers se serait plaint !
TB part 2, passage de solo de guitare (avant le Sailor’s hornpipe)
[05'07] à [08'48] - Why Are We sleeping
L’ouverture de WAWS fait vraiment penser à Incantations.
8. Orabidoo et Taurus 2 sont bien sûr très similaires – étant du même album – mais c’est inhabituel pour Mike de se copier lui-même si précisément dans deux différents morceaux.
Le passage de "fugue"
[07'00] - Orabidoo
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/LRef8-FugueOrabiddo.mp3&
[02'00] - Taurus 2
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/LRef8-Fuguet2.mp3&
et le passage de [07'50] à [08'33] dans Orabidoo est pratiquement identique au passage de [02'18] à [03'03] dans Taurus 2 (bien que dans Taurus 2 il soit un peu plus lent et surtout plus court !)
 
 
    Erreurs       
Ici sont indiqués les endroits où quelque chose s’est mal passé ! Mike est bien sûr quelqu’un de très attentif en studio mais parfois les choses vont de travers. Ici j’ai relevé les endroits où je pense qu’il y a des erreurs dans l’interprétation ou plus souvent dans le mixage et l’édition.
1. Dans Hergest Ridge part 1, il y a quelque chose qui me fait penser à un raccord louche (quand deux segments de musique mixée sont collés ensemble). Cela est trahi par la perte de définition dans le son de guitare.
[11'26] - HR
2. Pendant Incantations part 2 il y a un tremblement qui laisse croire que le master a collé très brièvement pendant le mastering.
[[00'58] - Incantations part 2
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/ERef2-Wobble.mp3&
3. Dans Tubular Bells part 1, pendant le morceau au grondement grave, la contrebasse du côté gauche disparaît pendant un instant –revient– et disparaît de nouveau. C’est probablement à cause du trop fort remplissage des pistes alors qu’ils essayaient d’enregistrer autant qu’ils pouvaient et quelqu’un a dû appuyer sur « enregistrement » trop tôt ! 
[07'37] - TB part 1 (côté gauche)
4. Une paire de tops fantômes sont audibles dans Taurus 2 (Five Miles Out) ainsi que dans Wild Goose flaps its wings (Voyager)
[07'14] - Taurus 2 (merci Paddy!)
[03'32] - Wild Goose flaps its wings
5. Dans la partie aux cymbales « Hi-Hat » de Taurus 2 (Five Miles Out) il y a quelque chose qui ressemble à un "punch-in" louche (quand un enregistrement est commencé pendant une prise précédente)
[08'25] - Taurus 2
6. Il me semble qu’il y a une fausse note dans la "Double Speed Guitar" pendant la partie avec Viv Stanshall dans Tubular Bells part 1.
[21'37] - TB part 1
7. J’ai bien peur que ce soit un cas d’impression à travers (quand l’information sur la bande fuit sur la couche voisine) qui ait touché Incantations part 2. Le résultat est que l’on entend la musique avant qu’elle ne démarre - une sorte de pré-écho. 
[07'15] - I part 2
8. Un autre raccord peu soigné dans Hergest Ridge où nous perdons presque un demi temps.
Merci à David Porter.
[19'40] - HR
9. L’album Five Miles Out souffre de nouveau pendant Orabidoo quand une section de cordes se trouve disparaître et réapparaître de façon plutôt louche. Merci à Marcus pour me l’avoir rappelé!
Orabidoo – la section de cordes du côté gauche est coupée à [10'37] et revient à [10'50]
10. Edition numérique amusante dans la chanson Gimme Back (Heaven's Open). Je suppose que MO devait mixer deux prises ensemble, mais cela ne rend pas très bien.
Merci à Rory Ewins.
[01'53] - Gimme Back (I want my b-eat)
 
 
    Autres détails intéressants      
1. Dans Amarok, "Fuck off RB" est transmis en morse !
[[48'05] à [48'42] - Amarok, joué sur un son de cuivres aigus
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/MORG/ARef1-Amarok-Morse.mp3&
2. A la toute fin de In Dulci Jubilo il y a un miaulement de chat ! Cela a été vérifié par Leslie Penning.
Merci à David Porter.
[02'48] - In Dulci Jubilo 

3. Un autre animal présent dans Taurus 2 !
[07'05] à [07'10] - Taurus 2 (des oies qui jacassent)
 



Quelques détails pourraient être ajoutés à cette liste de Chris Kimber, par exemple :

- le rire et le "Fuck off (?)" de Mike à la fin de "Music from the Balcony" dansHeaven's Open
- la référence à la Grande sarabande d'Haendel dans "Women of Ireland" dans Voyager
- les reprises de thèmes de morceaux "disparus" (Sally et Excalibur) dans d'autres morceaux
- la basse de TB dans"Angelique" dans Light+Shade...

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 23:43
Cette autre nouvelle rubrique aura pour vocation de présenter, à un rythme régulier, des captures et scans de pièces de la collection de Yannick, qui s'est présenté dans cet article.

Les images sont présentées à un format réduit, mais un clic droit + "Enregistrer la photo sous..." devrait vous la sauvegarder dans sa taille normale, soit une grande taille !




Knebworth-80.Portrait.JPGLe premier objet de ma collection présenté ici est le programme du festival de Knebworth qui s’est déroulé le samedi 21 juin 1980. On peut y voir, entre autre, une photo pleine page de Mike qui est rare, par le fait qu’elle soit en couleur. En noir et blanc, elle est très connue puisqu’elle a été utilisée sur le DVD Live at Montreux et sur le programme de la tournée EUROPEAN ADVENTURE TOUR de 1981. 

Je n’ai jamais vu cette photo en couleur ailleurs que dans ce programme. Ce concert a été filmé et est sorti en cassette VHS sous le nom The Essential, en 1980 et en DVD non officiel, sous le même titre, en 2004.

Ce programme est assez rare, bien que de nos jours, le mot rare n’a pas vraiment de sens avec internet.

                                                                             Yannick 


Knebworth-80.1.JPG

Knebworth-80.2.JPG

Knebworth-80.3.JPG
 
Knebworth-80.4.JPG

 Knebworth-80.Portrait.JPG

Knebworth-80.6.JPG


Seules les pages en rapport avec Mike Oldfield sont présentées ici.

 

Articles en rapport :

Tournées 1980

Le collectionneur et son joyau

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 23:25

Cela fait un moment que je souhaite ouvrir une rubrique pour interviewer des fans de Mike Oldfield, ou présenter des musiciens qui s'inspirent de Mike, ou tout simplement laisser la parole à certains des visiteurs de ce site (par le biais de rubriques de type sondages etc. quand j'aurai pris le temps de trouver des outils adaptés.

La tâche m'est pour l'instant facilitée par Yannick, qui m'a proposé de mettre en ligne des scans des documents qu'il collectionne et à qui je laisse le soin de se présenter lui-même dans cette nouvelle rubrique.

J'en profite pour saluer Jean-Jacques et Salocin, qui m'ont également fait parvenir des scans et des propositions de collaboration ces derniers mois, ainsi que mes vieux acolytes de la TML, Geinoh, Vinz et Sam.



Je m’appelle Yannick, j’ai 42 ans et je vis dans le canton du Valais au cœur des Alpes suisses.

J’ai découvert Mike en juillet 1981, lors de l’émission « Les Canards Sauvages » de la télévision suisse romande, émission qui correspondait aux « Enfants du Rock » en France. Le présentateur parlait d’un musicien anglais qui venait de cartonner au Montreux Jazz Festival. C’était ma première rencontre avec Mike Oldfield. J’ai eu comme un déclic, ou plutôt un coup de foudre. Le lendemain, je suis allé m’acheter le premier vinyle que j’ai vu de lui. C’était la compilation Music Wonderland, qui venait de paraître. J’ai eu la confirmation de ce que je pensais : la musique de ce gars là me plaisait vraiment.

Je l’ai vu pour la première fois en concert à Lausanne, en octobre 1984, lors de la tournée Discovery Tour. J’avais 19 ans. En tout, je l’ai vu 6 fois. En 1984, 1993, 1999, 2 fois en 2006 et en 2007.

2006 et 2007 furent des années extraordinaires. En décembre 2006, j’ai parcouru 1500 kms en voiture pour aller le voir jouer deux fois 20 minutes en Allemagne ( !) lors de la tournée Night of the Proms. J’avais même été tiré au sort pour le rencontrer, avec 34 fans allemands, dans son hôtel de Francfort. On était tous réunis, juste à côté de sa chambre, dans une salle spécialement réservée pour l’occasion….et il n’est pas venu. Il n’avait plus envie ; il était soi-disant malade. En mars 2007, je suis allé revoir le même concert à Madrid. J’ai été récompensé par le fait que je l’ai rencontré par hasard dans un shop de l’aéroport. Il m’a donné un autographe, mais ne m’a pas adressé la parole.

Mais le plus grand événement est arrivé en février 2006. Sur son site personnel, il avait annoncé qu’il vendait une partie de ses guitares. J’en voulais absolument une ! Tous les jours, j’allais sur le site de Chandler, un grand vendeur de guitares de Londres, pour voir la liste. La chance que j’ai eue était que j’étais derrière mon PC au moment où la liste a été mise à jour. J’ai donc été le premier à appeler Chandler, ainsi j’ai pu choisir laquelle je voulais. J’ai pris la Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1961, que l’on voit beaucoup dans les clips et reportages de 1975 à 1984. C’était une de ses  préférées, avec la Fender rouge qu’il possède encore maintenant. Cette Gibson est très célèbre et on peut la voir dans les clips Shadow on the Wall, In Dulci Jubilo, Five Miles Out….et le DVD Live at Montreux. Et elle a servi à l’enregistrement de l’album Ommadawn. 

Yan.JPG

J’ai reçu la guitare 10 jours après le paiement et quelques semaines plus tard, un certificat signé par la direction de Chandler et ….Mike lui-même. C’est chaque fois un rêve de la voir. Le comble est qu’il l’a utilisée lors de mon premier concert en 1984 et qu’il l’avait également avec lui à Villars-Sur-Ollon lors de l’enregistrement de l’album Discovery. Au fait, j’habite à moins d’une demie heure de Villars !

Je collectionne tout ce qui ce rapporte à lui. J’ai des vinyles, cds, dvds, laser disc, mini-discs, ddc, 8 pistes, tape 71/2, cassettes, revues, livres, pirates officiels et home made, posters, cadre, disque d’or, coffrets, photos…tout cela dans toutes les langues ! Ma préférence va aux anciennes revues et vieux journaux anglais. Je n’ai pas la plus grande collection du monde, mais je pense que personne ne l’écoute autant que moi ! 3 heures par jour ! Qui dit mieux ? Ma collection a augmenté rapidement dès l’arrivée d’internet dans ma maison !

Concernant mes albums préférés, je suis comme le 90% des fans ; ce sont les premiers albums qui sont pour moi les meilleurs. Mais j’adore aussi Amarok, par exemple. Tubular Bells n’est pas un album, c’est une œuvre !

 

                  Yannick

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 23:35
Boy Genius 'Not Broke' Shock
par Karl Dallas
 (Melody Maker, 29 décembre 1979)

Les choses ne sont pas passées dans la douceur pour Mike Oldfield. Il a perdu de l'argent avec ses tournées, a mis au rebut du matériel onéreux et a eu une querelle avec son label à propos d'un morceau d'un album. KARL DALLAS prête son épaule. 



TRENTE mille fans de Mike Oldfield ont une chance modérée de trouver à leur insu une pièce de collection –et, incidemment de participer par procuration à la récente paternité de Mike– s’ils achètent un exemplaire de son dernier album.
Mike-Molly.jpgTout est parti d’une querelle entre Mike et son label Virgin au sujet du contenu de l’album. Dans sa forme initiale, le deuxième morceau de la deuxième face contenait un hymne légèrement mièvre mais authentiquement naïf à la gloire de l’inamorata de Mike (et la mère de Molly, sa fille nouveau-né), l’étonnamment belle Sally Cooper, dont la présence au service de presse de Virgin pendant plusieurs années était pour les journalistes une meilleure raison de se traîner jusqu’à Vernon Yard que la marque particulière d’ironie laconique de son chef Al Clark.
Un coup d’œil rapide aux paroles du refrain vont vous donner une idée de la saveur de la chose :
« Sally, je ne suis qu’un gorille / Oui je t’aime toujours plus / Même un singe de Manille / Ne pourrait me faire cesser de frapper à ta porte. »
En tant que couplet, vous devez admettre que cela tend à élever Pam Ayers au niveau de T.S. Eliot, mais ça a aussi la même sorte de charme gauche que cette version qu’il a fait de "The Spaniard that Blighted My Life"1, sans parler du passage « homme-singe » de Tubular Bells, des inspirations qui doivent autant au cycle maniaco-dépressif de sa pulsion créatrice que ses mélodies les plus mémorables. De plus, Mike chante les paroles lui-même, ce qu’il n’a pas fait sur un album depuis qu’il a célébré les joies de la vie chevaline à la fin d’ « Hergest Ridge »2 -et ça ressemblait plus à un grognement de Lee Marvin.
 

CEPENDANT, comme c’est l’habitude des maisons de disques, même avec des artistes qui ont posé les fondations de leur prospérité actuelle, Virgin ne se sentait pas très disposé à céder à Mike à propos du morceau, et une longue dispute s’est ensuivie, qui à un moment a menacé de faire rater à l’album la période de ventes qui précède Noël.
lp-fr-back.jpgPendant ce temps, les pochettes et les macarons devaient être imprimées, donc , pendant l’impasse, le deuxième morceau de la deuxième face portait le titre de la chanson originale, « Sally », et ils ont même pressé 30000 exemplaires de l’album avec la chanson initiale dessus avant que Mike ne cède, n’écrive une nouvelle mélodie –également appelée « Sally »3- qui aille avec la base rythmique d’Alan Schwartzenberg, la seule chose en commun sur les deux en dehors du titre.
Donc, de l’extérieur, il n’y a rien qui permette de distinguer les deux albums : ils ont tous la même pochette et les mêmes macarons. Mais si on lit le numéro de matrice gravé près du sillon de sortie, on voit que l’initial, comprenant « Sally » Mk I a le numéro V2141-B-1, tandis que la version approuvée par Branson, avec "Sally" Mk II, est numérotée V2141-B-3 (ce qui me suggère soudain, au fait, qu’il pourrait bien y avoir une deuxième version quelque part, numérotée B-2).
 

POURQUOI Mike, qui fut pendant plusieurs années une des étoiles les plus brillantes au firmament de Virgin, qui fut capable de les persuader à financer plus de la moitié des 500.000 Livres qu’a coûté sa dernière tournée, financièrement désastreuse4, se laisse-t-il malmener de la sorte ?
« Je trouvais que c’était charmant, » me dit-il. « J’étais vraiment sous le charme de la face entière jusqu’au moment où je leur ai donné et qu’ils l’ont détesté. J’ai tenu bon pendant un bon moment, et peut-être que je n’aurais pas dû en démordre.
« Les roadies étaient suffisamment émus pour me téléphoner et me supplier de ne pas l’enlever. Je n’aurais dû sans doute pas le faire.
“Mais vous devez conserver la conviction de ces gens, et leur faire savoir que vous coopérez.”
Il n’avait jamais eu à se préoccuper de telles choses dans le passé, lui rétorquai-je, et pendant un instant il acquiesça.
« Je n’en avais pas besoin. Mais maintenant, ce n’est pas seulement une nécessité, c’est aussi un souhait. »
 

PARLER de nécessité nous a amené, bien sûr, à l’état actuel de ses finances, qui ont fait l’objet de quelques commentaires dans la presse écrite. Il a été décrit dans des termes aussi variés que « pauvre » ou « sur la paille », ce qui est, comme je suis heureux de le révéler, une légère exagération.
5219.jpgIl projette, par exemple, de vendre son avion privé Beechcraft Sierra –mais seulement pour le remplacer par un hélicoptère, qu’il imagine naïvement pouvoir faire atterrir dans sa nouvelle résidence à Denham (Buckinghamshire), bien que je ne crois pas que les contrôleurs aériens à Heathrow seront très enthousiastes pour l’arrangement.
« Virgin et moi avons dépensé ensemble un demi million pour la tournée, sur lesquels j’ai perdu personnellement environ deux cent mille, ce qui signifie que je n’ai pas eu de royalties cette année. Ce qui veut dire que les choses ont été financièrement assez serrées, ce qui est une expérience nouvelle pour moi.
« Je sais que je ne suis pas indigent, mais je dois faire très attention. Tu sais, Virgin m’a avancé de l’argent pour payer la tournée, mais même si je n’ai jamais vu cet argent, du point de vue du percepteur, je l’ai eu, et je dois trouver les 60% d’impôt de cet argent que je n’ai jamais eu. »
En conséquence, Mike a passé des annonces pour recruter un gestionnaire pour s’occuper de ses affaires, bien qu’il pense qu’il sera en fait attendu de l’heureux élu qu’il se concentre sur le montage de tournées qui rapportent.
« Je m’en fiche si elles ne rapportent pas, tant que j’ai mes royalties l’année suivante. Je préfèrerais que mon argent ne soit pas utilisé du tout –et que quelqu’un d’autre mette l’argent et en tire ce qu’il peut.
« J’espère être de nouveau sur les routes l’an prochain, vers avril, et nous voulons conserver tous les morceaux de la dernière tournée qui ont bien marché. Quelques uns des morceaux ont bien marché, et je veux en inclure un peu du nouvel album, qui est ce que j’aurais aimé avoir à jouer l’an dernier. « Platinum » a été conçu pour être joué en concert. Les films ont bien marché, et je vais avoir plus de films.
« Le son de guitare a bien marché, bien que nous ayons fait cela d’une façon bizarre, avec une boîte à l’arrière. Le PA a plus ou moins marché, mais j’ai dû le reconstruire pour qu’il soit plus petit et plus facile à transporter.
450.jpg« J’ai jeté toutes ces affaires quadriphoniques qui n’ont pas marché, et nous vendons la table de mixage, qui n’a pas fonctionné.
« Je projette d’avoir 12 personnes, en comparaison avec le grand orchestre, mais je suis très conscient que cela ne soit pas être une déception la prochaine fois, juste parce que l’échelle a été réduite. J’ai des idées pour les films et je vais avoir Ian Eames pour les animer.
« David Bedford ne fera pas partie de la tournée. » Il a refusé de s’étendre là dessus.
« Quelques uns des concerts seront énormes, comme le stade de Wembley qui est réservé pour avril, je crois, mais je veux également jouer dans des endroits plus petits à travers le pays, jouer dans plus d’endroits, même s’ils sont plus petits. »
 

MIKE exprime un peu de déception, pour ne pas dire de la perplexité, au type d’accueil que le nouvel album a eu de la presse. Il pense –et je suis d’accord avec lui– que la plupart des critiques ont débité les mêmes clichés « éreintons-le parce que c’est ennuyeux et qu’il a tant de succès », sans remarquer la rupture considérable avec son propre passé que sa musique presque minimaliste représente.
Il reconnaît que des parties de « Platinum » sont plus simples que tout ce qu’il a composé jusqu’ici.
« J’ai appris qu’on n’a pas nécessairement à remplir chacune des pistes isolées avec 24 millions d’overdubs. Sur quelques parties, il n’y a que quatre instruments qui sont joués. Le début d’ « Incantations » était incroyablement complexe, dans chacune de ses notes et chacune de ses mesures, et les gens disaient déjà que c’était ennuyeux, donc évidemment ce n’est pas ce qu’il y dedans qui techniquement attire ou repousse les gens.
Mike-Molly2.jpg« Et puis il y a une section au milieu de « Platinum » où il y a des accords plus complexes que ce que j’ai fait avant. Ils s’insèrent d’une telle façon qu’ils semblent normaux, mais si on regarde cet accord sur un piano, c’est complètement ridicule, il n’y a même pas un nom pour ça. »
 

LA PREMIERE fois que j’ai rencontré Mike Oldfield, il était un virtuose de la guitare folk âgé de 15 ans avec des troubles de la personnalité, qu’il a appris à sublimer dans son « Tubular Bells ». Au fil des ans, j’ai appris à comprendre sa folie, et nous avons une fois passé une heure ridicule lors d’un dîner à échanger sur les dépressions nerveuses que nous avions traversés.
La fois suivante où je l’ai rencontré, après une pause raisonnable, à l’époque d’ « Incantations », il venait de suivre une thérapie et semblait plus frappé que jamais, en particulier quand il déclarait de façon si véhémente que maintenant, enfin, il était sain et il dirigeait sa propre vie.
Cette fois, je suis heureux de la rapporter, il semblait vraiment normal, plus du tout la créature animale et timide qui avait l’habitude de comparer des interviews avec des viols, et pas plus la centrale électrique régénérée que j’avais trouvé si aliénante un an plus tôt.
« J’étais très idéaliste à l’époque de ‘Tubular Bells’. Je suppose que l’on pourrait dire que j’avais une vision de ce que je voulais faire, mais c’était une vision de sûreté et de chaleur et de sécurité parce que je me sentais si peu en sécurité. Maintenant je veux réussir la clarté. Je ne peux la décrire qu’en termes picturaux, tu sais, comme si chaque album que j’avais jamais eu avait une pochette bleue dessus.
« C’est pour cela que je l’ai appelé ‘Platinum’, en partie comme une blague –tu sais, ‘Mike Oldfield est disque de platine’, mais aussi parce que c’est un métal étrange et adorable, lourd et flexible comme le plomb. Je voulais vraiment l’intituler ‘Airborne’, mais ils n’en voulaient pas.
Ils ont toujours fait des choses comme ça. Ils voulaient même que je mettre des paroles sur ‘Tubular Bells’.
"Je me sens bien et moyennement névrosé comme tout le monde, maintenant. "



Articles associés :
L'album Platinum
Les tournées de 1980
Article de Karl Dallas de 1975

Notes : 

(1) : Karl Dallas se réfère probablement à la chanson "Don Alfonso" (la chanson "The Spaniard that Blighted My Life" est une chanson existante dans le même style), mais il est difficile de savoir si l'approximation sous la plume de Dallas est volontaire.

(2) : Karl Dallas évoque la chanson "On Horseback" qui figure en fait sur l'album "Ommadawn".

(3) : Nouvelle erreur (!) de Dallas, puisque la chanson de remplacement s'intitule "Into Wonderland". Le titre n'a jamais (?) été porté sur les pochettes (sur mon exemplaire 33 tours de Platinum, le titre du morceau était effacé), mais a été correctement imprimé sur l'étiquette centrale du disque.

(4) : L'interview se situe entre la tournée 1979 ("Exposed") qui a été un désastre financier et la tournée 1980, qui se prépare au moment de l'entretien.

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