Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, occasionnellement, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Recherche

Flash infos

11/03/2014 : le nouvel album "Man On the Rocks" est entré dans les classements britanniques en 12e position. Mike Oldfield prépare une version radio de "Moonshine" pour continuer à promouvoir l'album et espère pouvoir percer sur le marché américain.

Archives

Visiteurs

Locations of visitors to this page

Geo Visitors Map

Articles Récents

8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:17

Mise à jour du fichier le 20/09/2011

 

Il y a quelques années, j'avais proposé deux articles présentant la succession de maisons et de studios dans la vie et carrière musicale de Mike Oldfield. Après la parution de Changeling, la biographie de Mike Oldfield, et à l'aide des nombreuses interviews dans lesquelles Mike avait présenté ses studios (comme celle-ci par exemple), j'avais commencé à recenser les différentes étapes de la vie d'Oldfield sur Google Earth.

 

Je crois qu'un tel fichier avait déjà proposé sur un site allemand ou espagnol, mais je ne l'ai pas retrouvé. Le site allemand tubular-world a quant à à lui traité de vues sur Google Earth dans une rubrique encore consultable.

 

Toujours est-il que j'ai enfin bouclé une version de ce parcours des lieux de vie de Mike Oldfield depuis le 15 mai 1953. Vous pouvez télécharger le fichier kmz suivant : Mike-Oldfield-s-living-places-2.3.kmz  et l'ouvrir dans Google Earth (ou bien le lancer directement).

 

MikeGoogle

 

Les punaises vertes indiquent les bâtiments localisés précisément, les punaises jaunes des lieux plus vaguement identifiés. Les commentaires sont en anglais et français. Les lieux sont indiqués en anglais.

 

Un deuxième fichier recense des lieux plus ou moins liés à la musique de Mike (Hergest Ridge, Penrhos Court, The Lake, etc.). Voir l'article la musique de Mike Oldfield sur Google Earth.

 

J'espère mettre à jour et proposer d'autres versions de cette visite virtuelle en fonction de vos retours.

08/09/2011 : version 2.0

09/09/2011 : version 2.1 (localisation précise du chalet dans lequel Mike Oldfield a enregistré Discovery)

09/09/2011 : version 2.2 (localisation supposée de la maison de Bunyola où Mike Oldfield a vécu un an en 2008=

20/09/2011 : version 2.3 (localisation de Monks Way précisée)

Repost 0
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 23:24

BBC6Du neuf en 2012 ? C'est ce que pourraient laisser entendre les rares confidences lâchées en fin d'interview par Mike Oldfield ce Lundi 25 juillet sur BBC radio 6.

 

Mike Oldfield était "l'invité" de l'émission Radcliffe et Maconie ce Lundi 25 juillet après-midi sur BBC Radio 6. Au téléphone depuis les Bahamas (où il vit maintenant depuis 3 ans), Mike Oldfield s'est entretenu pendant une quinzaine de minutes avec Stuart Maconie, essentiellement pour discuter de la sortie du remixe/remaster d'Incantations.

 

Les rééditions Deluxe de Mike Oldfield feront l'objet d'un prochain article (j'espère recevoir Incantations en rentrant de vacances...), mais on peut déjà se réjouir ici des quelques informations arrachées par Stuart Maconie à Mike :

 

Sur le projet "Telecaster", Mike s'est un peu défilé ("C'est censé être un secret") avant d'indiquer que le projet avait évolué : après avoir "triché' et équipé sa Telecaster de micros Humbucker, il a trouvé que le son se rapprochait plus d'une Gibson Les Paul. Sans vraiment dire s'il avait renoncé à ce projet, Mike a ensuite détourné la conversation pour dire qu'il faisait des séances d'enregistrement grâce à skype avec des musiciens dans le monde entier, et qu'il avait eu de très bonnes sessions avec le batteur américain John Jr Robinson... Ce batteur avait déjà été mis à contribution sur "Altered States" dans Tubular Bells II en 1992 !

 

MOBBC6

 

Mike a aussi glissé qu'il travaillait avec un musicien vivant "de ce côté-ci de l'Atlantique" pour faire des remixes club d'anciens morceaux (d'après tubular.net ce serait le groupe allemand York).

 

Enfin Mike indique qu'il envisage un spectacle live en 2012, mais le projet n'en est qu'à des prémisces (quelques fans de Tubular.net spéculent déjà sur un concert pour les JO de Londres...)

 

Mike détourne ensuite la conversation sur les poissons et requins des Bahamas, mais relancé sur le sujet de "nouveaux morceaux" et "d'un concert" dit "c'est possible, mais je ne peux rien dire de plus pour le moment' avant de conclure "je suis toujours là, à travailler et produire".

 

A 58 ans, Mike n'est donc pas encore un retraité de la musique -même s'il prend beaucoup plus son temps que par le passé !

Repost 0
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 22:16

Mise à jour 25 juillet 2011 : le journal de Fanny Oldfield a fermé début 2011 et n'est plus accessible sur internet. Le projet d'album "Telecaster" a visiblement évolué et Mike Oldfield ne s'étend pas beaucoup sur le sujet. En tout cas, pas d'album en vue en 2011 comme on pouvait un moment l'espérer à part bien sûr la sortie de l'édition remixée d'Incantations.

 

Ces dernières années, tout pouvait laisser croire que Mike Oldfield se laissait aller vers une forme de "retraite"  : la vente de nombre de ses instruments, le départ pour les Bahamas, l'aveu qu'il était vite fatigué par le travail sur son dernier album pouvaient nous faire craindre que l'homme se contenterait de vivre des rééditions luxueuses de ses anciens albums, comme il en prend en partie le chemin...

 

Il semblerait cependant que Mike Oldfield se soit de nouveau mis en tête de réaliser un disque. Cette information, c'est Mme Fanny Oldfield elle-même qui l'a donnée récemment sur le blog/journal qu'elle tient et publie sur tubular.net sous le titre "One Track A Day" ("un morceau par jour").

 

Le 12 février 2010, elle nous confie ainsi "ce soir, Michael était vraiment enthousiasme par ce nouvel album "Telecaster" qu'il veut faire. Je crois que nous sommes tous les deux prêts maintenant pour réemménager à Nassau dans une maison avec un studio pour qu'il puisse travailler, un jardin pour les enfants et un nouveau cheval pour maman."

 

Le 19 mars, alors que les Oldfield sont de retour dans leur appartement de Nassau (en attendant une maison), Fanny écrit à propos de Mike "il a été occupé toute la journée à monter sa nouvelle table de mixage, tout comme une abeille heureuse, travaillant et faisant aboutir les choses." Plus loin : "Je suis impatiente qu'il ait de nouveau un vrai gros studio d'enregistrement, il va adorer ça. Il pourra jouer fort sans que les enfants ne le dérangent. Une fois, sur le bateau, Eugène a désaccordé les cordes pendant que Michael jouait. Ce n'est pas vraiment un environnement idéal pour se sentir libre de composer et travailler, pour se perdre dans sa création."

 

Le 30 mars, Fanny indique que "Michael est occupé à travailler sur son prochain album".

 

Le 5 avril, Fanny donne quelques autres nouvelles : "Michael travaille beaucoup sur son nouvel album et je m'assure de lui laisser tout l'espace dont il a besoin pour se sentir libre de composer. Je me demande vraiment à quoi ça va ressembler ; ce sera le premier album que je vais attendre avec tant d'attention."

 

 

Nous apprendrons sans doute d'autres détails dans les mois à venir.

 

MiketelecQu'apprenons-nous donc de la plume de Fanny Oldfield ? Que le projet de Mike s'appelle "Telecaster". On sait que bien des albums de Mike ont changé de titre en cours de travail, mais ce titre pourrait nous laisser croire que Mike focaliserait son travail sur une Fender Telecaster, retour donc à un instrument rock !

 

La Fender Telecaster est une guitare électrique plutôt ancienne dans l'histoire des guitares électriques. La seule guitare que Mike possédait lorsqu'il a enregistré Tubular Bells était une Telecaster... Comme il semble ne pas encore s'être séparé de cette guitare, on pourrait croire qu'il travaille sur sa vieille gratte. Mais une photo présente sur le site que Fanny consacre à ses travaux photographiques montre une main bien connue pincer les cordes d'une Telecaster rouge... qui n'est donc pas la vénérable Telecaster "blonde" d'il y a quarante ans... mais ce qui au passage confirme que Mike joue bien de nouveau de la Telecaster, alors qu'il y avait très peu recours depuis les années 80... On peut donc s'attendre à un son de guitare assez différent de celui des années 90-2000, dominés par les sonorités de sa PRS Custom. Cette nouvelle Telecaster semble rouge et blanche, comme sur l'exemple montré ci-dessous...

 

Tele

 

 

Le passé nous a montré qu'à chaque fois que Mike se mettait un nouveau projet musical en tête, il n'avait de cesse d'y travailler jusqu'à le publier (contrairement aux projets de tournée, comme en 2008). On peut donc s'attendre à voir arriver un nouvel album de Mike Oldfield d'ici la fin de l'année ou l'an prochain.

 

 

   

Repost 0
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 00:05

Dans les prochains mois, il y a fort à parier que l'actualité autour de Mike Oldfield va de nouveau s'agiter un peu... A contrario, les deux dernières années ont été plutôt calmes. C'est donc l'occasion de faire le point sur ce qui s'est passé depuis la sortie de Music for the Spheres en mars 2008... il y a deux ans !

 

MOTSboxQuelque temps après Music of the Spheres est sorti à l'automne 2008 un double album contenant la version album et l'enregistrement live de Bilbao (l'unique concert fait par Mike en 2008).

 

Il n'y aura pas eu de dynamique particulière autour de cet album (singles, promos, tournée...), à l'exception du fait que Music of the Spheres sera nominé en 2009 parmi les possibles "Classical BRIT best album of 2009"... Malheureusement, ce sont les Royal Scots Dragoon Guards qui remorteront la mise !

 

Pour autant, un titre court de Mike Oldfield est néanmoins sorti à l'automne 2008 : "Song for Survival" (Mike Oldfield feat. Anuta Tribe) est un des morceaux de la série documentaire "Amazon", dans laquelle sa fille Molly Oldfield est impliquée.

 

2009 verra une réédition de poids avec la publication chez Mercury de nouvelles éditions de "Tubular Bells" contenant différentes versions de l'album, dont des versions de travail de Tubular Bells ainsi que le morceau "rare" "Mike Oldfield's single" qui n'était jusqu'alors disponible que sur des 45 tours... Malheureusement quelques hics gâcheront l'évènement, la mise en vente d'un certain nombre d'éditions signées ne s'étant pas déroulée au mieux.

 

En 2009, Mike semble se retirer de plus en plus de la vie "active", et après avoir vendu de nouveaux instruments, il quitte l'Espagne (où décidément il n'est jamais resté longtemps...) pour emmener sa famille... aux Bahamas ! Une interview de 2008 évoque à demi-mot la retraite et Mike semble se rencentrer sur la vie de famille, le bien-être, le plaisir de vivre... la musique semble s'éloigner de ses préoccupations... 2010 va-t-elle nous détromper ? ;-)

 

Pendant ce temps, le temps continue à s'écouler et quelques anciens collaborateurs de Mike nous quittent : Pekka Pojohla (bassiste pour Mike en 1979) est décédé en 2008 tandis que Morris Pert (batteur juste avant Simon Philips en 81-82) vient de nous quitter en avril 2010...

 

L'actualité plus récente dans des articles à venir ;-)

Repost 0
Published by Nicolas - dans Actualités
commenter cet article
30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 15:18
Un nouvel objet de la collection de Yannick, accompagné de son commentaire :

J'ai eu la chance d'être parmi les fans invités au concert de la présentation à la presse du nouvel album Music of the Spheres. Il y avait, hormis les invités officiels, une trentaine de fans environ, venant du Royaume-Uni, d'Allemagne, de France, d'Espagne, des USA et... de Suisse, bien sûr !

Notre situation n'était pas vraiment parfaite, mais chacun avait été prévenu à l'avance des inconvénients qui pourraient survenir. Personellement, je ne regrette pas d'y être allé, car j'ai pu revoir les fans espagnols que j'avais rencontrés lors des Nights of the Proms à Madrid en 2007, et les fans allemands rencontrés à Francfort lors de la tournée germanique en 2006.

Voici donc la publicité parue dans El Pais, le plus grand quotidien espagnol, le jour même du concert, soit le 7 mars 2008.






La deuxième photo représente le dossier de presse remis aux journalistes. Il comporte douze pages avec un dossier sur Mike, un sur le musée, un autre sur la chorale et enfin un sur l'orchestre. J'ai réussi à m'en procurer un exemplaire grâce à mon bon contact avec les fans espagnols qui ont des relations excellentes avec Universal Espagne. Je l'ai vu la semaine dernière sur Ebay et il vaut déjà plusieurs dizaines d'euros!





Je dois dire que ce fût étrange de voir Mike avec un orchestre symphonique.....étant habitué à le voir avec des guitares électriques et un orchestre totalement différent.
 
Je vous invite à jeter un oeil sur cette vidéo où l'on peut voir un excellent reportage de Télématin de France2. Le son est décalé, mais la vidéo va être remise en ordre bientôt... Génial de voir un reportage en français sur Mike! http://fr.youtube.com/watch?v=xnCvZ5ncn9I
 
Yannick
Repost 0
11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 23:00
undefinedCela fait plus d'un an que des informations filtrent sur le développement du dernier projet de Mike Oldfield, et ce blog en a fait l'écho à plusieurs reprises.

Les plans médias se mettent en place en Espagne et en Allemagne, là où les albums de Mike Oldfield sont toujours très attendus. En France, la sortie de Music of the Spheres risque d'être aussi discrète que celle des derniers albums de Mike...

Pourtant je trouve que le dernier album de Mike Oldfield est plutôt un bon disque, nettement au dessus de ses dernières productions. J'ai eu la chance de disposer du contenu du disque il y a six mois et le plaisir de l'écoute de Music of the Spheres ne diminue pas avec le temps, contrairement à ce qui s'était passé par exemple avec The Millennium Bell qui m'avait plu aux premières écoutes, et m'avait rapidement lassé.

J'ai néanmoins quelques regrets autour de cet album. Je saisis donc ici l'occasion de dresser les qualités et limites que je lui trouve...


Le retour au long instrumental

Music of the Spheres propose un retour à une forme de musique que Mike Oldfield n'avait pas visité depuis l'époque des Tubular Bells 2 & 3 : un long instrumental, certes sectionné en morceaux de 3 à 6 minutes, mais tout enchaîné (en fait avec deux parties) et bénéficiant d'un minimum de cohérence assuré par la reprise d'un ou deux thèmes.

Les deux grandes parties sont d'ailleurs légèrement différenciées, comme pouvaient l'être celles de Tubular Bells et d'Ommadawn, par exemple.

Ainsi, la partie 1 de Music of the Spheres (26 mn), qui comprend les morceaux Harbinger, Animus, Silhouette, Shabda, The Tempest, Harbinger (reprise) et On My Heart semble plus dense et plus homogène ; elle recèle en chacune de ses pistes de forts contrastes, envolées épiques (Animus), passages mélancoliques (Silhouette) ou lyriques (Shabda, On My Heart). Elle fait la part belle au virtuose pianiste Lang Lang qui y déverse des cascades de piano. A plusieurs moments, la musique se rapproche de musique de films, du type de celle du Seigneur des Anneaux ou de celles de Danny Elfman...

La partie 2 de MotS (21 mn : Aurora, Prophecy, On My Heart reprise, Harmonia Mundi, The Other Side, Empyrean, Musica Universalis) contient autant de contrastes que la partie 1, mais ceux-ci se manifestent surtout au travers de morceaux plus individualisés surnageant de l'ensemble, comme Aurora (sans doute le morceau le plus traditionnement "oldfieldien" de l'album), Empyrean...


Les avantages du classique

Pour cet album, Mike Oldfield a abandonné claviers et ordinateurs. Il a confié toutes les partitions aux musiciens du Sinfonia Sfera et au pianiste Lang Lang, pour ne conserver que quelques notes de guitare acoustique et quelques notes de piano de-ci, de-là.

Il en résulte un album totalement joué "par de vrais doigts sur de vrais instruments" comme l'avait promis Mike Oldfield en 2006. Music of the Spheres y gagne un son authentique et humain, absent des derniers albums.

Par ailleurs, le recours à un orchestre symphonique conduit au retour d'instruments et de sonorités disparues ces dernières années : glockenspiel, flûtes, choeurs, cordes, etc. : l'album a bien souvent des fulgurances de Tubular Bells 2, ou de The Wind Chimes, où l'on entendait de tels instruments.

Enfin, et cela est sans doute du essentiellement au talent d'arrangeur symphonique de Karl Jenkins, ou à l'important travail de mixage de Mike Oldfield, l'orchestre délivre un son puissant, certains effets sont particulièrement réussis (on retrouve notamment les voix aériennes que Mike savait si bien mettre en place il y a longtemps) et cela confère une certaine grandeur orchestrale à Music of the Spheres, nettement au dessus du plat Orchestral Tubular Bells ou de Mont Saint-Michel.


Les inconvénients du classique

Certes, Mike a abandonné ses claviers, séquenceurs et ordinateurs, mais il a aussi abandonné ses guitares. Si l'on entend bien un peu (trop peu) de guitare acoustique, on n'entend évidemment plus du tout ses guitares électriques, ni aucun autre instrument rock ou folk (basse, percussions, instruments traditionnels non symphoniques).

Pour le fan des sons de Mike, cela donne une certaine sécheresse  à l'album ; dans les morceaux les plus typiquement "oldfieldiens" de l'album (par exemple Aurora...), les reprises à la guitare électrique manquent cruellement... Sur le plan des émotions suscitées par l'album, il manque de fait les sensations intenses que produisaient les décollages et cris des guitares stridentes d'Oldfield. On parviendra ou non à s'en passer. Pour ma part, il m'est assez difficile de s'attacher totalement à un album dans lequel manquent ces sensations fortes.

Même si l'on reconnaît souvent dans Music of the Spheres la "patte" Mike Oldfield, l'interprétation de cette musique par un orchestre symphonique a tendance à standardiser la musique de Mike, à la banaliser et la ranger au niveau de musiques de film (même si beaucoup de musiques de film sont excellentes) et à lisser les caractéristiques qui rendaient la musique de Mike Oldfield unique en son genre.

Mike Oldfield, lorsqu'il a décidé de revenir aux longs instrumentaux complexes, semble avoir eu tellement peur de se pasticher lui-même qu'il a tenu à cette interprétation symphonique de sa musique, dans laquelle il aurait sans doute du laisser exprimer ses guitares électriques...


Les inévitables références et redites

Plusieurs fois on a le sentiment de ré-entendre des bribes de Tubular Bells 2 ou de The Wind Chimes

Sur un forum, un internaute a relevé que l'introduction du morceau Aurora rappelait fortement (au moins par son rythme) le début de la part 3 d'Incantations.

Quant au morceau Shabda, il reprend complètement et décline le thème d'Excalibur, un morceau abandonné de The Millennium Bell (présent uniquement sur la version démo), dont une phrase musicale a cependant été laissée à la fin du morceau Broad Sunlit Islands de TMB (l'air à l'harmonica).

Tout ce système basé sur des références plus ou moins subtiles à ses autres oeuvres n'a rien de nouveau chez Mike Oldfield, comme le rappelle cet article. Il contribue quelque part à la profondeur de son oeuvre.

Par contre, plus regrettable est la reprise des deux moments emblématiques de Tubular Bells dans les morceaux Harbinger et Musica Universalis, qui pourrait faire entrer Music of the Spheres dans la série des Tubular Bells 1, 2, 3... 4 ! Tout cela est bien paradoxal de la part d'un artiste qui a affirmé ne pas vouloir refaire un album "rétrograde" en répondant aux voeux des fans qui souhaiteraient un album dans la veine de ceux des années 70...


En conclusion

Il est bien regrettable que Mike Oldfield ait poussé l'exercice "symphonique" au point de refuser l'entrée dans ce disque des guitares électriques et d'instruments nettements folkloriques. J'aurais sans doute trouvé cet album excellentissime et l'aurait rangé parmi les "grands classiques" s'il avait eu cet élément indispensable de tout album d'Oldfield qu'est le "son" Oldfield...

Son caractère exclusivement classique fait que j'écoute moins cet album que s'il avait eu un son rock. En particulier, je ne l'ai quasiment jamais écouté deux fois d'affilée... malgré un certain registre émotionnel propre à cet album (une douceur et un romantisme nouveaux, une certaine grâce) il lui manque définitivement les moments hautements voluptueux que possèdent les albums de Mike Oldfield où ses guitares électriques sont reines.

J'y trouve néanmoins la sensation de "retrouvailles" avec un Mike Oldfield inspiré, ce qui semble être ce qui ressort également des commentaires postés sur cet article.

Repost 0
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 22:28
La chaîne basque de nouvelles et d'informations eitb24 a mis en ligne une vidéo montrant Mike Oldfield répétant à San Sebastian (pays basque espagnol) en vue du concert de présentation de Music of the Spheres qu'il donnera à Bilbao le 7 mars prochain environ 300 personnes (dont cinquante fans, pour la plupart tirés au sort via les sites tubular.net, dark star et mikeoldfieldblog).

Lien vers la vidéo des répétitions


Suite au message (commentaire) de Frederik, voici la nouvelle vidéo mise en ligne par eitb24, montrant une interview en anglais de Mike Oldfield.

Lien vers la vidéo de l'interview


Suivez par ailleurs ce lien pour lire un article consacré à Mike Oldfield sur ce même site.


                                                            Actualités précédentes - Actualités suivantes
Repost 0
Published by Nicolas - dans Actualités
commenter cet article
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 08:43

Le site http://www.7digital.com propose le morceau inédit "Spheres" en téléchargement (.mp3).
Ce morceau de Mike Oldfield était une première démo préalable à tout le travail réalisé par Oldfield sur l'album Music of the Spheres.

Le titre est toujours en vente en 2010 au prix de 79 pence (un peu moins d'un euro) sur http://www.7digital.com/artists/mike-oldfield/spheres/01-Spheres/ où on peut en écouter un extrait.

 

Spheres

Article mis à jour le 29/04/2010


                                                   Actualités précédentes - Actualités suivantes

Repost 0
Published by Nicolas - dans Actualités
commenter cet article
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 01:00

Musicien prolifique, Mike Oldfield a également suscité la parution de nombreux ouvrages, en tout une petite dizaine ! Yannick les possède tous. Petite revue littéraire adressée par notre ami collectionneur suisse :



undefined



1. DARK STAR - Il s'agit d'un recueil en anglais des meilleurs articles de plusieurs fanzines britanniques : VIEW OF THE BEACON, SHOES AND STRINGS, ainsi que des 4 premiers numéros de DARK STAR, promu ensuite magazine officiel de Mike Oldfield. Il est paru en 1994.


2. MIKE OLDFIELD - livre espagnol de José Cantos paru en 1996 ; de petit format, il contient quelques photos couleurs assez rares.


3. MIKE OLDFIELD, NEW FACTS & OLD FILES - livre de Ralph Weiss (fondateur du fanzine allemand Hiawatha), paru en 1994. Il s'agit d'une discographie exhaustive de Mike Oldfield (vinyles, maxi 45 tours, CDS, etc.) avec références. En dehors de  sa couverture, ce livre est en noir et blanc.


4. MUSIC FORM THE DARKNESS - livre en anglais de Peter Evans, paru en 1994, édité à 250 exemplaires. Il est parfois proposé sur eBay, à un prix nettement plus élevé que son prix d'origine. Le contenu de ce livre en noir et blanc est également publié sur le site du fan club Dark Star.


5. MIKE OLDFIELD - livre en italien de Giovanni Manuali, paru en 1996. En noir et blanc, contenant de nombreuses photos, ce livre contient un poster couleur représentant Mike jouant de sa guitare PRS 24.


6. THE MAKING OF TUBULAR BELLS -  livre de Richard Newman, paru en 1993, dont le contenu est bien résumé par son sous-titre : 'l'histoire de l'album vendu à plus de 15 millions d'exemplaires et qui a aidé à fonder l'empire Virgin". L'ouvrage contient des photos étonnantes de la période où Mike a habité au Manoir, lors de l'enregistrement de Tubular Bells. Il contient également un encart publicitaire en couleurs du Manoir.


7. CHANGELING - autobiographie de Mike, publiée en anglais en mai 2007 chez Virgin Books. le livre contient des photos rares de Mike enfant. Deux passages traduits sont accessibles ici et .


8. MIKE OLDFIELD - A MAN AND HIS MUSIC - Biographie parue en 1993 et écrite par Sean Moraghan. Ne contient pas de photos.


9. THE COMPLETE MIKE OLDFIELD - L'origine de ce livre n'est pas très claire. Il s'agit du livre MUSIC FROM THE DARKNESS de Peter Evans (cf. n°4 ci-dessus) augmenté d'un complément nommé ON TOUR. Ce livre a été distribué via eBay Italie, en 2005. Il est possible que l'ouvrage ait été constitué suite à la cession des droits par Peter Evans à une personne italienne. L'ouvrage contient quelques photos en noir et blanc.


Voir aussi
Le collectionneur est son joyau
La collection de Yan

Repost 0
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 08:00
Voici le premier article qui nous renseigne sur l'état d'esprit de Mike Oldfield depuis son installation à Majorque. C'est bien loin d'être rassurant. Ce n'est cependant pas le premier coup de déprime post-partum de Mike, après un gros travail.




J'ai déménagé à Majorque parce que la Grande-Bretagne d'aujourd'hui est bien trop pénible (même pour moi)

Par Richard Holledge
Publié dans le Mail On Sunday du Dimanche 13 janvier 2008.
Traduit par ND


undefined


Mike Oldfield, le mystique musical qui a eu ses périodes de tourmente pendant ses trente ans de carrière de musicien à succès, semble avoir enfin trouvé un peu de paix intérieure.
 
Il sirote son café et roule avec satisfaction une cigarette pendant qu’il regarde par dessus la Marina, à Palma, Majorque, l’île qui est maintenant devenue sa résidence permanente.
 
« L’essentiel est de pouvoir vivre sans cette horrible énergie de travail » dit le créateur de Tubular Bells, l’instrumental épique qui s’est abattu comme une tempête sur les charts il y a 35 ans et qui a vendu depuis plus de huit millions d’exemplaires.
 
« J’ai passé des années dans des studios d’enregistrement à essayer de créer la chose parfaite – tout le temps pressé dit il, en décrivant la dur labeur de son dernier album Music of the Spheres, qui va sortir en mars. J’en ai assez. »

undefined
 
Il a en eu de même assez de la Grande-Bretagne et a troqué Old Down House à Tockington, Gloucestershire avec 54 acres, contre une villa avec 5 chambres dans la campagne de Majorque et un yacht de 70 pieds amarré dans les environs de Palma.
 
« Je suis le plus heureux dans mon canot, sortant comme je le veux dans la baie avec rien d’autre autour de moi que les vagues. Je stoppe le moteur et respire le calme. C’est un sentiment que je n’ai jamais connu avant », dit Oldfield, qui a travaillé comme bassiste dans Hair, la comédie musicale des années soixante, pendant qu’il couvait son rêve de lancer une carrière qui lui a rapporté 15 millions de Livre.
 
Une rencontre chanceuse avec Richard Branson lui a apporté non seulement un contrat, mais a également lancé Virgin, la maison de disques de l’entrepreneur.
 
Ca a également permis à Oldfield de connaître les Iles Baléares, où les Branson ont des liens familiaux – la mère de Richard, Eve, était une agent immobilier pionnière dans les années cinquante.
 
undefinedOldfield, 54 ans, est un personnage agité, avec deux mariages –dont l’un n’a duré qu’un mois avec le chef d’une thérapie de groupe qu’il avait suivi pour accroître sa confiance en lui – et deux relations durables qui ont donné vie à cinq enfants. Aujourd’hui, avec sa seconde épouse d’origine française, Fanny, son fils de trois ans Jake et un bébé en route, le troubadour a acheté sa quatrième maison en moins de dix ans.
 
Il a vendu sa maison du Gloucestershire pour près de 3,5 millions de Livre, une plus value confortable puisqu’il l’avait acheté pour 2,1 millions deux ans plus tôt.
 
« Sachant que le marché se tassait, c’était un bon prix », dit il. « J’avais construit une piscine couverte et une véranda ainsi que mon studio mais il y restait du travail à faire. »
 
Autant que pour s'y rafraîchir, la famille va utiliser le yacht pour se rendre dans l’appartement qu’ils louent à Monaco comme résidence d’hiver. Oldfield cite plusieurs raisons pour avoir quitté la Grande Bretagne, notamment l’affreux été de l’an dernier.
 
« J’étais sur la M5 à Birmingham », se rappelle t-il. « La pluie s’abattait si fort qu'on se croyait dans les rapides du Colorado. Si je n’était pas sorti de l’autoroute, j’aurai été bloqué là toute la nuit. Il m'a fallu cinq heures pour rentrer à la maison. »
 
« J’ai discuté avec ma femme et dit : tu sais, nous ne sommes pas obligé de vivre ici, nous pouvons aller autre part. J’avais expérimenté la vie à Ibiza pendant les années quatre-vingt-dix et j’ai pensé que je pourrais faire quelque chose de nouveau comme ça, et nous avons ainsi décidé de venir ici pour démarrer une nouvelle vie. »
 
En l’espace de quelques jours, la famille avec son épagneul Fluff et ses deux chevaux était en route. « Nous avons trouvé cet endroit magnifique dans les plaines à vingt minutes de Palma quasiment tout de suite, » dit il. « Ce n’est pas encore fini. Il n’y a pas d’électricité, donc nous avons un générateur ce qui implique que, tous les trois jours, je charge la voiture avec des bidons de diesel. »
 
« L’eau arrive dans un réservoir et nous utilisons l’eau de pluie des gouttières pour le jardin. Le propriétaire précédent avait réalisé un puits, mais nous n’avons pas assez d’électricité pour alimenter la pompe. »
 
« Le confort de la vie me manque quand même. Quand il n’y a pas d’électricité, vous vous sentez perdu. Je ne peux pas regarder la télévision, rien ne marche. Un jour ou l'autre les réseaux seront installés mais ça va prendre quelque temps. »
 
La maison, qui a été constuite il y a deux ans et était sur le marché pour 1,9 millions, a cinq chambres, deux salles de séjour principales et une grande cuisine / salle à manger. Un grand patio ombragé surplombe la piscine et traverse le jardin jusqu’aux écuries. Le studio d’Oldfield est au rez-de-chaussée avec,  empilées dehors, des piles de boîtes pleines de câbles et équipements inutiles.
 
« Tout ce dont vous avez besoin maintenant est un portable, un clavier et une paire d’enceintes », dit l’homme qui a créé Tubular Bells en jouant 20 instruments lui-même et en utilisant 2000 bandes pour copier les pistes et en travaillant avec deux ingénieurs du son à temps plein.
 
La nouvelle maison illustre une tendance dans les propriété de Majorque, où les acquéreurs sont obligés de chercher dans les terres, grâce à un moratoire d’octobre dernier sur la construction côtière. Il a également acheté sur un marché solide où les prix se sont accalmi à 10% après avoir doublé en cinq ans en 2006.
 
La maison se situe au bout d'un mile d’une route à orniéres de poussière rouge avec une vue sur les montagnes enneigées du Nord. « On se sent vraiment en Espagne ici », dit-il « en particulier quand les touristes sont partis. J’ai trois motos et j’aime rouler en dehors des routes, explorer la campagne où il y a de charmants villages, tous avec une église et un restaurant avec de la cuisine espagnole vraiment bonne. »

La seule chose qui dérange la tranquillité est le souffle du générateur, et il passe donc la plupart de son temps sur son bateau qu’il utilise comme un bureau.
« J’ai appris comment piloter le yacht pour pouvoir partir pour Monaco, et quand le bébé sera né, nous partirons là-bas pour un mois ou deux car c’est un meilleur endroit pour l’hiver. »
 
Curieusement pour un homme qui a passé des mois dans la solitude à Hergest Ridge dans le Shropshire rural – ce qui lui a inspiré son deuxième album – il n’a pas aucun souhait de retourner à la maison.
 
undefined« En Angleterre, il y a une sorte de linceul de nuages qui peut rester pendant des mois. C’est affreusement déprimant. Ca allait quand je travaillais et que je me plongeais dans le studio mais après ce dernier album je crois que j’ai n’ai plus du tout l'énergie pour travailler. »
 
« Alors ils ont interdits de fumer dans les pubs et c’était la goutte d'eau qui fait déborder le vase, » dit-il.
 
« L’Angleterre était un endroit différent pour grandir pendant les années cinquante, » dit-il. Nous jouions au football et au cricket dans les rues, c’était bien plus sûr. Nos héros étaient des gens comme des pilotes de spitfire, pas des footballeurs. Cette Grande-Bretagne est maintenant partie. La Grande-Bretagne est devenue plus violente. Mais ici, l’esplanade est bourrée d’ados espagnols tous les week ends, tous s'musent de faço, fabuleuse et je n'ai jamais entendu une sirène ni vu de la violence. »
 
Avec son nouvel album de musique classique terminé, Oldfield peut se détendre. Cela lui a pris neuf mois pour créer l’œuvre ce qui a nécessité 86 musiciens, dont le pianiste Lang Lang et la chenteuse Hayley Westenra. L’album a les tintinnabulements typiques d’Oldfield et a pour sujet l’ancienne théorie qui veut que tout corps céleste, le soleil, la lune et les étoiles ont leur musique intérieure.
 
Il dit : « je suis toujours capable de me mettre en mode de haute concentration, mais je trouve cela très fatigant. Maintenant, la chose la plus excitante qui nous arrive sont les allées et venues du berger local et ses 200 moutons. »
 
Plutôt un contraste avec sa période à Ibiza où il est passé par une « phase de clubbing » si incongrue qu’il l’a décrite comme s’il s'était « engagé à mi-chemin dans le couloir qui mène à la folie ».
 
« C’est agréable de se lever et de se sentir en forme et pas avec une terrible gueule de bois, sans regretter ce que vous avez pu faire la nuit d’avant. »
 
« Se coucher tôt et se lever tôt, voir le soleil se lever, c’est quelque chose de magnifique. Quand vous avez 54 ans, il ne reste qu’un nombre limité d’années devant vous et vous avez besoin de pouvoir en profiter.
Maintenant, ma vie consiste totalement dans le confort, porter des shorts, et se baigner de soleil. C’est si apaisant pour l’âme. »
Repost 0